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lundi 31 août 2015

Marie Médiatrice de grâce

Pourquoi ne pas être belges avec les Belges et célébrer Marie Médiatrice ?



L'Eglise contemple Dieu qui a donné son Fils unique comme chef du "nouveau peuple" par l'intermédiaire de Marie. Elle rappelle le nom donné au Messie, et elle l'écoute prononcé avec une tendre douceur par sa Mère. Elle invoque la paix pour le monde,  la  paix  du Christ, et elle le fait à travers  Marie,  médiatrice et coopératrice du Christ (cf. Lumen gentium, nn. 60-62).( Benoît XVI, 1er janvier 2007).

Pape François - Angelus

Pape François - Angelus - traduction privée

Place Saint-Pierre
Dimanche, 30 août 2015

Chers frères et sœurs, bonjour!

L'Evangile de ce dimanche présente une dispute entre Jésus et quelques pharisiens et scribes. La discussion concerne la valeur de la «tradition des anciens» (Mc 7,3) que Jésus, se référant au prophète Isaïe, appelle «les commandements des hommes» (v. 7), et qui ne devrait jamais prendre la place du « commandement de Dieu » (v. 8). Les anciennes prescriptions en question comprenaient non seulement les préceptes de Dieu révélés à Moïse, mais une série de préceptes qui précisaient les indications de la loi mosaïque. Les interlocuteurs ont appliqué de telles normes de manière très scrupuleuse et les ont présentées comme une expression de la vraie religiosité. Par conséquent, ils ont accusé Jésus et ses disciples de les transgresser, en particulier celles qui étaient liées à la purification extérieure du corps (cf. v. 5). La réponse de Jésus a la force d’une annonce prophétique: «Vous laissez de côté le commandement de Dieu, dit-il, pour vous attacher à la tradition des hommes » (v. 8). Ce sont des mots qui nous remplissent d'admiration pour notre Maître: nous  sentons qu'en Lui est la vérité et que sa sagesse nous libère de tout préjugé.

Mais attention! Avec ces mots, Jésus veut nous avertir aussi aujourd'hui, de retenir que l'observance extérieure de la loi est insuffisante pour être de bons chrétiens. Comme alors pour les pharisiens, il y a aussi le danger pour nous de nous considérer comme étant en ordre, ou un peu meilleurs que les autres tout simplement par le fait d’observer les règles, les coutumes, même si nous n’aimons pas notre prochain, si nous sommes durs de cœur, i nous sommes superbes et orgueilleux. L'observance littérale des préceptes est quelque chose de stérile, si elle ne change pas le cœur et ne se traduit pas en attitudes concrètes: ouverture à la rencontre avec Dieu et Sa Parole par la prière, recherche de la justice et de la paix, en aidant les pauvres, les faibles, les opprimés. Nous le savons tous, dans nos communautés, dans nos paroisses, dans nos quartiers, quel mal est fait à l’Eglise par le scandale provoqué par des personnes qui se disent très catholiques et vont très souvent à l'église, mais ensuite, dans leur vie quotidienne, négligent la famille, disent du mal des autres et ainsi de suite. Ceci est ce que Jésus a condamné, parce que cela est un contre-témoignage chrétien.

Poursuivant son exhortation, Jésus focalise l’attention sur un aspect plus profond et affirme : «Il n'y a rien en dehors d'un homme qui, entrant en lui, puisse le rendre impur. Mais ce sont les choses qui sortent de l’homme qui le rendent impur.»(v. 15). De cette façon, il souligne la primauté de l'intériorité, la primauté du «cœur»: ce sont des choses extérieures qui nous rendent saints ou "non saints", mais c’est le cœur qui exprime nos intentions, nos choix et la volonté de tout faire pour l'amour de Dieu. Les attitudes extérieures sont la conséquence de ce que nous avons décidé dans notre cœur, mais pas l'autre: avec l'attitude extérieure, si le cœur ne change pas, nous ne sommes pas de vrais chrétiens. La frontière entre le bien et le mal ne passe pas en dehors de nous, mais en nous. Nous pouvons nous demander : où est mon cœur? Jésus a dit . « Là où est ton trésor, là est ton cœur. » Quel est mon trésor? Est-ce Jésus, est-ce son enseignement ? Alors le cœur est bon. Ou bien le trésor est-ce quelque chose d'autre? Par conséquent, c’est le coeur qui doit être purifié et converti.
Sans un coeur purifié, vous ne pouvez pas avoir des mains vraiment pures et des lèvres qui prononcent des paroles sincères d'amour - tout est double, une vie double - des lèvres qui prononcent des paroles de miséricorde, de pardon. Cela ne peut être fait qu’avec un cœur sincère et purifié.
Demandons au Seigneur, par l'intercession de la Sainte Vierge, de nous donner un cœur pur, exempt d'hypocrisie. Telle est le qualificatif que Jésus a dit aux Pharisiens: « hypocrites », car ils disent une chose et en font une autre. Ayons un cœur libre de toute hypocrisie, de telle sorte que nous soyons capables de vivre selon l'esprit de la loi et de correspondre à sa fin, qui est l'amour.

dimanche 30 août 2015

1er septembre : Journée de la Création

D'où vient que l'on célèbre la journée de la création le 1er septembre?

Voici : En 1989, Démétrios 1er, patriarche de Constantinople, décide de consacrer le premier jour de l’année liturgique orthodoxe (le 1er  septembre) à la protection de l’environnement. Il invite alors le monde orthodoxe et chrétien à  «Élever chaque année, en ce jour, des prières de remerciement pour le grand don du monde créé, prières de supplication pour sa protection et pour son salut». 

Il s'agit donc du ralliement à une initiative venant de l'Eglise orthodoxe, et qui a été assez largement suivie. La symbolique est moins forte pour l'Eglise catholique, puisque l'année liturgique commence le 1er dimanche de l'Avent et que nous fêtons localement sainte Vérène ou d'autres saints locaux marquants, comme Amédée de Lausanne, et saint Gilles (Louis XIV n'en était pas un, même s'il a eu une mort édifiante). L'initiative du pape a surpris en cette fin de période estivale. Cela donne un peu l'impression de prendre un train en marche. Mais tout ceci n'empêche surtout pas de relire avec attention  sa lettre ou l'encyclique Loué sois-tu, et de prendre connaissance avec reconnaissance de celle du patriarche Démétrios, et de prier ou de célébrer à cette intention.

