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samedi 31 octobre 2015

Intentions de prière du Pape François pour le mois de novembre

L'intention de prière générale du Saint-Père pour novembre est:

- Une culture de la rencontre

"Pour que nous sachions nous ouvrir à la rencontre personnelle et au dialogue avec tous, même avec qui a des convictions différentes".

Son intention missionnaire est:

- Les pasteurs dans l'Eglise

"Pour que les pasteurs de l'Eglise, avec un profond amour de leur troupeau, accompagnent le chemin des fidèles et les gardent dans l'espérance".

Marie Porte du ciel


Evangile : « Quiconque s’élève sera abaissé ; et qui s’abaisse sera élevé » (Lc 14, 1.7-11)

L'Evangile de ce matin nous rapporte le moment où Jésus invité par un chef des pharisiens et voyant les invités chercher à bien se placer, "propose" une parabole. Elle porte sur une invitation aux noces dont nous connaissons bien la conclusion : "Quiconque s'élève sera abaissé ; et qui s'abaisse sera élevé."
La seule religion contemporaine en Occident étant l'argent, cela me rappelle certains banquets électoraux américains où ceux qui contribuent le plus figurent parmi les invités les mieux placés... Or, c'est à un banquet de noces qu'invite Jésus, le festin de ses noces et donc de l'amour. A la veille de la Toussaint, voilà une occasion de nous rappeler que c'est à celles-ci que nous sommes invités par miséricorde et que notre "place" nous sera attribuée selon la manière dont nous aurons aimé et répondu à l'amour du Seigneur. N'oublions pas un rappel de base, c'est Lui qui a déjà payé "notre entrée et notre place".
Il est aussi la porte du ciel. A ce mystère participe Marie, par laquelle le Christ est entré dans le monde, le ciel sur la terre. Elle nous engendre aussi à la vie en Dieu et intercède pour "notre place", au pied de la croix ou sur la croix, près de son Fils dans la gloire, demain.

La préface de la Messe de Marie Porte du ciel est une profonde méditation sur ce mystère.

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Pour célébrer la Vierge Marie, c'est à toi que s'adressent nos louanges. Elle est la Vierge Marie, c'est à toi que s'adressent nos louanges. Elle est la Vierge Mère, dont la porte orientale du Temple était la figure : c'est par elle que le Seigneur est passé ; pour lui seul elle s'est ouverte et ensuite elle est demeurée close. Elle est la Vierge très humble qui nous a ouvert la porte de la vie éternelle : Eve l'avait fermée par son manque de foi, Marie l'a rouverte grâce à sa foi. Elle est la Vierge suppliante, qui intercède pour les pécheurs pour qu'ils se tournent vers son Fils, source de la grâce et porte ouverte du pardon.  C’est par lui que les anges assemblés devant toi, adorent ta gloire ; A leur hymne de louange, laisse-nous joindre nos voix pour chanter et proclamer…

Voir aussi la conclusion de "Redemptoris Mater" n° 51 de saint Jean-Paul II :

«Sainte Mère du Rédempteur,
porte du ciel, toujours ouverte, étoile de la mer,
viens au secours du peuple qui tombe et qui cherche à se relever.
Tu as enfanté, à l'émerveillement de la nature, celui qui t'a créée!».

Icône Marie Porte du ciel

Les horreurs épiscopales

Un article dans le LQJ, conte l'histoire navrante de Pierre Péquignat et de la révolte paysanne dans la principauté au 18ème siècle. Un ex-voto de la victime est mentionné dans le journal. Il avait été dérobé dans la chapelle, mais quand?   et par qui? Invendable. Dans quelle collection cachée se trouve-t-il? Mais où donc a passé le Péquignat du Vorbourg? 

Scandaleuse justice d'un prince-évêque n'ayant même pas accordé la grâce. ; décapitation  et écartèlement avec exposition durant plusieurs mois. Qui était le plus malade? L'évêque ou les spectateurs?

Courgenay nous donne un bel article sur leur héros local.

vendredi 30 octobre 2015

Le nom de Dieu est miséricorde

Twitt d'Arnaud Bédat

Guérison d'un hydropique

Evangile : « Si l’un de vous a un fils ou un bœuf qui tombe dans un puits, ne va-t-il pas aussitôt l’en retirer, même le jour du sabbat ? » (Lc 14, 1-6)

Hier des pharisiens venaient prévenir Jésus qu'Hérode pourrait vouloir attenter à sa vie. Mise en garde face à un danger bien réel, ou tentative de le faire taire? L'Evangile de ce matin nous parle encore des pharisiens. Jésus invité dans la maison d'un de leurs chefs, guérit un malade hydropique, le jour du sabbat. Au fait qu'est-ce l'hydropisie? Qu'entendait par là, saint Luc, le médecin? Ayant le bonheur de disposer d'un savoir à notre portée, nous pourrions nous offrir le luxe d'une petite définition wikipédienne. Grosso modo, il s'agit d'un oedème. [Le terme d’hydropisie était anciennement employé pour désigner tout épanchement de sérosité dans une cavité naturelle du corps ou entre les éléments du tissu conjonctif. Il pouvait donc être synonyme d'«œdème». La plupart du temps, l'hydropisie en tant que maladie désignait la cause principale d'œdèmes généralisés, à savoir l'insuffisance cardiaque congestive. Aujourd'hui, le terme s'applique surtout aux poissons d'aquariums ainsi qu'aux escargots. (Explication plus approfondie).] Merveille, nous voilà ayant repoussé les bornes de notre ignorance...

Jésus guérit cet homme un jour de sabbat, mettant en avant le primat de la charité. Comment aimer Dieu en négligeant son prochain? Dieu aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun. Il faut nous le rappeler particulièrement en ces jours où l'Eglise a commémoré les 50 ans de Nostra Aetate. Dieu  à plus forte raison encore, est-il touché par la situation de ceux qui ont été baptisés dans la mort et la résurrection de son Fils. La charité est première, elle est au coeur de la vie de Dieu Trinité et de la vie en Dieu. Comment peux-tu dire que tu aimes Dieu que tu ne vois pas, si tu n'aimes pas ton prochain que tu vois? L'hydropisie est souvent le signe et la cause d'autres dysfonctionnements y compris cardiaques. La guérison de ce malade ne veut-elle pas aussi dire que notre coeur doit être guéri?

Prenons un extrait des propos du pape lors de l'audience consacrée surtout au 50ème anniversaire de Nostra Aetate et au dialogue interreligieux, comme il a été dit.

Le jubilé extraordinaire de la miséricorde, qui est devant nous, est une occasion propice pour travailler ensemble dans le domaine des œuvres de charité. Et dans ce domaine, où compte surtout la compassion, peuvent s’unir à nous tant de personnes qui ne sentent pas croyantes ou qui sont à la recherche de Dieu et de la vérité, des personnes qui mettent au centre la figure de l’autre, en particulier la figure du frère ou de la sœur dans le besoin. Mais la miséricorde à laquelle nous sommes appelés embrasse toute la création, que Dieu nous a confiée afin que nous en soyons les gardiens, et non les exploiteurs ou, pire encore, les destructeurs. Nous devrions toujours nous proposer de laisser le monde meilleur que celui que nous avons trouvé (cf. encyclique Laudato si’, n. 194), à partir de l’environnement dans lequel nous vivons, à commencer par les petits gestes de notre vie quotidienne.

Sur la maladie, il disait : Vous pouvez offrir à Jésus les douleurs de la maladie: les maladies sont toutes laides, toutes; nous pouvons les offrir à Jésus et aller de l’avant et demander la grâce, dans la tristesse et dans les douleurs, de ne pas perdre l’espérance. L’espérance qui nous donnera de la joie.

Fièvre électorale et discours



Nous n'en n'avons pas encore fini avec notre devoir électoral, et il nous faut demander bien entendu le discernement. Peut-être avons-nous encore droit à quelques discours. Du moins faudra-t-il préparer ceux destinés à féliciter les vainqueurs. Que de fatigues en perspective pour les malheureuses victimes.

