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mardi 6 décembre 2016

Consolamini, consolamini... Consolez, consolez mon peuple et que du ciel tombe la rosée



Vous me pardonnez de ne pas commencer par le grand saint Nicolas…
Hier soir, en lisant le début de notre lecture livre d’Isaïe, consolez, consolez mon peuple, bien que modeste liturgiste, le rorate caeli m’est revenu au cœur… et sa quatrième strophe. Notre cœur de toute sa force demande pour tous ceux qui souffrent en particulier de la guerre : « Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le Juste. » Nous  demandons de toutes nos forces que cela cesse : pour les enfants, pour les mamans… pour les femmes et pour les familles. Que tous puissent espérer un jour fêter saint Nicolas qui aime les enfants.
J’ai aussi vu avec émotion, que dans un passage de son autobiographie, dom Guéranger le jour de son ordination était arrivé par hasard dans une petite chapelle au bord de la Loire où il y avait une représentation de saint Martin célébrant sa messe. Le Rorate lui est venu à l’esprit, je ne vous relis pas tout son commentaire mais simplement ceci : Je demandai à Dieu qu’il suscitât des hommes de zèle pour relever tant de ruines, pour décharger la sainte Église du joug de captivité qui pesait sur elle depuis qu’on l’avait privée des saintes institutions qui faisaient sa gloire et sa liberté. Arrivé à la quatrième strophe, Consolamini, consolamini, popule meus, cito veniet salus tua 5 , je restai muet. Rien dans mes prévisions n’annonçait le retour de la vie monastique, la restauration de tant de ruines. Je restai en face de la désolation, et rien ne me consola.
Sa consolation il l’a vue se réaliser plus tard… Puisqu’il a relevé l’Ordre de Saint Benoît en France. Je te sauverai, n’aie pas peur, moi, je suis le Seigneur Dieu, Le Saint d’Israël, ton Rédempteur. Nous devons toujours rester dans la confiance, il vient sauver son peuple, il vient nous sauver. Il vient le petit enfant, il vient nous retirer du saloir.
Saint Nicolas, oui nous l’aimons  tous que ce soit dans nos souvenirs d’enfance ou parce que nous aimons les plus petits… et  du père fouettard, nous avons tous des souvenirs divers… tout comme des chants et soirées qui nous réunissaient avant Noël ou en famille. Saint Nicolas est un avant-goût de Noël. Nous en voyons quelques-uns dans nos magasins, mais il faut bien constater que le symbolisme religieux disparaît. Je n’ai pas vu de saint Nicolas sur des biscômes, peut-être était-ce la mauvaise adresse. Toutefois il s'est échappé dans les rues... avec le cortège des enfants. On le chérit aussi pour l’œcuménisme. Nous lui demandons de nous conserver toujours une âme d’enfant ou de la retrouver lorsque nous nous prenons trop au sérieux. Il n’est pas pour rien leur saint patron. C’est le Seigneur qui fait de nous des saints, qu’il nous aide à conserver la bonne humeur. Saint Nicolas assista au premier concile œcuménique de l'Eglise à Nicée et vint trouver refuge à Barri…

Terminons par une prière à ce saint si cher aux chanoines du Grand-Saint-Bernard, de la Ville de Fribourg et à d’innombrables lieux d’Orient et d’Occident. « Sous ta houlette, comme un berger attentif et bon, Saint Nicolas, garde-nous de tous les ennemis, des fléaux, des tremblements de terre, de la grêle, de la famine, de l'inondation, du glaive, de l'invasion étrangère, de la guerre civile et de toutes nos adversités et afflictions. Tends-nous une main secourable et ouvre-nous les portes de la Miséricorde Divine » Amen.

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