Oeku (prononcer oeilcou); ECN.org ;

Le livret du Vatican (italien)



Message de Sa Sainteté le Patriarche œcuménique Dimitrios Ier sur la journée de protection de  l’environnement (1er septembre 1989)

Ce siège oecuménique de l’Orthodoxie, gardien et témoin de l’esprit séculaire de la tradition patristique, et interprète fidèle de l’expérience eucharistique et liturgique de l’Église orthodoxe, suit avec une grande angoisse la destruction brutale et impitoyable menée de nos jours par l’homme de l’environnement naturel, avec des conséquences très dangereuses pour la survie du monde créé par Dieu.
Cet emploi abusif de l’homme contemporain de sa position privilégiée dans la création et du commandement que Dieu lui a donné de «dominer la terre» (Genèse 1,28) a déjà amené le monde au bord de l’autodestruction  apocalyptique, soit sous forme de pollution de la nature, dangereuse pour tous les êtres vivants, soit comme extermination de grand nombre d’espèces animales et végétales et de diverses autres manières. Des hommes de sciences et d’autres serviteurs de l’esprit donnent déjà le signal d’alarme et parlent de phénomènes qui menacent la vie de notre planète tel l’ « effet de serre » dont on a déjà constaté les signes avant-coureurs.
Face à une telle situation, l’Église du Christ ne peut rester indifférente. C’est un dogme fondamental de notre foi que le monde a été créé par Dieu le Père, confessé dans le credo de notre foi comme « Créateur du ciel et de la terre, de toutes choses visibles et invisibles ».
L’homme, selon les pères de l’Église, est le prince de la création jouissant du privilège de la liberté, participant du monde matériel et du monde spirituel. Comme tel il est créé dans le but d’élever la création vers son Créateur afin qu’elle puisse être sauvée de l’anéantissement et de la mort.
Cette noble destinée de l’homme a été accomplie, après l’échec et la chute du premier Adam, par le «dernier Adam», le Fils et Verbe de Dieu devenu homme, notre Seigneur Jésus-Christ, qui a uni en sa personne le monde créé et le Dieu incréé et qui continue à le faire en présentant le monde, telle une éternelle offrande eucharistique, au Père. Dans chaque divine liturgie, l’Église perpétue cette offrande sous forme de pain et de vin, donc éléments de la création matérielle et, de cette manière, manifeste continuellement que l’homme n’est pas destiné à dominer le créé comme s’il en était le propriétaire, mais à agir comme une sorte de prêtre et de gérant de création, la cultivant dans l’amour et l’offrant avec gratitude, respect, voir « peur et tremblement » au Créateur.
Malheureusement, de nos jours, l’homme, agissant sous l’influence d’un extrême rationalisme et une poursuite sans limites de son bonheur terrestre, a perdu le sens de la dimension sacrée de la création se comportant comme maître autoritaire et grossier. A la place de l’esprit eucharistique et ascétique dont l’Église orthodoxe a nourri ses enfants au cours des siècles, on constate aujourd’hui un véritable viol de la nature dans le but de satisfaire non pas à des besoins élémentaires de l’homme, mais à une chaîne sans fin, se prolongeant à l’infini, d’appétits et de désirs encouragés par la philosophie dominante de la société de consommation.
Mais la création «gémit et souffre» (Romains 8,22) et commence déjà à protester contre cette manière d’être traitée par l’homme, qui ne peut éternellement et au gré de son bon plaisir exploiter les sources de l’énergie naturelle. Le prix de son orgueil sera son autodestruction si la situation actuelle se perpétue.
A l’écoute de l’angoisse de l’homme contemporain et en considérant une situation qui engage profondément notre devoir et notre responsabilité spirituelle et paternelle, nous avons pris la décision, en union avec le Saint-Synode qui nous entoure, de déclarer le 1er septembre de chaque année – jour où nous fêtons le début de l’année ecclésiastique et au cours duquel des voeux et des prières s’élèvent vers le Créateur du monde en ce saint centre de l’orthodoxie – comme journée de la protection de l’environnement naturel.
Nous invitons donc par le présent message patriarcal tout le monde orthodoxe et chrétien à élever chaque année, en ce jour, en communion avec la sainte Église mère, cette grande Église du Christ, des prières au Créateur du monde, prières de remerciement pour le grand don du monde créé, prières de supplication pour sa protection et pour son salut. Et nous encourageons en même temps paternellement les fidèles à travers le monde à conseiller à eux-mêmes et à leurs enfants de respecter et de sauvegarder l’environnement naturel, et les dirigeants des peuples qui ont la responsabilité de les gouverner à appliquer sans tarder toutes les mesures qui s’imposent pour protéger et sauver la création.
En demandant au Seigneur tout ce qu’il y a de meilleur pour ce monde, nous accordons de tout coeur à tous, ceux qui sont en notre voisinage immédiat et ceux qui vivent loin de nous, notre bénédiction patriarcale et paternelle.

Au Phanar, le 1er septembre 1989
+ Dimitrios, Archevêque de Constantinople fervent intercesseur auprès de Dieu pour vous tous

Le Pape François après l'Angélus


Hier, à Harissa, au Liban, elle a été béatifié l’évêque syro-catholique Flavien Michel Melki, martyr. Dans le contexte d'une terrible persécution des chrétiens, il était un défenseur infatigable des droits de son peuple, demandant instamment à tous de rester fermes dans la foi. Même aujourd'hui, chers frères et sœurs au le Moyen-Orient et dans d'autres parties du monde, les chrétiens sont persécutés. Il y a plus de martyrs que dans les premiers siècles. La béatification de cette évêque martyr leur donne consolation, courage et espérance, mais elle est aussi un stimulant pour les législateurs et les chefs de gouvernement pour que la liberté religieuse soit partout assurée. Et je demande à la communauté internationale de faire quelque chose pour mettre fin à la violence et d'abus.


Mgr Melki est arrêté par les autorités ottomanes le 28 août 1915, aux côtés de son homologue chaldéen, Mgr Philippe-Jacques Abraham. Les autorités leur donnent  le choix entre la mort ou la conversion à l'islam. Les deux évêques choisissent le martyre. Mgr Abraham est alors tué d'un coup de fusil tandis que Mgr Melki est battu jusqu'à ce qu'il perde connaissance, puis il est décapité.

Malheureusement, ces derniers jours de nombreux migrants ont perdu leur vie dans leur terrible voyage. Pour tous ces frères et sœurs, je prie et vous demande de prier. En particulier, je me joins au cardinal Schönborn - qui est ici aujourd'hui - et à toute l'Eglise en Autriche dans la prière pour les septante et une personnes, dont quatre enfants, qui ont été retrouvé dans un camion sur l'autoroute Vienne-Budapest. Nous confions chacun d'eux à la miséricorde de Dieu; et nous Lui demandons de nous aider à coopérer efficacement pour prévenir ces crimes, qui offensent toute la famille humaine. Nous prions en silence pour tous les migrants qui souffrent et pour ceux qui ont perdu leur vie.


samedi 29 août 2015

Samedi jour de la Vierge



Pourquoi ne pas prier avec l' (ancien) hymne national de  la Corse ?

