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dimanche 30 juillet 2017

Où est ton trésor?

Intro : Frères et Sœurs, bienvenue à chacun et à chacune pour célébrer ce 17e dimanche du temps ordinaire. Le Seigneur dans l’Evangile va nous parler de trésors et de perle… Nous pouvons nous demander ce qu’il y a de plus précieux pour nous ?
Au Moyen-Age, comme trésor de l’Église, il y avait l’eucharistie, trésor permanent de l’Eglise, sans cesse renouvelé, mais aussi les reliques qui attiraient les pèlerins. On se les volait parfois… pour faire venir des pèlerinages. A Troyes hier, j’ai vu dans le trésor de la cathédrale, une partie du chef (de la tête) de saint Bernard. D’où la question : Qu’est-ce qui va rester de nous, un jour ? seulement cela… ?




Un trésor nous en avons un d’extraordinaire. Lequel ? et où ?  « Là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur. » Notre trésor, c’est le Christ… Nous lui donnons tout et il nous rendra plus encore au centuple… C’est lui qui non seulement perpétue un souvenir de nous, mais fait porter du fruit à ce que nous avons dit ou vécu en son nom.
Nous pouvons avoir une pensée pour Sœur Thérèse-Marguerite, la supérieure des sœurs oblates de Soyhières qui a fêté hier ses cinquante ans de profession religieuse.
Avant de célébrer l’Eucharistie, nous pouvons nous demander simplement : « Où est mon trésor ? »

30 JUILLET 2017
17ème dimanche du Temps Ordinaire — Année A
Lectures de la messe
Première lecture« Tu m’as demandé le discernement »1 R 3, 5.7-12
PsaumeDe quel amour j’aime ta loi, Seigneur !Ps 118 (119), 57.72,...
Deuxième lecture« Il nous a destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils ...Rm 8, 28-30
Évangile « Il va vendre tout ce qu’il possède, et il achète ce champ » Mt 13, 44-52 