Saint Augustin, grand rhéteur, devait en préparer un destiné à l'empereur à Milan,  et il fit une rencontre  :

"Quelle était la grandeur de mon mal, et quelle fut, pour me le faire sentir, l’habileté de votre traitement (Seigneur), alors que je me disposais à prononcer un panégyrique de l’empereur, où je devais débiter force mensonges qui eussent été accueillis par des applaudissements complices! et mon coeur était haletant de soucis, j’étais possédé de la fièvre des pensers dévorants, quand, passant par une rue de Milan, j’aperçus un pauvre, aviné, je crois, et en joyeuse humeur. Je soupirai, et, m’adressant à quelques amis qui se trouvaient avec moi, je déplorai nos laborieuses folies. Tous nos efforts, si pénibles, et tels que ceux dont j’étais alors consumé, traînant sous l’aiguillon des passions cette charge de misère, de plus en plus lourde à mesure qu’on la traîne, avaient-ils d’autre but que cette sécurité joyeuse, où ce mendiant nous avait précédés, où peut-être nous n’arriverions jamais ? Quelques pièces d’argent mendiées lui avaient suffi pour acquérir ce que je poursuivais dans ces âpres défilés, par mille sentiers d’angoisse, la joie d’une félicité temporelle. (409)"

Extrait des Confessions

Autrement dit, un petit verre paraît vous fare obtenir à moindre frais une forme de bonheur. Dieu seul allait pouvoir appaiser ce coeur perpétuellement inquiet qui le cherchait.
Problématique analogue aujourd'hui.

jeudi 29 octobre 2015

Couleurs d'automne


Le Rocher de Courroux


S. Ambroise de Milan et le Mariage


L’évêque de Milan, qui a tant glorifié la virginité, n’a point méconnu cependant la haute dignité du mariage chrétien. De virginibus, l. I, c. VII, 34-35, P. L., t. XVI, col. 198-199 ; Epist., XLII, n. 3, P. L., t. XVI, col. 1124. Ambroise déclare indissoluble le lien conjugal, De Abraham, l. I, c. VII, 59, P. L., t. XIV, col. 442 ; In Lucam, l. VIII, P. L., t. XV, col. 1766 ; il détourne les chrétiens des alliances avec les infidèles ou les hérétiques, De Abraham, l. I, c. IX, n. 84, P. L., t. XIV, col. 450, 451 ; In Luc., l. VIII, P. L., t. XV, col. 1765 ; Epist., XIX, 7, P. L., t. XVI, col. 984-985.

Extrait de l'Article du DTC 

Revue Communio : 20121147. Homme, femme et mariage dans la pensée de saint Ambroise ;  Mariage - Divorce - Remariage  ; 

mardi 27 octobre 2015

Le Pape François à Milan en 2016


La place du Dôme était pleine voici quelques jours. Un léger contraste avec la photo fournie par Radio Vatican. Ce moment sera certainment un temps de joie pour les Tessinois qui appartiennent à l'environnement ambrosien. Le territoire cantonal fit longtemps partie du diocèse de Milan. Ce fut à l'époque des radicaux et de Mgr Eugène Lachat qu'il fut rattaché jurdiquement au diocèse de Bâle. Une question historique pouquoi ce ne fut pas à Bellinzone, mais à Lugano que s'établit l'évêque?


P.S. Le lecteur observateur après avoir salué Notre-Dame tout là-haut sur la flèche, appelant la grâce de Dieu, remarquera que la "fabrique" use d'une surface publicitaire pour financer ses travaux. Tous les visiteurs doivent payer au moins deux euros, et il manque de guichets notamment, mais quelle merveille!

Synode : l'Eglise catholique devient-elle protestante ? Le dessous des cartes.

Long entretien très charpenté de Jean-Marie Guénois , sur les propos ambigus des n° 84, 85 et 86 de la relatio du Synode. Elle n'est d'ailleurs pas encore traduite dans les principales langues ce qui est aussi problématique et source d'interrogation. Une bonne compréhension des sources est nécessaire pour se former une opinion et poser un jugement sur un sujet, c'est basique. En arrière-plan se joue une bataille chez les moralistes. C'est la pensée de Jean Paul qui paraît être mise en cause selon Aline Lizotte et la morale classique.

FIGAROVOX/ENTRETIEN - Alors que s'achève le synode sur la famille, Aline Lizotte  docteur canonique en philosophie et directrice de l'Institut Karol Wojtyla, estime que l'on risque d'aller en pratique, non vers un «divorce à la catholique» mais vers une sorte de conception protestante de la liberté de conscience.

Extrait : Le problème à résoudre n'est pas celui des divorcés remariés mais c'est celui de Veritatis Splendor l'encyclique de Jean-Paul II! C'est là où le bât blesse. Il y a diverses écoles: l'option fondamentale de Joseph Fuchs S. J., le proportionalisme de Peter Knauer, S.J. la systémie de Xavier Thévenot SDB et de Edgard Morin, l'école de Tubingen, l'école argentine de Lucio Gera, de Rafael Tello, de Juan Carlos Scannone,S.J. s'unissent pour faire disparaître Veritatis Splendor et sa théologie morale objective!

dimanche 25 octobre 2015

Baptême et situation matrimoniale complexe

La Croix (Céline Hoyaud et Sébastien Maillard) relève un point qui échappe encore aux discussions du grand public à propos du n°75 de la Relatio.

N° 75 :  205 oui  52 non

75. Particolare difficoltà presentano le situazioni che riguardano l’accesso al battesimo di persone che si trovano in una condizione matrimoniale complessa. Si tratta di persone che hanno contratto un’unione matrimoniale stabile in un tempo in cui ancora almeno una di esse non conosceva la fede cristiana. I Vescovi sono chiamati a esercitare, in questi casi, un discernimento pastorale commisurato al loro bene spirituale.

Point le plus nouveau, le rapport final ouvre la voie au baptême pour les catéchumènes remariés qui avaient divorcé d’un premier mariage civil « à une époque où au moins un des deux conjoints ne connaissait pas la foi chrétienne ». L’Église reconnaissant à ce premier mariage la même indissolubilité du mariage sacramentel, ils n’avaient jusque-là pas accès au baptême.

Charmes lacustres de l'heure d'hiver


Bonsoir!