Le chant est une forme d'aménagement du Salve Regina par le jésuite Francesco de Geronimo destiné d'abord aux Napolitains. La Méditerranée étant petite elle vint jusqu'en Corse (Source)

Que Dieu vous garde, Reine
Et Mère universelle
Par qui on s'élève
Jusqu'au paradis.
Par qui on s'élève
Jusqu'au paradis.

Vous êtes la joie et le rire
De tous les attristés,
De tous les tourmentés
L'unique espérance.
De tous les tourmentés
L'unique espérance.

Vers vous soupire et gémit
Notre cœur affligé
Dans une mer de douleur
Et d'amertume.
Dans une mer de douleur
Et d'amertume.

Marie, mère de douceur,
Vos yeux pieux,
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.
Maternels et aimants,
Tournez-les vers nous.

Nous, malheureux, accueillez-nous
En votre saint voile.
Votre fils au ciel,
Montrez-le nous.
Votre fils au ciel,
Montrez-le nous.

Acceptez et écoutez,
Ô Vierge Marie,
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d'affection.
Douce, clémente et pieuse,
Nos marques d'affection.

Sur nos (vos) ennemis,
Donnez-nous la victoire
Et l'éternelle gloire
Au paradis.
Et l'éternelle gloire
Au paradis.


Depuis 1735, le 8 décembre est la date de A festa di nazione, la fête de la nation Corse.
Cette date marque l'élaboration de la constitution Corse.
A cette occasion, l'île fut placée sous la protection de la Vierge Marie que l'on fêtait alors le 8 décembre.

La tête de Jean sur un plat


Jean-Baptiste, personnage mystérieux et attachant. L’Evangile nous dit qu’il s’était retrouvé en prison en raison des reproches qu’il fit à Hérode au sujet de son mariage qui n’était pas légitime. Selon Saint Bède le le Vénérable, Jean-Baptiste «a été enfermé dans l'obscurité d'un cachot, lui qui était venu rendre témoignage à la lumière et qui avait mérité d'être appelé flambeau ardent de lumière par la lumière elle-même qui est le Christ. Par son propre sang est baptisé celui à qui fut donné de baptiser le Rédempteur du monde».
Il a été la cible d’une haine féminine aigüe, un de ces obscurcissements extraordinaires de la conscience. Tous les artifices sujets à faire basculer une raison masculine ont été utilisés, et l’entraînement au mal extraordinaire. Avec en sus une dose d’alcool conséquente, Hérode avait promis la moitié de son Royaume.
Le raisonnement d’Hérodiade, son calcul étaient justes, puisque son mariage ne serait plus contesté par la mort de Jean et donc le pouvoir acquis, mais à quel prix, le royaume était en quelque sorte à elle.
Nous voyons ce dont peut être capable le cœur humain, avec une figure en opposition presque parfaite, sainte Véronique. Selon la tradition, elle tenta de soulager le Seigneur en essuyant son visage et aurait reçu l’empreinte de son visage sur le linge utilisé.
Qui es-tu ? Véronique ou Salomé?
Saint Bède le Vénérable dit encore que « La décapitation de saint Jean signifie la diminution de cette croyance répandue parmi le peuple qu'il était le Christ, de même que l'élévation de Jésus-Christ sur la croix figurait le progrès toujours croissant de la foi ; et en effet, celui que la multitude ne regardait que comme un prophète, fut bientôt reconnu par tous comme le Fils de Dieu. »
Jean-Baptiste est l’ami de l’époux, c’est la raison pour laquelle il est souvent représenté dans l’iconographie orientale comme intercédant pour nous avec Marie auprès du Christ Pantocrator, le Christ glorieux. On voit une telle image notamment à Sainte Sophie de Constantinople. Elle est très abîmée, mais cette mosaïque peut nous rappeler que nous sommes invités à restaurer l’image du Christ en nous-mêmes et aussi à renforcer notre prière. Le Synode pour la famille se rapproche, nous avons à prier à cette intention.


Mis à mort à Machéronte selon Flavius Josèphe, Jean-Baptiste aurait été enseveli à Sébaste, l’ancienne Samarie d'après Bède. Sa tête est à Damas, ce qui nous rappelle un autre sujet d’actualité et une autre intention de prière, les réfugiés qui sont morts ces jours. Le Cardinal Schönborn a invité à prier pour eux lundi soir.

Martyre de Jean-Baptiste


Marie et l'Ami de l'époux
intercèdent pour nous auprès du Pantocrator


Il y a des Véronique qui essuyent le visage du Christ, et Salomé qui obtient la tête de Jean. Mystère des méandres du coeur humain.
Qui es-tu? Véronique ou Salomé? Un peu des deux?
Jean-Baptiste défenseur du mariage.

vendredi 28 août 2015

Saint Augustin


Tant de livres et de sagesse pour conclure :

"Aime et fais ce que tu voudras".

"Une fois pour toutes, on t'impose un précepte facile : Aime, et fais ce que tu voudras. Soit que tu gardes le silence, garde-le par amour; soit que tu cries, élève la voix par amour ; soit que tu corriges autrui, corrige-le par amour ; soit que tu uses d'indulgence, sois indulgent par amour; aie dans le coeur la racine de l'amour, et de cette racine il ne pourra rien sortir que de bon." Epître aux Parthes

Prier pour les réfugiés


Profondément choqué par la mort de réfugiés dans un camion sur l'autoroute A4, le Cardinal Christophe Schönborn a fait une première déclaration. "Ma sympathie est avec ces gens qui ont souffert de cette mort atroce et inimaginable», dit l'archevêque de Vienne. Ses pensées étaient en même temps avec les familles et amis des victimes. "En un seul coup ce destin terrible fait clairement apparaître la situation humaine des réfugiés qui exige de chacun de nous une attitude généreuse - et des décisions courageuses"
...

Pour lundi 31 Août à 19.00 heures le cardinal Schönborn a annoncé un service commémoratif à la cathédrale Saint-Etienne pour les victimes de la récente catastrophe et tous les réfugiés en fuite qui sont morts . Le Cardinal présidera lui-même la messe pour les défunts. Il demande en même temps que toutes les églises fassent sonner les cloches lundi à 19.00 heures en signe de respect et de compassion avec les victimes .

jeudi 27 août 2015

Semaine du Vorbourg 2015


Pour les hébergements, il est possible de s'adresser au
Centre Saint François à Delémont ou à un hôtel de la ville.