Frères et Sœurs,

Le Seigneur essaye aujourd’hui de susciter notre intérêt par 4 comparaisons. Lorsque scintillent les trésors et brillent les perles cela intéresse toujours. Trésor, c’est presque le même mot en grec, en latin et en français. Le mot perle est plus poétique en grec, il se dit margariten comme les marguerites. Toutes les Marguerites sont des perles.
Qu’est-ce qui se passerait aujourd’hui, si vous découvriez un trésor caché dans un champ ? L’affaire ne serait simple à résoudre ni pour vous, ni pour le propriétaire du champ. De vieux souvenirs m’ont rappelé qu’elle se résout théoriquement par l’article 723 du code civil Si c’est une antiquité, l’État peut se mêler de l’affaire en  vous concédant peut-être un peu plus que des félicitations et une photo dans le journal. C’est l’article suivant le 724... On y parle de compensation équitable pour le découvreur et le propriétaire du terrain. Cela se produirait par exemple, si vous découvriez l’anneau du Pape Léon IX  qu’il avait peut-être perdu au Vorbourg, si ce n’est son encensoir. Ou le trésor qu’avait dérobé un chevalier de Tellsberg à Rollin de Vaumarcus en 1365. Le Comte Louis de Neuchâtel ne l’avait certainement pas retrouvé. Il n’est en tout cas pas dans la tour Sainte Anne… c’est vérifié. Labourer le jardin chaque automne serait une option positive, si cela tente certains.
D’évidence, le Seigneur ne veut pas nous offrir un trésor matériel, mais un enseignement qui fait découvrir quelque chose de plus grand : la vie éternelle. « Tes paroles sont vie éternelle ». Il est plus qu’une sagesse, mais bien une parole de vie. Il invite d’ailleurs avec constance à se détacher des richesses. Elles ne donnent pas la vie éternelle et on ne peut pas les emporter. L’autre jour, par hasard j’ai vu le passage d’un film où un chasseur était mis dans le cercueil avec son fusil. On avait oublié de contrôler s’il était déchargé et tout le monde s’écartait prudemment du cercueil sur un chemin cahoteux. Le chasseur devra laisser son arsenal, celui qui a des richesses, ses biens… J’épargne les dames par courtoisie et ne veux pas vous infliger la tirade d’Hamlet : « Être, ou ne pas être, c’est là la question.  Mourir.., dormir, rien de plus... peut-être rêver! Oui, là est l’embarras. » Voilà qui « colle » bien avec la relique de la tête de saint Bernard, vue hier.
Le Seigneur nous dire d’embarras, de tout embarras et de la crainte comme seul moteur de recherche d’une forme de sagesse. Il  revient une nouvelle fois sur son image du trésor à propos du scribe : « C’est pourquoi tout scribe devenu disciple du royaume des Cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor du neuf et de l’ancien. » Il est la conclusion des 7 paraboles proposées. Le Seigneur en a donné les explications à ses disciples les plus proches.  De ce passage peut-être déduit qu’il y avait des scribes parmi les disciples. Ce qu’ils avaient appris en se penchant sur les Ecritures est un trésor qui ne peut être rejeté, au contraire. Ils sacrifient tout pour une autre science : cette autre science, cette autre connaissance vient du Christ. Le message du Seigneur est la continuation et la conclusion de toute la Révélation et de l’Ecriture. Il a, et il est la clef des Ecritures, et du Royaume de son Père. Cette clef, il nous la donne et se donne. Quel plus beau trésor que la vie éternelle et quel bonheur, lorsqu’on y croit ! Non seulement on y croit, mais on croit en une personne qui nous parle et qui se donne dans l’Ecriture et le pain de l’Eucharistie, dans son Eglise.
Jésus est pain des pauvres, sagesse des petits, offert à tous, il nous offre la vie éternelle. 
Le tableau est hors du commun, lorsque tous se rassemblent autour de lui. Les simples comprennent, dit l’Ecriture. Le Seigneur révèle ses trésors aux petits, Jésus a  loué son Père pour cette manière de faire. Il a caché aux sages et aux savants ce qu’il a révélé aux petits et à ceux qui se sont faits petits avec les petits. Il veut faire de tous les hommes ses frères parce que le Père  nous « a aussi destinés d’avance à être configurés à l’image de son Fils, pour que ce Fils soit le premier-né d’une multitude de frères. » 
C’est un peu comme s’il avait donné à chacun en libre accès l’essentiel de ses richesses. La difficulté en un temps où les « papiers de formation » jouent un tel rôle, est d’oser entrer chez lui, de l’écouter avec tous les autres, simplement… son enseignement est contenu dans l’Evangile disponible quasiment gratuitement, en abondance. Il est indispensable de se faire petit.
Celui qui a des connaissances approfondies de l’Ecriture a la joie de pouvoir mieux comprendre tout ce qu’il a appris et de le communiquer. Celui qui connaît l’Evangile « seulement » a pour ainsi dire la synthèse de ce que le Seigneur vient annoncer aux hommes. 
Il y a tout de même ceci de curieux, les enseignements sont donnés avec des explications qui nous paraissent simples, mais les Apôtres avaient tout de même de la peine, ils étaient lents à comprendre. Le Seigneur le leur reproche, et il s’est encore fait pédagogue après la résurrection, sur le chemin d’Emmaüs. Cela met  en valeur l’importance d’une pédagogie pour apprendre à connaître Jésus et ce qu’il veut nous dire. Nous avons toujours besoin d’un pédagogue qui soit avec nous, d’un maître qui nous enseigne. Le Seigneur a donné L’Esprit-Saint qui les éclairerait et nous apprendrait toutes choses. 
Il est des perles que nous connaissons et qui nous aident à méditer à méditer avec Marie sur l’Evangile et la vie du Seigneur, ce sont celles de notre rosaire. N’y a-t-il pas de plus perles et plus belles fleurs que celles-là ? Puisque nous avons du temps pendant nos vacances, n’oublions pas ce petit moyen à disposition de chacun pour méditer sur la Sagesse de Dieu révélée aux petits. Notre-Dame du Saint Rosaire, priez pour nous. Amen.


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