Homélie du Pape - dimanche 25 octobre 2015 - messe de clôture du Synode

Les trois lectures de ce dimanche nous présentent la compassion de Dieu, sa paternité, qui se révèle définitivement en Jésus.
Le prophète Jérémie, en plein désastre national, tandis que le peuple est déporté par ses ennemis, annonce que « le Seigneur sauve son peuple, le reste d’Israël » (31, 7). Et pourquoi le fait-il ? Parce qu’il est un Père (cf. v. 9) : et comme Père, il prend soin de ses enfants, les accompagne sur le chemin, soutient « l’aveugle et le boiteux, la femme enceinte et la jeune accouchée » (31, 8). Sa paternité leur ouvre une route accessible, une route de consolation après beaucoup de larmes et beaucoup d’amertume. Si le peuple reste fidèle, s’il persévère à chercher Dieu même dans une terre étrangère, Dieu changera sa prison en liberté, sa solitude en communion : ce qu’aujourd’hui le peuple sème dans les larmes, demain, il le récoltera dans la joie (cf. Ps 125, 6).
Avec le psaume, nous avons exprimé nous aussi la joie qui est un fruit du salut du Seigneur : « Notre bouche était pleine de rires, nous poussions des cris de joie » (v. 2). Le croyant est une personne qui a fait l’expérience de l’action salvifique de Dieu dans sa propre vie. Et nous, Pasteurs, nous avons fait l’expérience de ce que signifie semer avec peine, parfois dans les larmes, et de se réjouir pour la grâce d’une récolte qui va toujours au-delà de nos forces et de nos capacités.
Le passage de la Lettre aux Hébreux nous a présenté la compassion de Jésus. Lui aussi s’est « revêtu de faiblesse » (cf. 5, 2), pour éprouver de la compassion pour ceux qui sont dans l’ignorance et dans l’erreur. Jésus est le Grand Prêtre, saint, innocent, mais en même temps, il est le Grand Prêtre qui a pris part à nos faiblesses et a été mis à l’épreuve en toutes choses, comme nous, excepté le péché (cf. 4, 15). Pour cela, il est médiateur de l’alliance nouvelle et définitive qui nous donne le salut.
L’Évangile d’aujourd’hui est lié directement à la première Lecture : comme le peuple d’Israël a été libéré grâce à la paternité de Dieu, de même Bartimée a été libéré grâce à la compassion de Jésus. Jésus vient de sortir de Jéricho. Bien qu’il vienne de commencer le chemin le plus important, celui qui va vers Jérusalem, il s’arrête encore pour répondre au cri de Bartimée. Il se laisse toucher par sa demande, il se laisse impliquer dans sa situation. Il ne se contente pas de lui faire l’aumône, mais il veut le rencontrer en personne. Il ne lui donne ni indications, ni réponses, mais il lui pose une question : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » (Mc 10, 51). Cela pourrait sembler une question inutile : que pourrait désirer un aveugle si ce n’est la vue ? Pourtant, avec cette demande faite en tête à tête, directe mais respectueuse, Jésus montre qu’il veut écouter nos besoins. Il désire avec chacun de nous un échange fait de vie, de situations réelles, que rien n’exclut devant Dieu. Après la guérison, le Seigneur dit à cet homme : « Ta foi t’a sauvé » (v. 52). Il est beau de voir comment le Christ admire la foi de Bartimée, ayant confiance en lui. Il croit en nous, beaucoup plus que nous croyons en nous-mêmes.
Il y a un détail intéressant. Jésus demande à ses disciples d’aller appeler Bartimée. Ils s’adressent à l’aveugle en utilisant deux expressions, que seul Jésus utilise dans le reste de l’Évangile. D’abord, ils disent : “ Courage! ”, avec un mot qui signifie littéralement “ aies confiance, arme-toi de courage ! ”. En effet, seule la rencontre avec Jésus donne à l’homme la force pour affronter les situations les plus graves. La seconde expression est “ Lève-toi ! ”, comme Jésus avait dit à beaucoup de malades, les prenant par la main et les guérissant. Les siens ne font rien d’autre que de répéter les paroles encourageantes et libératrices de Jésus, conduisant directement à lui, sans sermons. Les disciples de Jésus sont appelés à cela, aujourd’hui aussi, spécialement aujourd’hui : placer l’homme au contact de la miséricorde compatissante qui sauve. Quand le cri de l’humanité devient, comme en Bartimée, encore plus fort, il n’y a pas d’autre réponse que de faire nôtres les paroles de Jésus et surtout d’imiter son cœur. Les situations de misère et de conflit sont pour Dieu des occasions de miséricorde. Aujourd’hui est un temps de miséricorde !
Mais il y a certaines tentations pour celui qui suit Jésus. L’Évangile en met au moins deux en évidence. Aucun des disciples ne s’arrête, comme fait Jésus. Ils continuent à marcher, ils avancent comme si de rien n’était. Si Bartimée est aveugle, eux ils sont sourds : son problème n’est pas leur problème. Ce peut être notre risque : devant les problèmes continuels, il vaut mieux avancer, sans nous laisser déranger. De cette façon, comme ces disciples, nous sommes avec Jésus, mais nous ne pensons pas comme Jésus. On est dans son groupe, mais on perd l’ouverture du cœur, on perd l’émerveillement, la gratitude et l’enthousiasme et on risque de devenir “ des routiniers de la grâce ”. Nous pouvons parler de lui et travailler pour lui, mais vivre loin de son cœur, qui est penché vers celui qui est blessé. Là est la tentation : une “spiritualité du mirage ” : nous pouvons marcher à travers les déserts de l’humanité sans voir ce qu’il y a réellement, mais bien ce que nous voudrions voir, nous ; nous sommes capables de construire des visions du monde, mais nous n’acceptons pas ce que le Seigneur nous met devant les yeux. Une foi qui ne sait pas s’enraciner dans la vie des gens demeure aride et, au lieu d’oasis, elle crée d’autres déserts.
Il y a une seconde tentation, celle de tomber dans une “ foi programmée ”. Nous pouvons marcher avec le peuple de Dieu, mais nous avons déjà notre plan de marche, où tout rentre : nous savons où aller et combien de temps y mettre ; tous doivent respecter nos rythmes et chaque inconvénient nous dérange. Nous risquons de devenir comme “ beaucoup de ces gens ” de l’Évangile qui perdent patience et rabrouent Bartimée. Peu avant, ils avaient rabroué les enfants (cf. 10, 13), maintenant le mendiant aveugle : celui qui gêne ou n’est pas à la hauteur est à exclure. Jésus au contraire veut inclure, surtout celui qui est tenu aux marges et qui crie vers lui. Ceux-là, comme Bartimée, ont la foi, parce que savoir qu’on a besoin de salut est la meilleure façon de rencontrer le Christ.
Et à la fin Bartimée se met à suivre Jésus le long du chemin (cf. v. 52). Non seulement il retrouve la vue, mais il s’unit à la communauté de ceux qui marchent avec Jésus. Chers Frères synodaux, nous avons marché ensemble. Je vous remercie pour la route que nous avons partagée, le regard fixé sur le Seigneur et sur nos frères, à la recherche des sentiers que l’Évangile indique à notre temps pour annoncer le mystère d’amour de la famille. Poursuivons le chemin que le Seigneur désire. Demandons-lui un regard guéri et sauvé, qui sait répandre de la lumière, parce qu’il rappelle la splendeur qui l’a illuminé. Sans nous laisser jamais offusquer par le pessimisme et par le péché, cherchons et voyons la gloire de Dieu qui resplendit dans l’homme vivant.

Ouverte ? Fermée? En conférence ? En Synode!


Il était fermé le pavillon de l'Eglise à MIlan...
De quoi laisser voguer son imagination.

samedi 24 octobre 2015

Discours du Pape François pour la conclusion du travail de la XIVème assemblée générale ordinaire du Synode des Evêques.


CONCLUSION DE LA XIVe ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE DU SYNODE DES ÉVÊQUES
DISCOURS DU PAPE FRANÇOIS
Salle du Synode
Samedi 24 octobre 2015


Chères Béatitudes, Éminences, Excellences,
Chers ères et sœurs,

Je voudrais tout d’abord remercier le Seigneur qui a guidé notre chemin synodal au cours de ces années avec l’Esprit Saint dont le soutien ne manque jamais à l’Église.
Je remercie vraiment de tout cœur Son Eminence le Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode, S.E. Mgr Fabio Fabene, Sous-secrétaire, et avec eux je remercie le Relateur Son Eminence le Cardinal Peter Erdő et le Secrétaire spécial S.E. Mgr Bruno Forte, les Présidents délégués, les secrétaires, les consulteurs, les traducteurs, les chanteurs, et tous ceux qui ont travaillé infatigablement et avec un total dévouement à l’Eglise : merci de tout cœur ! Et je voudrais aussi remercier la Commission qui a fait la relation : certains ont passé une nuit blanche.
Je vous remercie tous, chers Pères synodaux, Délégués fraternels, Auditeurs, Auditrices et Assesseurs, curés et familles pour votre participation active et fructueuse.
Je remercie aussi les ‘anonymes’ et toutes les personnes qui ont travaillé en silence contribuant généreusement aux travaux de ce Synode.

Un rapport final sous le signe du discernement et de la tendresse


Détail de la porte du Dôme de Milan : le mariage de Joseph et de Marie. Ombre et lumière, pour le meilleur et le pire.


En attendant la source : 


Jean- Marie Guénois : Le Synode s'achève sur une victoire importante pour le pape François

Andrea Tornielli : Sinodo, sì al testo sul «discernimento» per i divorziati risposati

La relatio en italien. Les traductions sont très lentes à être publiées, ce qui est regrettable.

Articles ayant rencontré une résistance certaine :

N° 75 :  205 oui  52 non

75. Particolare difficoltà presentano le situazioni che riguardano l’accesso al battesimo di persone che si trovano in una condizione matrimoniale complessa. Si tratta di persone che hanno contratto un’unione matrimoniale stabile in un tempo in cui ancora almeno una di esse non conosceva la fede cristiana. I Vescovi sono chiamati a esercitare, in questi casi, un discernimento pastorale commisurato al loro bene spirituale.