Sainte Monique - La vie de famille et la conversion


Le baptême impliquait une conversion douloureuse parfois, à témoin cet épisode de la vie de Saint Augustin. Il passa par des moments assurément pénibles avant son baptême. Sa mère, sainte Monique, venue le rejoindre, envisageait pour lui un mariage honorable, et fit les pressions que l'on devine pour que sa compagne s'en retourne en Afrique faisant voeu de chasteté, semble-t-il. Il parle de ses entretiens avec Alypius sur le mariage et le célibat dans ses confessions, à cette époque. Cela fait un peu "drôle". Le brave ne put s'empêcher de reprendre une concubine quelques temps mais son amour du Seigneur et la grâce furent les plus forts. Que de mystères et lignes courbes pour parvenir au but!  La Miséricorde passe par la conversion...

Excellent article sur Wikipedia

Le pape François hier

Demain, nous célébrerons la mémoire de sainte Monique, mère de saint Augustin. À l’intercession de ces saints, nous confions les nouveaux époux et les parents chrétiens, pour que, comme Monique, ils accompagnent par l’exemple et par la prière le chemin de leurs enfants. Nous leur recommandons les malades, car ils ont davantage besoin de réconfort et d’une constante attention, et nous leur confions la jeunesse : comme Augustin, qu’elle tende toujours vers la plénitude de la Vérité et de l’Amour, qui est Jésus. Lui seul peut rassasier les besoins profonds du cœur humain.

Les Confessions

CHAPITRE XIII.  SA MÈRE N’OBTIENT DE DIEU AUCUNE RÉVÉLATION SUR LE MARIAGE DE SON FILS.


23.       Et l’on pressait activement l’affaire de mon mariage. J’avais fait une demande; j’étais accueilli; ma mère s’y employait avec zèle, d’autant que le mariage devait me conduire à l’eau salutaire du baptême; elle sentait avec joie que je m’en approchais chaque jour davantage; et ma profession de foi allait accomplir ses voeux et vos promesses. Mais lorsque, à ma prière et selon l’instinct de son désir, elle vous suppliait, de l’accent le plus passionné du coeur, de lui révéler en songe quelque chose de cette future alliance, vous n’avez jamais voulu l’entendre. Elle voyait de vaines et fantastiques images rassemblées par la vive préoccupation de l’esprit; elle me les racontait avec mépris; ce n’était plus cette confiance qui lui attestait l’impression de votre doigt. Certain goût ineffable lui donnait, disait-elle, le discernement (414) de vos révélations et des songes de son âme. On pressait néanmoins mon mariage; la jeune fille était demandée, mais il s’en fallait de deux années qu’elle fût nubile; et comme elle me plaisait, on prit le parti d’attendre.

CHAPITRE XV. LA FEMME QU’IL ENTRETENAIT ÉTANT RETOURNÉE EN AFRIQUE, IL EN PREND UNE AUTRE.

25.       Cependant mes péchés se multipliaient; et quand on vint arracher de mes côtés, comme un obstacle à mon mariage, la femme qui vivait avec moi, il fallut déchirer le coeur où elle avait racine, et la blessure saigna longtemps. Mais elle, à son retour en Afrique, vous fit voeu de renoncer au commerce de l’homme. Elle me laissait le fils naturel qu’elle m’avait donné. Et moi malheureux, incapable d’imiter une femme, impatient de cette attente de deux années pour obtenir la main qui m’était promise, n’étant point amoureux du mariage, mais esclave de la volupté, je trouvai une autre femme, comme pour soutenir et irriter la maladie de mon âme, en lui continuant cette honteuse escorte de plaisirs jusqu’à l’avènement de l’épouse. Ainsi la blessure dont la première séparation m’avait navré, ne guérissait pas: mais après de cuisantes douleurs, elle tournait en sanie: et le mal, plus languissant, n’en était que plus désespéré.

Epitaphe funéraire de Sainte Monique dans la Basilique de Sant'Aurea redécouverte en 1945.  Il 'agit d'un fragment de la dalle de marbre sous laquelle Augustin avait enseveli sa mère, ainsi qu'une partie de l'épitaphe gravée, à la fin du ve siècle, par Anicius Auchenius Bassus
HIC POSVIT CINERES GENETRIX CASTISSIMA PROLIS
AVGVSTINE TVI(s) ALTERA LUX MERITI(s)
QVI SERVANS PACIS CAELESTIA IVRA SACERDOS
COMMISSOS POPVLOS MORIBVS INSTITVIS
GLORIA VOS MAIOR GESTORVM LAVDE CORONAT
VIRTVTVM MATER FELICIOR SVBOLE


mercredi 26 août 2015

Saint Césaire d'Arles

Les saints se bousculent au portillon, le 26 et si l'on aime Césaire d'Arles on serait tenté de fêter Mariam Baouardy le 30 août avec les Français, ce d'autant que Fribourg fête le 26, la dédicace de sa cathédrale.
On distingue parfois difficilement ce qui revient à Saint Augustin lorsqu'il écrit, tant il l'avait assimilé. Il écrivit une des premières règles pour des moniales, sinon la première en tout cas en  France.


Sainte Mariam Baouardy



25 août au Carmel, 30 août en France (à cause de S. Louis), ou 26 août (sa mort).

Homélie du Pape François pour sa canonisation :

Un aspect essentiel du témoignage à rendre au Seigneur ressuscité est l’unité entre nous, ses disciples, à l’image de celle qui subsiste entre Lui et le Père. Et la prière de Jésus à la veille de sa passion résonne encore aujourd’hui dans l’Évangile : « Qu’ils soient un comme nous-mêmes » (Jn 17, 11). De cet amour éternel entre le Père et le Fils, qui se répand sur nous par l’Esprit Saint (cf. Rm 5, 5), notre mission et notre communion fraternelle prennent de la force ; de là jaillit toujours nouvelle la joie de suivre le Seigneur sur la voie de sa pauvreté, de sa virginité et de son obéissance ; et ce même amour appelle à cultiver la prière contemplative. Sœur Marie Baouardy l’a expérimentée de manière très élevée, qui humble et illettrée, a su donner des conseils et des explications théologiques avec une grande clarté, fruit du dialogue continuel avec le Saint Esprit. La docilité à l’Esprit Saint l’a rendue aussi instrument de rencontre et de communion avec le monde musulman. 

SAINTE MARIE DE JÉSUS CRUCIFIÉ, vierge.

Mémoire facultative

Mariam Baouardy est née dans un village de Galilée en 1846. Fiancée de force à 12 ans, son refus lui vaut une blessure mortelle au cou. Guérie miraculeusement, elle devient servante dans des familles d’Alexandrie, Jérusalem, Beyrouth; après un court essai infructueux de vie religieuse à Marseille, elle entre comme sœur converse au Carmel de Pau à 21 ans sous le nom de Marie de Jésus Crucifié. Elle participe à la fondation du Carmel de Mangalore (Inde) puis à celui de Bethléem. Les nombreux phénomènes "mystiques" qui émaillent sa vie ne doivent pas nous cacher l'essentiel: une merveilleuse humilité une très grande charité fraternelle, une totale remise de soi entre les mains de l'Esprit Saint.

ANTIENNE D'OUVERTURE cf. Ct 4, 8, 9
Viens du Liban, mon épouse, viens du Liban. Tu as séduit mon cœur, ma sœur, mon épouse, tu as ravi mon cœur.

PRIÈRE
Dieu, Père des miséricordes et de toute consolation, tu as conduit sainte Marie de Jésus Crucifié, humble fille de la Terre Sainte, à la contemplation des mystères de ton Fils et tu as fait d'elle le témoin de l'amour et de la joie de l'Esprit Saint; Par son intercession, accorde-nous, en communiant aux souffrances du Christ, d'exulter de joie dans la révélation de ta gloire. Par Jésus Christ.

PRIÈRE SUR LES OFFRANDES
Accepte, Seigneur, nos humbles hommages ; nous te les offrons en mémoire de sainte Marie de Jésus Crucifié ; Par le sacrifice de ton Fils, transforme-nous en ardents apôtres de ton amour. Lui qui.

ANTIENNE DE COMMUNION cf. Lc 10, 42
La vierge sage a choisi la meilleure part, elle ne lui sera pas enlevée.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION

Renouvelés par la participation au mystère divin, nous te prions, Seigneur notre Dieu, Qu'à l'exemple de sainte Marie de Jésus Crucifié, en portant dans notre corps mortel la passion de ton Fils, nous nous efforcions de ne nous attacher qu'à toi seul. Par Jésus.


LA DOCUMENTATION CATHOLIQUE • 18 décembre 1983 • N° 1864

La « petite arabe », signe de réconciliation sur la Terre sainte


Homélie pour la béatification de la carmélite Mariam Baouardy

Le dimanche 13 novembre, le Pape a procédé dans la basilique Saint-Pierre à la béatification de Sœur Marie de Jésus Crucifié (Mariam Baouardy), née le 5 janvier 1846 à Abellin (Zabulon), entre Nazareth et le Mont Carmel, dans une famille d'Arabes chrétiens de rite grec-melchite, entrée au Carmel à Pau en 1867, et morte le 26 août 1878 au Carmel de Bethléem, dont elle avait animé la fondation. Parmi les concélébrants se trouvaient le patriarche melchite d'Antioche Maximos V Hakim ; le patriarche latin de Jérusalem, Giacomo Beltritti ; le cardinal Ballestrero, ancien supérieur général des Carmes et son successeur actuel, le P. Felipe Sainz de Baranda. Le Pape a prononcé l'homélie suivante (1) :

mardi 25 août 2015

La Création


Benoît XVI avait fait mention dans une de ses audiences d'un auteur auquel il vouait une admiration certaine. Il avait été remis en avant par Hans Urs von Balthasar. Il s'agit de Maxime le Confesseur. Pourquoi ne pas en relire quelques pages? Le Pape François ayant voulu intéresser l'Eglise au respect de la nature et de la création, c'est donc parfaitement justifié :

La pensée de saint Maxime n'est jamais seulement une pensée théologique, spéculative, refermée sur elle-même, car elle a toujours comme aboutissement la réalité concrète du monde et de son salut. Dans ce contexte, dans lequel il a dû souffrir, il ne pouvait pas se réfugier dans des affirmations philosophiques uniquement théoriques; il devait chercher le sens de la vie, en se demandant:  qui suis-je, qu'est-ce que le monde? A l'homme, créé à son image et à sa ressemblance, Dieu a confié la mission d'unifier le cosmos. Et comme le Christ a unifié en lui-même l'être humain, en l'homme le Créateur a unifié le cosmos. Il nous a montré comment unifier dans la communion du Christ le cosmos et arriver ainsi réellement à un monde racheté. A cette puissante vision salvifique fait référence l'un des plus grands théologiens du vingtième siècle, Hans Urs von Balthasar, qui - "relançant" la figure de Maxime - définit sa pensée par l'expression emblématique de Kosmische Liturgie, "liturgie cosmique". Au centre de cette solennelle "liturgie" se trouve toujours Jésus Christ, unique Sauveur du monde. L'efficacité de son action salvifique, qui a définitivement unifié le cosmos, est garantie par le fait que, bien qu'étant Dieu en tout, il est aussi intégralement homme - étant également comprise l'"énergie" et la volonté de l'homme.

lundi 24 août 2015

A qui irions-nous?


Angélus - Place Saint-Pierre
Dimanche, 23 Août 2015
Pape François - traduction privée

Chers frères et sœurs, bonjour!

Aujourd'hui, se conclut la lecture du sixième chapitre de l'Evangile de Jean, avec le discours sur le «pain de vie», prononcé par Jésus à la suite de la multiplication des pains et des poissons. À la fin de ce discours, le grand enthousiasme de la veille est tombé, parce que Jésus a dit être le pain qui est descendu du ciel, et qu'il allait donner sa chair comme nourriture et son sang comme boisson, faisant allusion très clairement au sacrifice de sa propre vie. Ces mots ont provoqué la déception dans le peuple, et ils les jugeaient indigne du Messie, parce qu’ils ne correspondaient à l’image du Messie victorieux qu’ils en avaient. Ainsi, certains regardaient Jésus comme un Messie qui devait parler et agir de telle sorte que sa mission réussisse, tout de suite. Mais cela est faux: c’est une compréhension erronée de la mission du Messie! Même les disciples ne peuvent pas accepter le langage inquiétant du Maître. Et le passage d'aujourd'hui se rapporte leur malaise, « Cette parole est dure; - disent-ils - Qui peut l'accepter » (Jn 6:60)?.

En fait, ils ont bien compris les paroles de Jésus. Ils l’ont compris  tellement bien qu’ils ne veulent pas l'entendre, car c’est un discours qui porte atteinte à leur mentalité. Toujours les paroles de Jésus nous mettent en question, par exemple en face de l'esprit du monde, la mondanité. Mais Jésus nous offre la clé pour surmonter les difficultés; une clé composée de trois éléments. Tout d'abord, son origine divine: Il est descendu du ciel et ira « où il était auparavant » (v 62).. Deuxièmement, ses paroles ne peuvent être comprises que par l'action de l'Esprit Saint, «celui qui donne la vie» (v. 63). C’est précisément l'Esprit Saint qui nous fait comprendre Jésus. Troisièmement, la véritable cause de l'incompréhension de  ses paroles est le manque de foi: «Parmi vous, il y en a qui ne croient pas » (v 64)., dit Jésus En fait, dès lors, dit l'Évangile, « beaucoup de ses disciples se retirèrent» (v 66)... Face à ces défections, Jésus ne ménage pas et il n’atténue pas ses paroles, en effet, il nous oblige à faire un choix clair: soit d'être avec lui ou de se séparer de lui, et il dit aux Douze: «Voulez-vous partir, vous aussi ? » (V. 67 ).