N° 85 : 178 oui 80 non

85. San Giovanni Paolo II ha offerto un criterio complessivo, che rimane la base per la valutazione di queste situazioni: «Sappiano i pastori che, per amore della verità, sono obbligati a ben discernere le situazioni. C’è infatti differenza tra quanti sinceramente si sono sforzati di salvare il primo matrimonio e sono stati abbandonati del tutto ingiustamente, e quanti per loro grave colpa hanno distrutto un matrimonio canonicamente valido. Ci sono infine coloro che hanno contratto una seconda unione in vista dell’educazione dei figli, e talvolta sono soggettivamente certi in coscienza che il precedente matrimonio, irreparabilmente distrutto, non era mai stato valido» (FC, 84). È quindi compito dei presbiteri accompagnare le persone interessate sulla via del discernimento secondo l’insegnamento della Chiesa e gli orientamenti del Vescovo. In questo processo sarà utile fare un esame di coscienza, tramite momenti di riflessione e di pentimento. I divorziati risposati dovrebbero chiedersi come si sono comportati verso i loro figli quando l’unione coniugale è entrata in crisi; se ci sono stati tentativi di riconciliazione; come è la situazione del partner abbandonato; quali conseguenze ha la nuova relazione sul resto della famiglia e la comunità dei fedeli; quale esempio essa offre ai giovani che si devono preparare al matrimonio. Una sincera riflessione può rafforzare la fiducia nella misericordia di Dio che non viene negata a nessuno.

Inoltre, non si può negare che in alcune circostanze «l’imputabilità e la responsabilità di un’azione possono essere sminuite o annullate» (CCC, 1735) a causa di diversi condizionamenti. Di conseguenza, il giudizio su una situazione oggettiva non deve portare ad un giudizio sulla «imputabilità soggettiva» (Pontificio Consiglio per i testi legislativi, Dichiarazione del 24 giugno 2000, 2a). In determinate circostanze le persone trovano grandi difficoltà ad agire in modo diverso. Perciò, pur sostenendo una norma generale, è necessario riconoscere che la responsabilità rispetto a determinate azioni o decisioni non è la medesima in tutti i casi. Il discernimento pastorale, pure tenendo conto della coscienza rettamente formata delle persone, deve farsi carico di queste situazioni. Anche le conseguenze degli atti compiuti non sono necessariamente le stesse in tutti i casi.

N° 86 : 190 oui 64 non

86. Il percorso di accompagnamento e discernimento orienta questi fedeli alla presa di coscienza della loro situazione davanti a Dio. Il colloquio col sacerdote, in foro interno, concorre alla formazione di un giudizio corretto su ciò che ostacola la possibilità di una più piena partecipazione alla vita della Chiesa e sui passi che possono favorirla e farla crescere. Dato che nella stessa legge non c’è gradualità (cf. FC, 34), questo discernimento non potrà mai prescindere dalle esigenze di verità e di carità del Vangelo proposte dalla Chiesa. Perché questo avvenga, vanno garantite le necessarie condizioni di umiltà, riservatezza, amore alla Chiesa e al suo insegnamento, nella ricerca sincera della volontà di Dio e nel desiderio di giungere ad una risposta più perfetta ad essa.

L’hiver démographique et le synode

Un article de George Weigel signalé par le Suisse Romain dans la Libre Belgique :
L'hiver démographique et le Synode.

jeudi 22 octobre 2015

Saint Jean-Paul II

Le pape François a rassemblé dans un nouveau dicastère ceux de la Vie, des laïques et de la famille. Il a qualifié saint Jean-Paul II de pape de la famille. Prions pour que son héritage soit respecté et valorisé.

« J'ai décidé d'instituer un nouveau dicastère, avec compétence sur les laïcs, la famille et la vie, qui se substituera au Conseil pontifical pour les Laïcs et au Conseil pontifical pour la Famille, auquel sera relié l'Académie pontificale pour la Vie. Dans cet objectif, j'ai constitué une commission qui rédigera un texte qui déclinera canoniquement les compétences du nouveau dicastère, qui seront soumises à la discussion du Conseil des cardinaux, qui se tiendra dans le prochain mois de décembre. »

Oraison pour la fête de saint Jean-Paul II:

Dieu riche en miséricorde, tu as appelé le pape Jean-Paul II à guider ton église répandue dans le monde entier; forts de son enseignement, accorde-nous d'ouvrir nos coeurs avec confiance à la grâce salvifique du Christ, unique Rédempteur de l'homme. Lui qui règne pour les siècles des siècles amen.

P.S. Joie d'avoir pu assister à cette première messe de sa fête en rite ambrosien (?), ce soir, au dôme de Milan où se trouve son saint patron de baptême, saint Charles Borromée. Quel contraste entre la foule des touristes et le nombre de participants à l'eucharistie. Petit troupeau appelé à annoncer l'Evangile au grand nombre et image parlante.

Synode sur la famille

Le contenu des discussions paraît donner des signes d'une absence de révolution sinon celle de la charité: bulletin du synode . Un auteur faisait remarquer qu'au vu de la diminution des mariages sacramentels, la problématique se ferait moins sentir en Occident. C'est le mariage qu'il faut soigner dans toute la catéchèse et pas seulement un an avant le mariage. Certains paraissent faite un appel au pape. Les synodes dans la forme actuelle sont-ils la bonne formule? Décentralisation, oui mais sans perte d'unité.

dimanche 18 octobre 2015

LOUIS MARTIN ET MARIE AZÉLIE GUÉRIN

MESSE ET CANONISATIONS DES BIENHEUREUX :
- VINCENZO GROSSI
- MARIA DELL'IMMACOLATA CONCEZIONE
- LOUIS MARTIN ET MARIE AZÉLIE GUÉRIN

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS

Place Saint-Pierre
XXIXe Dimanche du Temps ordinaire, 18 octobre 2015

Les lectures bibliques nous présentent aujourd’hui le thème du service et nous appellent à suivre Jésus sur le chemin de l’humilité et de la croix.

Le prophète Isaïe décrit la figure du Serviteur du Seigneur (53, 10-11) et sa mission de salut. Il s’agit d’un personnage qui ne se vante pas de généalogies illustres, il est méprisé, évité par tous, expert en souffrance. Quelqu’un à qui on n’attribue pas d’entreprises grandioses, ni de discours célèbres, mais qui mène à son accomplissement le plan de Dieu à travers une présence humble et silencieuse et à travers sa propre souffrance. Sa mission, en effet, se réalise au moyen de la souffrance, qui lui permet de comprendre ceux qui souffrent, de porter le fardeau des fautes d’autrui et de les expier. L’exclusion et la souffrance du Serviteur du Seigneur, prolongées jusqu’à la mort, se révèlent féconde au point de racheter et de sauver les multitudes.

Jésus est le Serviteur du Seigneur : sa vie et sa mort, entièrement dans la forme du service (cf. Ph 2, 7), ont été cause de notre salut et de la réconciliation de l’humanité avec Dieu. Le kérygme, cœur de l’Évangile, atteste que dans sa mort et sa résurrection se sont accomplies les prophéties du Serviteur du Seigneur. Le récit de saint Marc décrit la scène de Jésus aux prises avec les disciples Jacques et Jean, qui – soutenus par leur mère – voulaient s’asseoir à sa droite et à sa gauche dans le royaume de Dieu (cf. Mc 10, 37), revendiquant des places d’honneur, selon leur vision hiérarchique du royaume même. La perspective dans laquelle ils se placent se révèle encore polluée par des rêves de réalisation terrestre. Jésus alors donne une première “secousse” à ces convictions des disciples rappelant son chemin sur cette terre : « La coupe que je vais boire, vous la boirez… quant à siéger à ma droite et à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela a été préparé » (vv. 39-40). Avec l’image de la coupe, il assure aux deux la possibilité d’être associés jusqu’au bout à son destin de souffrance, sans toutefois garantir les places d’honneur ambitionnées. Sa réponse est une invitation à le suivre sur le chemin de l’amour et du service, repoussant la tentation mondaine de vouloir exceller et commander aux autres.