Maintenant, Pierre fait sa profession de foi au nom des autres Apôtres: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle » (v. 68). Il ne dit pas «Où irons-nous? », Mais « à qui irons-nous? ». Le problème de base n’est pas de s’en aller et de laisser le travail entrepris. Mais à qui aller ? De cette question de Pierre, nous comprenons que la fidélité à Dieu est une question de loyauté envers une personne avec laquelle on est lié pour marcher ensemble sur la même route. Et cette personne c’est Jésus. Tout ce que nous avons dans le monde ne répond pas à notre faim d'infini. Nous avons besoin de Jésus pour être avec Lui, pour se nourrir à sa table, de ses paroles de  vie éternelle! Croire en Jésus signifie faire de lui le centre, le sens de notre vie. Le Christ n’est pas un accessoire optionnel c’est le «pain vivant», la nourriture essentielle. Se lier à lui avec une vraie relation de foi et d'amour, ne signifie pas être enchaîné, mais profondément libre, toujours en mouvement. Chacun de nous peut se demander: Qui est Jésus pour moi? Est-il un nom, une idée, juste un personnage historique? Ou est-ce vraiment la personne qui m’aime, qui a donné sa vie pour moi et qui marche avec moi? Pour vous qui est Jésus? Restez-vous avec Jésus? Essayez-vous de le connaître par sa parole? Lisez-vous l'Evangile ? Chaque jour un passage de l'Évangile pour connaître Jésus? Portez-vous un petit Evangile dans votre poche, votre sac à main, pour le lire n'importe où? Parce que plus nous sommes avec lui, plus grandit le désir de rester avec lui Maintenant, je le demande courtoisement, prenons un moment de silence, et tout le monde dans le silence, dans son cœur, fera face à la question: «Qui est Jésus pour moi ». En silence, tout le monde répond dans son cœur.

Que la Vierge Marie nous aide à «aller» toujours à Jésus et à faire l'expérience de la liberté qu'il nous offre, et qui nous permet d'assainir notre encrassement de mondanité et de peur.

APPEL


Avec inquiétude, je suis le conflit dans l'est de l'Ukraine, qui s’est de nouveau accéléré au cours des dernières semaines. Je renouvelle mon appel pour le respect des engagements pris pour arriver à la paix et avec l'aide d'organisations et de personnes de bonne volonté, que soit répondu à l'urgence humanitaire dans le pays. Que le Seigneur accorde la paix à l'Ukraine, qui se prépare à célébrer sa fête nationale demain. Que la Vierge Marie intercède pour nous!

dimanche 23 août 2015

Donnez-moi un point d'appui, votre foi



21ème dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Nous voulons servir le Seigneur, car c’est lui notre Dieu » (Jos 24, 1-2a.15-17.18b)
2ème lecture : « Ce mystère est grand : je le dis en référence au Christ et à l’Église » (Ep 5, 21-32)
Evangile : « Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle » (Jn 6, 60-69)

samedi 22 août 2015

Marie Reine de la Création

Le pape François a mentionné dans "Loué sois-tu" que Marie "élevée au ciel, est Mère et Reine de toute la création."  Or, la lettre encyclique du pape Pie XII proclamant Marie Reine, compte bon nombre de citations d'auteurs de Syrie et du Moyen-Orient, dont saint Ephrem le Syrien et saint Jean Damascène sur ce titre de Marie. Important rappel en ces jours sombres pour les chrétiens d'Orient. Nous sommes nés en Orient.

Exemples :

"Saint Jean Damascène a  raison d'écrire : " Elle est vraiment devenue la Souveraine de toute la création au moment où elle devint Mère du Créateur " (42) et l'Archange Gabriel lui-même peut-être appelé le premier héraut de la dignité royale de Marie."

"La même idée ressort du passage suivant de saint Jérôme dans lequel, parmi les différentes interprétations du nom de Marie, il met en dernier lieu celle-ci : " Il faut savoir qu'en syriaque Marie signifie Souveraine ".

Marie Reine de l'Univers

La fête de Marie Reine de l'Univers fixée en 1954 au 31 mai a été déplacée par Paul VI au 22 août, d l'Octave de l'Assomption. Le 31 mai la Visitation est célébrée actuellement.

LETTRE ENCYCLIQUE DE SA SAINTETÉ PIE XII SUR LA ROYAUTÉ DE LA

BIENHEUREUSE VIERGE MARIE ET L'INSTITUTION DE SA FÊTE

Ad Cæli Reginam

À Nos Vénérables Frères Les Patriarches, Primats, Archevêques, Évêques et autres ordinaires en paix et communion avec le Siège Apostolique.

PIE XII PAPE

Vénérables Frères, Salut et Bénédiction Apostolique.

Dès les premiers siècles de l'Église Catholique, le peuple chrétien fit monter vers la Reine du Ciel ses prières et ses chants de louange filiale dans la sérénité des heures de joie et plus encore dans l'angoisse des périls menaçants. Jamais ne fut déçue l'espérance mise en la Mère du divin Roi Jésus-Christ ; jamais ne s'affaiblit la foi qui nous enseigne que la Vierge Marie Mère de Dieu règne sur l'univers entier avec un coeur maternel, tout comme elle est ceinte d'une royale couronne de gloire dans la béatitude céleste.


Un Occident insensible à la souffrance des chrétiens?


Nous avons entendu de justes protestations après la mise à mort ignoble d'un éminent archéologue très âgé, mais pourquoi ce silence envers la situation des chrétiens? Les réfugiés de ce pays ne sont pas seulement un problème, comme certains l'affirment, mais un signe éminent d'un laisser-faire quasi indifférent.

Zénit

Le patriarche syriaque catholique Ignace Youssef III Younan lance un appel au secours face aux « horreurs » commises par les « barbares » de Daech. Il a adressé une déclaration à L’Œuvre d’Orient suite à la destruction du monastère Mar Elian, dans la ville d’Al-Qaryatayn, et à l'enlèvement de plusieurs dizaines de chrétiens par les djihadistes de Daech ce vendredi 21 août.

Le patriarche syriaque appelle le « monde dit “civilisé” à cesser de garder un silence hypocrite » face aux « horreurs » commises par les djihadistes de Daech. « Comment un pays qui se dit défenseur des droits de l’homme ferme-t-il les yeux devant des aberrations telles que décapiter, confiner en esclavage et violer enfants et femmes ? Est-ce que c’est ça la démocratie ? » s’exclame le patriarche Ignace Y. III Younan.
« Nous devons le crier à haute voix : nous craignons Daech, parce que nous avons été abandonnés et nous n’avons pas les moyens de nous défendre », continue-t-il.


Le Monastère de Mar Elian détruit (Radio Vatican)

Dans sa déclaration, le patriarche constate la destruction du monastère de Mar Elian, « vieux d’au moins quinze siècles » par « les criminels de Daech et compagnie ».


« Le prêtre qui le desservait, le père Jacques Mourad est toujours enlevé depuis trois mois, sûrement par ces mêmes terroristes qui se réclament de la religion de la miséricorde et commettent toutes sortes d’absurdités, au nom de leur Allah ! », continue le patriarche.

Il a exprimé sa crainte quant au sort de « dizaines de familles prises en otage » et a confirmé que la communication avec les lieux en question n’était pas établie pour le moment.

vendredi 21 août 2015

Ora et Labora


La traduction de la catéchèse du pape est accessible sur Zénit

Extrait :

Dans l’Évangile, la Sainte Famille de Nazareth apparaît comme une famille de travailleurs, et Jésus lui-même est appelé « le fils du charpentier » (Mt 13,55) ou directement « le charpentier » (Mc 6,3). Et saint Paul ne manquera pas d’avertir les chrétiens : « Celui qui ne veut pas travailler, qu’il ne mange pas non plus » (2 Th 3,10). (Voici d’ailleurs une bonne recette pour maigrir : ne travaille pas, ne mange pas !) L’apôtre se réfère explicitement au spiritualisme faux de certains qui, de fait, vivent sur leurs frères et sœurs « sans rien faire du tout » (2 Th 3,11). L’engagement au travail et la vie spirituelle, dans la conception chrétienne, ne s’opposent pas du tout. Il est important de bien comprendre cela. La prière et le travail doivent demeurer ensemble en harmonie, comme l’enseigne saint Benoît. Le manque de travail ruine autant l’âme que le manque de prière ruine l’activité pratique.

jeudi 20 août 2015

Cercle de feu




Saint Bernard de Clairvaux


On ne présente plus saint Bernard de Clairvaux, particulièrement en honneur dans la très proche abbaye de Lucelle, que la Révolution Française détruisit selon les usages de l'époque. Saint Bernard s'y arrêta-t-il ? Il y a plus que des doutes, mais il y est en honneur. On le fêtera en ces saints lieux le dimanche 23 août prochain. Mentionnons un différend franco-suisse, à propos d'une relique qui est repassée la frontière après le changement d'affectation de la chapelle côté suisse, au grand regret de bon nombre d'Helvètes locaux.


Nous avons ici une ancienne édition de ses oeuvres. Nous pouvons par esprit "sportif" nous remémorer les joutes entre sant Pierre le Vénérable, Abbé de Cluny, et ce grand saint. Nous avons un bon exemple de ces disputes ou discussions dans cet extrait d'une lettre de l'Abbé de Cluny. Il est arrivé à saint Bernard d'essuyer quelques déconvenues du fait d'une application très littérale de la Sainte Règle avec un de ses neveux notamment, qui l'abandonna pour un monastère clunisien.

Tous deux étaient mus par un grand amour de la Vierge Marie. Citeaux sétendit grâce en partie au prestige et à l'aura de saint Bernard. Et Cluny vit son influence diminuer du fait notamment de l'emprise des "laïcs".

Méditation sur le Salve Regina

Puisque je veux saluer la Vierge, je dois d'abord considérer sa grandeur. Car elle ne peut pas être plus élevée par rapport à son Fils, que d'être appelée mère de Dieu. C'est donc en admettant la magnificence de notre Reine, que je dis avec respect et dévotion : « salut ô Reine ». Désormais, ô Souveraine, je veux combattre sous votre protection : je me soumets entièrement à votre puissance; gouvernez-moi complètement, ne laissez rien à régir à ma faiblesse pour ce qui me concerne. Car sachez que tout ce que vous m'abandonnerez sera misérablement détruit. Mais, comme du sommet de la tête jusqu'à la plante des pieds je me trouve rempli de misères et de corruption, créature si noble, comment daignerez-vous diriger cette puanteur et cette horreur, vous la « Reine de miséricorde?» Et quels sont les sujets de la miséricorde, sinon les misérables? Vous éprouvez beaucoup de sollicitude pour eux: vous les avez adoptés pour vos enfants, vous avez voulu, ô Souveraine, vous charger de leur direction : voilà pourquoi on vous appelle « Reine de miséricorde. » Nous donc qui sommes misérables, nous nous consolerons désormais avec vous, ô notre maîtresse, nous habiterons dorénavant avec vous, nous nous attacherons à vous de toutes les entrailles de notre âme, parce que vous êtes « la vie, » oui, la vraie vie, puisque par votre humilité vous avez vaincu la mort de l'orgueil et nous avez obtenu la vie de la grâce. O vie vraiment aimable, vie désirable, vie délicieuse, vie qui nourrissez vos enfants des aliments célestes. En effet, quiconque veut vous posséder doit s'affliger, repousser les délices, mépriser toute délicatesse : et plus on se mortifie, plus on vous possède.
etc...

mercredi 19 août 2015

Saint Bernard Tolomei


L'ordre monastique fête aujourd'hui saint Bernard Tolomei 


Chez saint Bernardo Tolomei, initiateur d'un mouvement monastique bénédictin, ressort également l'amour pour la prière et pour le travail manuel. Son existence fut une existence eucharistique, entièrement consacrée à la contemplation, qui se traduisait en un humble service du prochain. En raison de son esprit d'humilité et d'accueil fraternel particulier, il fut réélu abbé par les moines vingt-sept années de suite, jusqu'à sa mort. En outre, pour assurer l'avenir de son œuvre, il obtint de Clément VI, le 21 janvier 1344, l'approbation pontificale de la nouvelle Congrégation bénédictine, dite de "S. Maria di Monte Oliveto". A l'occasion de la grande peste de 1348, il quitta la solitude de Monte Oliveto pour se rendre dans le monastère Saint-Benoît à Porta Tufi, à Sienne, afin d'assister ses moines frappés par le mal (et la population de Sienne), et il mourut lui-même victime de la maladie comme un authentique martyr de la charité. De l'exemple de ce saint, nous vient l'invitation à traduire notre foi en une vie consacrée à Dieu dans la prière et prodiguée au service du prochain sous l'impulsion d'une charité également prête au sacrifice suprême.

Pour la petite histoire relevons que Clément VI qui approuva la nouvelle Congrégation était un pape d'Avignon, célèbre par son goût du luxe, il fut surnommé pour cette raison le Magnifique. Quel contraste avec l'ascétisme de saint Bernard Tolomei.