Devant des gens qui intriguent pour obtenir le pouvoir et le succès, pour se faire voir, devant des gens qui veulent que leurs mérites personnels, leurs œuvres personnelles soient reconnus, les disciples sont appelés à faire le contraire. Il les avertit donc : « Vous le savez : ceux que l’on regarde comme chefs des nations les commandent en maître ; les grands leur font sentir leur pouvoir. Parmi vous, il ne doit pas en être ainsi. Celui qui veut devenir grand parmi vous sera votre serviteur » (vv. 42-44). Avec ces paroles, il indique le service comme style de l’autorité dans la communauté chrétienne. Celui qui sert les autres et est réellement sans prestige exerce la véritable autorité dans l’Église. Jésus nous invite à changer de mentalité et à passer de la convoitise du pouvoir à la joie de disparaître et de servir ; à extirper l’instinct de domination sur les autres et à exercer la vertu de l’humilité.

Et après avoir présenté un modèle à ne pas imiter, il s’offre lui-même comme idéal auquel se référer. Dans l’attitude du Maître, la communauté trouvera la motivation de la nouvelle perspective de vie : « Car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir, et donner sa vie en rançon pour la multitude » (v. 45). Dans la tradition biblique, le Fils de l’homme est celui qui reçoit de Dieu « domination, gloire et royauté » (Dn 7, 14). Jésus remplit d’un nouveau sens cette image et précise qu’il a le pouvoir en tant que serviteur, la gloire en tant que capable d’abaissement, l’autorité royale en tant que disponibilité au don total de sa vie. C’est en effet, par sa passion et sa mort qu’il conquiert la dernière place, atteint le maximum de grandeur dans le service, et en fait don à son Église.

Il y a incompatibilité entre une manière de concevoir le pouvoir selon des critères mondains et l’humble service qui devrait caractériser l’autorité selon l’enseignement et l’exemple de Jésus. Incompatibilité entre ambitions, arrivismes et suite du Christ ; incompatibilité entre honneurs, succès, réputation, triomphes terrestres et la logique du Christ crucifié. Il y a au contraire compatibilité entre Jésus “expert en souffrance” et notre souffrance. La Lettre aux Hébreux, qui présente le Christ comme le souverain prêtre qui partage en tout notre condition humaine, excepté le péché, nous le rappelle : « Nous n’avons pas un grand prêtre incapable de compatir à nos faiblesses, mais un grand prêtre éprouvé en toutes choses, à notre ressemblance, excepté le péché » (4, 15). Jésus exerce essentiellement un sacerdoce de miséricorde et de compassion. Il a fait l’expérience directe de nos difficultés, il connaît de l’intérieur notre condition humaine ; ne pas avoir fait l’expérience du péché ne l’empêche pas de comprendre les pécheurs. Sa gloire n’est pas celle de l’ambition ou de la soif du pouvoir, mais c’est la gloire d’aimer les hommes, d’assumer et de partager leur faiblesse et de leur offrir la grâce qui guérit, de les accompagner avec une infinie tendresse, de les accompagner sur leur chemin de souffrance.

Chacun de nous, en tant que baptisé, participe pour la part qui lui est propre au sacerdoce du Christ ; les fidèles laïcs au sacerdoce commun, les prêtres au sacerdoce ministériel. Tous nous pouvons donc recevoir la charité qui émane de son Cœur ouvert aussi bien pour nous-mêmes que pour les autres : en devenant des “canaux” de son amour, de sa compassion, spécialement envers tous ceux qui sont dans la douleur, dans l’angoisse, dans le découragement et dans la solitude.

Ceux qui aujourd’hui ont été proclamés saints ont constamment servi leurs frères avec une humilité et une charité extraordinaires, imitant ainsi le divin Maître. Saint Vincent Grossi a été un curé plein de zèle, toujours attentif aux besoins de ses gens, spécialement aux fragilités des jeunes. Pour tous, il rompait avec ardeur le pain de la Parole et il est devenu un bon samaritain pour les plus nécessiteux.

Sainte Marie de l’Immaculée Conception, en puisant aux sources de la prière et de la contemplation, a vécu en personne dans une grande humilité le service des derniers, avec une attention particulière aux enfants des pauvres et aux malades.

Les saints époux Louis Martin et Marie Azélie Guérin ont vécu le service chrétien dans la famille, construisant jour après jour une atmosphère pleine de foi et d’amour ; et dans ce climat ont germé les vocations de leurs filles, parmi lesquelles sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus.

Le témoignage lumineux de ces nouveaux Saints nous pousse à persévérer sur la route du service joyeux des frères, confiant dans l’aide de Dieu et dans la protection maternelle de Marie. Du ciel qu’ils veillent maintenant sur nous et nous soutiennent de leur puissante intercession !


mercredi 14 octobre 2015

Synode : Relations des cercles mineurs sur la seconde partie de l'Instrum laboris

http://press.vatican.va/content/salastampa/fr/bollettino/pubblico/2015/10/14/0784/01688.html#GALLA

Critiques devant le manque d'attention aux fondements scripturaires, les références sont minimalistes et paraissent instrumentaliser l'Ecriture. L'exposé de l'enseignement de l'Eglise sur le mariage est très insuffisant dans le document. Un approfondissement est nécessaire. Cette critique est importante. On ne peut dissocier pastorale et théologie.

Que de bruits!

Le feuilleton médiatique se poursuit autour du synode. On perçoit quelque vengeance journalistique d'un vaticaniste évincé pour un motif qu'il avait formellement contesté d'ailleurs. On peut déjà retenir qu'on n'empêche pas un spécialiste d'intervenir en cette matière. Il garde toute sa capacité de nuisance diront certains, de rechercher et de faire éclater la vérité diront les autres. Nous ne sommes pas sous un régime de censure absolue, quoique l'autocensure joue un rôle analogue. Elle porte souvent le nom de langue de  bois dans le monde et en mode politique. En milieu ecclésiastique, y compris dans nos médias elle peut porter celui de langue de buis, ne résistant pas aux clichés, aux étiquettes et aux partis pris, à la politique propre du média.   Les ballons d'essai pour faire jaillir la vérité mėdiatique sur un sujet, éventuellement pour nuire, appartiennent aux classiques du genre, une technique efficace. Il nous faut prier pour les Pères synodaux et le Saint-Père sachant que le Saint-Esprit veut passer par des êtres très humains.
En relisant un ancien ouvrage relatant les débuts du pontificat de Jean XXIII, j'y ai trouvé un bel exemple de langue de buis en 1959. Le saint pape Jean était allé visiter les prisonniers de l'Ara Coeli, drôle de nom. Fraternisant avec les prisonniers et voulant les mettre à l'aise, il leur dit: - Qui n' a jamais eu affaire avec la justice? Tenez, un de mes cousins fut arrêtė un jour dans le Bergamasque par les carabiniers... il avait chassė sans permis... il a fait un mois de prison.
Déclaration de l'Osservatore Romano : - Sa Sainteté a évoqué la peine qu'un de ses proches lui avait causée, jadis, en transgressant légèrement la loi.

Il n'empêche que j'aime beaucoup mes chamois sur le rocher d'en face au printemps. Sauvegarder la vérité dans la charité n'est pas facile.

dimanche 11 octobre 2015

Ah! Ces jeunes qui ne veulent pas s'engager, des trouillards.

Moi, blessé de la vie, (mais pas trop).
Je me pose des questions.
11 octobre 2015
28ème dimanche du Temps Ordinaire
Lectures de la messe du jour
1ère lecture : « À côté de la sagesse, j’ai tenu pour rien la richesse » (Sg 7, 7-11)
Psaume : Ps 89 (90), 12-13, 14-15, 16-17
2ème lecture : « La parole de Dieu juge des intentions et des pensées du cœur » (He 4, 12-13)
Evangile : « Vends ce que tu as et suis-moi » (Mc 10, 17-30)

Saint Jean XXIII


Nous fêtons aujourd'hui le Saint Pape Jean XXIII. Il nous faut l'invoquer pour la paix en Turquie. n'oublions pas qu'il y fut nonce et vécut le passage à l'état laïque.

Etant assez loin de Rome, les risques étant donc moindre et l'Evangile d'aujourd'hui parlant d'argent, pourquoi ne pas mentionner un de ses bons mots : Alors qu’un cardinal se plaignait d’une augmentation des salaires au Vatican qui avait pour conséquence qu’un des huissiers allait gagner plus que lui-même, le pape remarqua : « Cet huissier a dix enfants ; j’espère qu’il n’en est pas de même pour le cardinal ».

samedi 10 octobre 2015

La Sainte Famille



Le magistère de Jean-Paul II sur la famille paraît à nouveau oublié, sinon effacé en cette période synodale, on ne le voit plus guère mentionné. Pourquoi ne pas réentendre sa finale?


Conclusion de Familiaris Consortio (Saint Jean-Paul II)

En conclusion de ce message pastoral qui veut attirer l'attention de tous sur les tâches, lourdes mais passionnantes, de la famille chrétienne, je désire invoquer maintenant la protection de la sainte Famille de Nazareth.

En elle, par un mystérieux dessein de Dieu, le Fils de Dieu a vécu caché durant de longues années. Elle est donc le prototype et l'exemple de toutes les familles chrétiennes. Regardons cette Famille, unique au monde, elle qui a vécu de façon anonyme et silencieuse dans un petit bourg de Palestine, elle qui a été éprouvée par la pauvreté, par la persécution, par l'exil, elle qui a glorifié Dieu d'une manière incomparablement élevée et pure: elle ne manquera pas d'assister les familles chrétiennes, et même toutes les familles du monde, dans la fldélité à leurs devoirs quotidiens, dans la façon de supporter les inquiétudes et les tribulations de la vie, dans l'ouverture généreuse aux besoins des autres, dans l'accomplissement joyeux du plan de Dieu sur elles.

Que saint Joseph, «homme juste», travailleur infatigable, gardien absolument intègre de ce qui lui avait été confié, garde ces familles, les protège, les éclaire toujours!

Que la Vierge Marie, qui est Mère de l'Eglise, soit également la Mère de l'«Eglise domestique»! Que grâce à son aide maternelle, toute famille chrétienne puisse devenir vraiment une «petite Eglise» dans laquelle se reflète et revive le mystère de l'Eglise du Christ! Elle qui est la Servante du Seigneur, qu'elle soit l'exemple de l'accueil humble et généreux de la volonté de Dieu! Elle qui fut la Mère douloureuse au pied de la croix, qu'elle soit là pour alléger les souffrances et essuyer les larmes de ceux qui sont affligés par les difficultés de leurs familles!

Et que le Christ Seigneur, Roi de l'univers, Roi des familles, soit présent, comme à Cana, dans tout foyer chrétien pour lui communiquer lumière, joie, sérénité, force. En ce jour solennel consacré à sa Royauté, je lui demande que toute famille sache apporter généreusement sa contribution originale à l'avènement de son Règne dans le monde, «Règne de vie et de vérité, de grâce et de sainteté, de justice, d'amour et de paix»(183), vers lequel l'histoire est en marche.

A Lui, à Marie, à Joseph, je confie toute famille. Entre leurs mains et dans leur cœur, je dépose cette exhortation: qu'ils vous la remettent eux-mêmes, vénérables Frères et chers Fils, et qu'ils ouvrent vos coeurs à la lumière que l'Evangile rayonne sur chaque famille!

Politique et vocabulaire

On l'aura compris la violence verbale est à la mode électorale politique en Amérique et en France. Les citations polémiques doivent être bannies aujourd'hui dans l'hexagone, dit-on. Il ne faut plus parler de races, mais de types, suite à un revirement scientifique qui paraît admettre le monogénisme.  Le temps de la "karchérisation", des "casse-toi" et des "sans-dents" est passé. Nous pourrions nous demander de manière générale si cette violence verbale n'est pas un signe alarmant de la distance des élus avec leur électorat, car dans notre démocratie helvétique et locale, selon les médias, d'autres usages prévalent. Qu'il y ait de la mauvaise éducation, c'est incontestable. Cela ne veut pas dire que le combat ne soit pas âpre en nos contrées pacifiques. Toutefois, reconnaissons que la grossièreté sommeille en chaque personne humaine, même chez les dames
Le mot de race voulant être prohibé par certains politiques, comment approcher la  question des rois Mages à l'Epiphanie? Et l'Apocalypse? "Après cela, j’ai vu une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, races, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, en vêtements blancs, avec des palmes à la main." (Apocalypse 7) Sed contra il est juste reconnaître que le terme de descendance a été préféré dans le Magnificat qui passera bientôt (5 ans) dans la liturgie. Le sujet est en suspens. L'homme, la femme, le juif, le grec... nous sommes un dans le Christ.
Un autre type de distinction?  S'il en était une basée sur la langue, que de difficultés aussi, par exemple avec le chinois et le coréen. Le Synode, tour de Babel problématique, s'est résolu à n'utiliser que le français, l'italien, l'anglais et allemand, langues occidentales.

Quant au sujet de la famille, que de ddifférences. Il est certain qu'il y aurait beaucoup à dire à ce sujet en politique. Mais est-ce nécessaire? Le terrain pastoral est là en friche, un véritable roncier. Le parcours est à risque surtout en ces milieux depuis toujours. Il suffit de faire mémoire d'Henri VIII et d'Anne Boleyn ainsi que de la vie familiale des présidents en France. On y perd la tête. Ne parlons même pas des doctrines politiques en ce domaine, du gender au respect de la vie, pardon de l'écologie intégrale. Le Synode a tâté le terrain semble-t-il.

vendredi 9 octobre 2015

Synod15 – 4a Congregazione generale: Relazioni dei Circoli minori sulla prima parte dell’Instrumentum laboris, 09.10.2015

Les comptes rendus des Cercles mineurs sont disponibles à cette adresse. Les évêques paraissent désorientés par la masse des sujets à traiter et les avis divergent bien naturellement. Une inquiétude est nettement perceptible sur la méthologie utilisée et la nouvelle sorte d'obligation de l'italien comme langue commune. A une époque on aurait parlé d'impérialisme linguistique, mais le sujet est délicat face à l'anglais d'aujourd'hui, au latin et au grec de l'antiquité. Même à l'intérieur de l'univers gallicus les différences culturelles sont importantes. La forme actuelle des synodes devrait-elle être revue?

Revue de presse du synode : 09.10.2915

Evangile : « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est venu jusqu’à vous » (Lc 11, 15-26)

Celui qui n’est pas avec moi est contre moi ; celui qui ne rassemble pas avec moi disperse. 
Est-ce que je discerne l'action de Dieu aujourd'hui? Suis-je capable de prendre position pour lui aujourd'hui en accueillant son action et sa parole et en le reconnaissant lorsqu'il me visite? Il vient me libérer, chasse l'ennemi, écarte les obstacles entre lui et moi. Mais, suis-je capable de le garder chez moi? Est-ce que je ne le mets pas progressivement à la porte, sous prétexte de me sentir encore plus libre... Avec les conséquences décrites par le Seigneur.
Ne pourrions-nous pas nous poser le même type de question à propos du Synode et de la famille. Avec l'Evangélisation le Seigneur s'était établi chez nous, "christianisant" les usages de l'antiquité et chassant bon nombre de démons. Aujourd'hui l'anthropologie chrétienne et le Christ ayant été presque mis à la porte de la cité par la société civile et l'idéologie dominante, comment pourra-t-il à nouveau entrer chez nous par la médiation d'une famille réconciliée et libérée de ses nouvelles chaînes?

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Prions pour le Synode et pour tous ceux qui portent le prénom de Denis dont notre évêque auxiliaire et pour le cardinal Vingt-Trois.

La peine de mort revêt divers modes de mise en oeuvre. Les américains d'aujourd'hui usent de coktails mortels, infligeant même des tortures judiciaires chimiques pour parvenir à leur but. Certains usages et traitements tels la décapitation, traversent le temps, et sont utilisés pour asseoir bon nombre d'idéologies, pensée unique d'un moment, cela des régimes barbares de l'époque de Saint Denis en passant d'abors par ceux qui l'ont précédé, à la Révolution jusqu'à l'Etat islamique. 

jeudi 8 octobre 2015

Le Synode, une expérience humaine pour le cardinal Schönborn


(RV) Les premiers travaux en groupes linguistiques seront présentés vendredi par les rapporteurs lors de la congrégation générale dans la salle du synode. L’archevêque de Vienne, le cardinal Christoph Schönborn, est le rapporteur de l’unique groupe germanophone. Il revient sur l’atmosphère de ces premiers jours d’assemblée synodale, marqués par la richesse des débats sans pour autant gommer les tensions.
Au micro d’Olivier Bonnel, il confie aussi que la franchise des débats au sein de ces groupes en révèle aussi l’aspect humain.

ASIE/SYRIE - Diffusion par les djihadistes de la vidéo de l’exécution de trois otages assyriens

Hassakè (Agence Fides) – Trois des chrétiens de la vallée du Khabur retenus en otage par les djihadistes du prétendu « Etat islamique » ont été exécutés par leurs ravisseurs. C’est ce dont témoigne la vidéo de l’exécution diffusée au cours de ces dernières heures par les sites djihadistes. Dans la vidéo, tournée selon les rituels suivis également dans d’autres cas analogues par la propagande djihadiste, les trois chrétiens assyriens apparaissent à genoux, vêtus des habituelles combinaisons oranges dans une zone désertique et sont tués d’une balle dans la nuque para des bourreaux cagoulés.

Synode : le point de presse du 8 octobre à 13h00


Synode : le point de presse du 7 octobre


Les mœurs sociales et politiques ? Agressivité, vulgarité, mépris

Après les interventions du pape durant le Synode qui ont attiré l'attention, ses catéchèses du mercredi et ses homélies paraissent être d'autres sources d'indications et d'inspiration. Le Saint-Père est très présent et actif. Il est dommage que les interventions des Pères soient médiatiquement très discrètes, il n'y a pas de "bulletin ou recensions officiels" de celles-ci qui  communiquées au public :

Catéchèse du pape sur la famille :

Le monde a besoin d’une « forte injection d’esprit familial », explique le pape François.
Le pape a consacré sa catéchèse du mercredi à la famille et au synode, ce 7 octobre, place Saint-Pierre.

« La famille qui chemine sur les voies du Seigneur est fondamentale pour son témoignage de l’amour de Dieu et c’est pour cela qu’elle mérite tout le dévouement dont l’Église est capable », déclare le pape.

Traduction de Zénit

mercredi 7 octobre 2015

Synode : conversion des germanophones?

Rome, 07.10.2015 (cath.ch-apic) Quatre des principaux ténors du synode sur la famille, les cardinaux Kasper, Müller, Schönborn et Marx se retrouvent au sein du même groupe linguistique pour le travail en circuli minores. Ce groupe germanophone, auquel il faut ajouter le cardinal suisse Kurt Koch, risque fort d’être détonnant.

L'article sur cath.ch

Modérateurs et Rapporteurs des Circuli Minores

Cité du Vatican, 7 octobre 2015 (VIS). Voici la liste publiée ce matin par la Salle de Presse des Modérateurs et Rapporteurs des Circuli Minores (groupes de travail linguistiques), qui ont entamé leurs travaux hier après-midi:

MODERATEURS


Circulus Gallicus A : Cardinal Gérald Cyprien Lacroix.


Circulus Gallicus B : Cardinal Robert Sarah.


Circulus Gallicus C : Mgr.Maurice Piat, CSSP.


Circulus Anglicus A: Cardinal George Pell.



Circulus Anglicus B : Cardinal Vincent Gerard Nichols.


Circulus Anglicus C : Mgr.Eamon Martin.


Circulus Anglicus D : Cardinal Thomas Christopher Collins.


Circulus Italicus A : Cardinal Francesco Montenegro.


Circulus Italicus B : Cardinal Edoardo Menichelli.


Circulus Italicus C : Cardinal Angelo Bagnasco.


Circulus Hibericus A : Cardinal Oscar Rodríguez Maradiaga, SDB.



Circulus Hibericus B : Cardinal Francisco Robles Ortega.


Circulus Germanicus : Cardinal Christoph Schönborn, OP.


RAPPORTEURS


Circulus Gallicus A : Mgr.Laurent Ulrich.
Circulus Gallicus B : P.Francois-Xavier Dumortier, SJ.
Circulus Gallicus C : Mgr.Paul-André Durocher.
Circulus Anglicus A : Mgr.Joseph Edward Kurtz.
Circulus Anglicus B : Mgr.Diarmuid Martin.
Circulus Anglicus C : Mgr.Mark Benedict Coleridge.
Circulus Anglicus D : Mgr.Charles Chaput, OFM.Cap.
Circulus Italicus A : P.Manuel Jesús Arroba Conde, CMF.
Circulus Italicus B : Cardinal Mauro Piacenza.
Circulus Italicus C : Mgr.Franco Giulio Brambilla.
Circulus Hibericus A : Cardinal José Luis Lacunza Maestrojuán, OAR.
Circulus Hibericus B : Mgr.Baltazar Enrique Porras Cardozo.
Circulus Germanicus : Mgr.Heiner Koch.

Notre-Dame du Saint Rosaire



A quelle intention prier aujourd'hui? Soyons simples et brefs, les deux lectures évoquent la Pentecôte et l'Annonciation, deux moments intenses où agit l'Esprit. Il le fait aussi aujourd'hui au Synode des évêques où le nouveau-né en attente paraît très agité, s'agit-il de deux jumeaux, Esaü et Jacob, ou simplement un enfant agité? La femme de l'Apocalypse gémissant dans les douleurs de l'enfantement.

Nous prions aussi pour la paix au Moyen-Orient et pour ceux qui fuient la guerre.

Notre Saint Pape Jean-Paul II a ajouté les mystères lumineux au chapelet. Les liturgistes regrettent un peu la perte du rapport entre les 150 psaumes et les 150 "Je vous salue Marie" de l'ancien régime. Le chapelet, liturgie des heures des pauvres. Le charme étant rompu, le Pape François aura-t-il la bonne idée d'ajouter une série de mystères de la miséricorde?

Nous unissons à nos frères dominicains  qui effectuent leur fameux pèlerinage du rosaire :

La fête de Notre Dame du Rosaire est célébrée dans toute l'Eglise catholique, chaque année, le 7 octobre. A Lourdes, elle est célébrée solennellement, notamment dans le cadre du pèlerinage du Rosaire organisé par la famille religieuse des Dominicains. Une basilique du sanctuaire porte le nom de "Notre Dame du Rosaire". Sur son tympan, la Vierge du Rosaire présente un chapelet à saint Dominique.Voici quelques précisions historiques sur cette fête. 

TV - Lourdes

La Miséricorde

Dans son homélie d'hier matin, le pape a mentionné saint Ambroise de Milan :
Où a-t-il trouvé cette citation? Dans le De Abraham. A Milan, elle est relevée sur le site de la basilique. Il ne faut pas cacher non plus les exigences de saint Ambroise sur la nécessité de la fidélité à l'Evangile, à témoin celles qu'il manifesta envers saint Augustin pour son baptême (abandon notamment de deux pré-épouses successives avec l'assistance, l'insistance et la prière de Sainte Monique et la grâce surtout).

Extrait des propos du pape :

« Ce drame, Jésus lui aussi l’a vécu avec les docteurs de la Loi qui ne comprenaient pas pourquoi Il ne laissait pas lapider cette femme adultère. Ils ne comprenaient pas la miséricorde ». Or, « là où est le Seigneur, il y a la miséricorde. Et saint Ambroise ajoutait : là où il y a la rigidité, il y a ses ministres ».

"Dove si manifesta la misericordia, lì c’è Cristo. Quando si è rigidi e severi, lì forse ci sono i suoi ministri, ma Cristo non c’è." (De Abraham, I, 6, 50).

Les ministres dans le texte, ce sont les anges qui se rendent auprès de Lot, à Sodome, le soir (Gn 19,1).

D'après le latin

50. Sodomam venerunt vespere, meridie ad Abraham : quia justo refulget angelorum praesentia impiis tenebras affert. Tamen potest referri etiam ad tempus Dominicae Passionis, quod vesperi venerunt ad cum, qui a Sodomilanis, contagionibus et totius urbis excidio erat liberandus. Vesper erat antequam Christus veniret: quia totus erat mundus in tenebris. Vesper erat omnibus quos immanium delictorum squalor tenebrosus urgebat. Venit Dominus Jesus, redemit sanguine suo mundum, lucem attulit. Venerunt autem angeli duo in Sodomam ad vesperam (Gen. XIX, I). Ubi gratia largienda est, Christus adest: ubi exercenda severitas, soli adsunt ministri, deest Jesus

50. Ils (les anges) vinrent à Sodome le soir, au milieu du jour auprès d'Abraham...  Quand vint le Seigneur Jésus, il racheta le monde par son sang, et apporta la lumière. Deux anges vinrent à Sodome le soir, (Gen 19, 1). Là où la grâce abonde, le Christ est présent, mais où s'exerce la sévérité, se trouvent seulement les ministres, Jésus manque.

dimanche 4 octobre 2015

Edition Spéciale du Synode sur la famille du dimanche 4 octobre 2015


Avec les cardinaux Schönborn et Ouellet

Deux écrits signalés :

  

KTO et le Synode


Déroulement du Synode


Pages consacrées au Synode sur le site du Saint-Siège

Quelques éléments :

Cardinal Lorenzo Baldisseri, Secrétaire général du Synode des évêques  
Les européens seront les plus nombreux, suivis des Américains.
Les Conférences épiscopales sont par des membres élus.
Aucun des 18 couples  ne fait partie de la commission chargée d’élaborer le Rapport Final.
Elle compte dix membres : 
proches du Pape François 
Le Recteur de l’université pontificale d’Argentine
Mgr Marcello Semeraro, secrétaire du C9.
Le Supérieur général de la Compagnie de Jésus

Les pères synodaux sont au nombre de 270:

54 d'Afrique, 64 d'Amérique, 36 d'Asie, 107 d'Europe et 9 d'Océanie. Parmi eux 74 Cardinaux (y compris 2 Archevêques majeurs).

Sainte Famille


Chapelle N-D du Vorbourg

XXVIIe Dimanche du Temps ordinaire

L'image proposée par le Vatican pour la Sainte Famille est une icône de la Présentation de Jésus au Temple. C'est assez étonnant. Celle qui figure ci-dessus est proposée par images saintes.

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Basilique vaticane
XXVIIe Dimanche du Temps ordinaire, 4 octobre 2015



« Si nous nous aimons les uns les autres, Dieu demeure en nous, et, en nous, son amour atteint la perfection » (1Jn 4, 12).
Les lectures bibliques de ce dimanche semblent choisies spécialement pour l’événement de grâce que l’Eglise est en train de vivre, c'est-à-dire l’Assemblée Ordinaire du Synode des Évêques sur le thème de la famille, qui est inauguré par cette célébration eucharistique.
Elles sont centrées sur trois thèmes : le drame de la solitude, l’amour entre l’homme et la femme, et la famille.

Saint François


Bonjour d'un invité surprise

samedi 3 octobre 2015

Prière pour le Synode

Jésus, Marie et Joseph
en vous nous contemplons
la splendeur de l’amour véritable,
à vous nous nous adressons avec confiance.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
des lieux de communion et des cénacles de prière,
des écoles authentiques de l’Évangile
et des petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que jamais plus dans les familles on ne fasse l’expérience
de la violence, de la fermeture et de la division :
que quiconque a été blessé ou scandalisé
connaisse rapidement consolation et guérison.

Sainte Famille de Nazareth,
que le prochain Synode des Évêques
puisse réveiller en tous la conscience 
du caractère sacré et inviolable de la famille,
sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph
écoutez-nous, exaucez notre prière.

Les oraisons de la messe en l'honneur de la Sainte Famille, sont elles aussi un sujet de méditation.

La Sainte Famille

ANTIENNE D’OUVERTURE Lc 2, 16
Les bergers vinrent en hâte, et ils trouvèrent Marie et Joseph avec le nouveau-né couché dans une crèche.

PRIÈRE
Tu as voulu, Seigneur, que la Sainte Famille nous soit donnée en exemple; accorde-nous la grâce de pratiquer, comme elle, les vertus familiales et d’être unis par les liens de ton amour, avant de nous retrouver pour l’éternité dans la joie de ta maison. Par Jésus Christ.

PRIÈRE SUR LES OFFRANDES
En t’offrant, Seigneur, le sacrifice qui nous réconcilie avec toi, nous te supplions humblement : à la prière de la Vierge Marie, Mère de Dieu, et à la prière de saint Joseph, affermis nos familles dans ta grâce et la paix. Par Jésus.

ANTIENNE DE LA COMMUNION Bar 3, 38
Notre Dieu est apparu sur la terre ; il a vécu parmi les hommes.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION
Toi qui nous as fortifiés par cette communion, accorde à nos familles, Père très aimant, la grâce d’imiter la famille de ton Fils, et de goûter avec elle, après les difficultés de cette vie, le bonheur sans fin. Par Jésus.

Accueillir une récompense de prophète


Saint François que nous fêterons demain ne faisait pas que compter fleurettes et caresser gentiment un loup, à témoin cet épisode que nous rapporte sa légende d'après saint Bonaventure. Cette vie est une préparation à la vie éternelle. Comment ont réagi l'entourage du soldat et sa famille?



Après son retour d'outre-mer, étant allé prêcher à Celano , un soldat l'invita à dîner avec les plus vives instances et la plus humble piété. Il vint donc à la demeure de ce soldat , et toute sa famille , qui était pauvre , le reçut avec allégresse. Mais avant de se mettre à table, voulant offrir ses prières et ses louanges au Seigneur, selon sa coutume , il demeura quelque temps les yeux élevés au ciel. Ensuite il appela son hôte en particulier, et lui dit avec bonté: « Mon frère, j'ai cédé à vos invitations réitérées , et je suis entré dans votre maison pour m'y asseoir à votre table. Maintenant, hâtez-vous à votre tour de profiter de mes avertissements , car ce n'est pas ici , mais ailleurs que vous mangerez. Confessez de suite vos péchés avec les sentiments d'une vraie et sincère douleur ; ne cachez rien , mais découvrez tout sans réserve. Dieu va vous récompenser dès ce jour d'avoir reçu ses pauvres avec autant l'empressement. » Le soldat obéit de suite aux avis du saint , il confessa toutes ses fautes au religieux qui l'accompagnait, régla tout en sa maison , et se disposa de son mieux à la mort. On se mit enfin à table , et pendant que les autres mangeaient , le soldat rendit l'esprit subitement, comme le lui avait prédit l'homme de Dieu. Ainsi, en exerçant l'hospitalité vis-à-vis d'un prophète, il reçut, selon la parole de l'éternelle Vérité, la récompense du Prophète; car l'annonce prophétique du saint le tint en garde contre l'arrivée imprévue de la mort , elle le munit des armes de la pénitence, le fit échapper à la damnation éternelle et entrer dans les tabernacles du Seigneur. 
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Entraînés par les prédications brûlantes de François, beaucoup qui jusqu'alors avaient servi Dieu dans l'état du mariage, s'imposaient de nouvelles lois de pénitence selon une règle donnée par lui. Il résolut donc de former un nouvel ordre de frères pénitents selon ce même genre de vie; car le chemin de la pénitence étant la voie commune à tous ceux qui dé-sirent s'avancer vers la patrie, il est certain que cet état doit admettre dans son sein des clercs et des laïques, des vierges et des personnes engagées dans le mariage; et les miracles accomplis par quelques-uns de ceux qui l'ont embrassé montrent clairement combien Dieu l'a pour agréable.

Touche pas à mes chamois !



Les chasseurs sont amis de la nature, mais certains ont parfois des problèmes de vue et le coup de feu malheureux. On lit dans Le Quotidien Jurassien de ce matin : "La chasse au chamois s’est achevée à la fin septembre. Quelque 45 animaux ont été abattus, dans les mêmes eaux que les dernières années. Cette chasse a par contre été marquée par l’abattage d’un nombre important – une dizaine – de femelles allaitantes, indique l’Office de l’environnement. La raison? «Des tirs mal évalués par les chasseurs»"

Ces erreurs sont attristantes, le spectacle des mères avec leurs petits est si attachant sur le rocher de Courroux au printemps. Espérons que nos chamois auront été épargnés

M. Oeuvray nous offre un morceau de cor des Alpes intitulé : Touche pas à mes chamois. Il serait positif de l'entendre à l'ouverture de la chasse et durant cette période pour pallier aux oublis.

4. "Touches pas mes chamois !"   compositeur : © Pierre Oeuvray - Echo de la Dôle I: Enregistré à la Dôle.