Wikipedia ;

Vie de saint Bernard par dom Maréchaux

C’était en la fête de saint Benoît, 21 mars 1348. Le serviteur de Dieu recommandait au grand patriarche des moines et son âme et l’âme de ses enfants, quand celui-ci lui apparut tout éclatant de lumière : "Bernard, mon fils, lui dit-il, voici le moment de redoubler d’ardeur dans la prière, toi et tes frères : car Dieu est résolu à tirer châtiment des crimes de l’Italie. La mort sévira même sur les justes, à cause des impies. Tu rendras ton âme à Dieu le vingt août. Bernard de Clairvaux, que tu honores avec tant d’amour, viendra la recevoir et t’introduire au ciel, où t’attend la récompense due à tes travaux." Après avoir dit ces mots, le grand saint disparut (1).

Et la peste fit son oeuvre dévastatrice.

P.S. Il est bon de faire montre d'une certaine prudence avec les relations d'apparitions du Moyen-Age, mais ce passage n'en constitue pas moins une bonne synthèse.

mardi 18 août 2015

Un confesseur du pape retourne à Dieu


BUENOS AIRES, 18 août 15 / 24:47 (AIIC) .- Le samedi 15 Août est décédé le Père Berislao Ostojic OFM, un prêtre appartenant à l'Institut des Franciscains Missionnaires Croates. Le prêtre était autrefois confesseur du cardinal Jorge Mario Bergoglio, François aujourd'hui, au cours de ses dernières années comme archevêque de Buenos Aires en Argentine.

Sainte Hélène


Nous fêtons aujourd'hui la mère de l'empereur Constantin, sainte Hélène. La grâce a des chemins mystérieux. Les compte-rendus de résumés historiques disent qu'elle était concubine de Constance Chlore ou épouse de seconde zone. Un élément à ne pas oublier en ces temps où se prépare la deuxième partie du Synode pour la famille.
Elle entreprit son pèlerinage en Terre Sainte en expiation pour le meurtre de son propre fils par Constantin, puis celui de sa femme qui l'avait accusé.
"Hélène, première femme de Constance Chlore, qui ceignit depuis la couronne impériale, était, paraît-il, une humble fille d’étable. Noble fille d’étable, qui sut mettre tant de sollicitude dans la recherche de la Crèche sacrée ! Noble fille d’étable, à qui fut réservé de connaître l’Étable de Celui qui guérit les blessures de l’humanité déchue ! Noble fille d’étable, qui préféra les abaissements du Christ aux dignités trompeuses du monde ! Aussi le Christ l’a-t-Il élevée de l’humilité de l’étable au sommet des grandeurs humaines."
Les effets de la grâce ont eu les conséquences que l'on sait pour la paix de l'Eglise, même s'ils sont critiqués par certains aujourd'hui. C'est à Sainte Hélène que nous devons l'édification des premières basiliques en Terre Sainte et d'une certaine manière le lancement de nos pèlerinages. Une chapelle lui est dédiée à Bethléem,  elle a été restaurée en 2007.

Homélie du P. Verlinde pour l'exaltation de la Sainte Croix ; François Xavier de Villemagne ;


Centre international Marie de Nazareth


Voir cimdn.org 

Missionnaires de la Miséricorde

Le pape François avait annoncé des Missionnaires de la Miséricorde... Prêtres, évêques émérites, peuvent postuler.



Les missionnaires de la miséricorde recevront le mandat du pape François au cours d'une célébration le mercredi des Cendres dans la basilique Saint-Pierre. Le rôle des missionnaires est décrit dans la bulle Misericordiae vultus, au nº18. Il faut en particulier souligner que:
Caractéristiques
Les missionnaire devront être:
1. Signe vivant de la façon dont le père accueille ceux qui sont à la recherche de son pardon.
2. Instruments auprès de tous d'une rencontre riche en humanité, source de libération, lourde de responsabilité afin de dépasser les obstacles à la reprise de la nouvelle vie du Baptême.
3. Guidés par les mots: "Dieu, en effet, enfermé sous les hommes dans le refus de croire pour faire à tous miséricorde" (Rm 11, 32).
4. Prédicateurs convaincants de la miséricorde.
5. Hérauts de la joie du pardon.
6. Confesseurs accueillants, plein d'amour et de compassion, attentifs aux difficultés particulières de chacun.
Fonctions.
Les missionnaires seront envoyés, par chaque Évêque diocésain à l'intérieur de leur région, pour animer des missions pour le peuple ou des initiatives spécifiques liées au Jubilé, avec une attention particulière à la célébration du sacrement de la réconciliation. Le Saint-Père, en effet, leur donnera l'autorité pour pardonner aussi les péchés qui sont réservés au Siège Apostolique.
Lettre de l'Evêque.
Chaque missionnaire devra avoir une lettre de présentation de son propre Ordinaire diocésain ou du Supérieur de la province d'appartenance qui atteste la capacité d'exercer ce ministère. Pour devenir missionnaire il est nécessaire de remplir avec attention le formulaire "Devient missionnaire"

Site du Jubilé

Pèlerinage en Terre Sainte

Du 11 au 16 septembre, la CCEE en assemblée plénière en Terre Sainte

Du 11 au 16 septembre, la CCEE en assemblée plénière en Terre Sainte


TERRE SAINTE- Le Conseil des Conférences Episcopales d’Europe (CCEE), tiendra son Assemblée plénière annuelle en Terre Sainte, du 11 au 16 septembre prochains, à l’invitation de S.B Fouad Twal, Patriarche Latin de Jérusalem. Cette Assemblée réunit les présidents de toutes les Conférences épiscopales d’Europe.
Les Ordinaires Catholiques de Terre Sainte invitent les chrétiens de Terre Sainte à participer aux trois évènements majeurs qui se tiendront en marge de cette Assemblée plénière : l’entrée solennelle dans la Basilique du St Sépulcre le 14 septembre, la messe présidée par le Patriarche Fouad Twal en l’église Ste Catherine à Bethléem le 15 septembre, et la messe d’action de grâces, le 16 septembre, en la Basilique du St Sépulcre, présidée par le Cardinal Peter Erdö, président de la CCEE. 

lundi 17 août 2015

Le relativisme politique

Il est devenu d'usage courant de se profiler contre la doctrine sociale de l'Eglise et l'anthropologie chrétienne pour marquer sa différence éclairée, "sa lumière". Cela devient de plus en plus patent dans les interventions de représentants de nos partis politiques "chrétiens" dont le qualificatif n'est plus, très fréquemment, qu'un lointain reflet d'un vague christianisme sociologique.


L'excellent ouvrage du Cardinal Robert Sarah, Dieu ou rien, Entretien sur la foi, Fayard 2015, nous donne presque envie d'être réévangélisé par certains Africains. Quelle richesse!

Sur le sujet politique, un extrait :

"Une vraie démocratie n’est pas exactement le gouvernement de la majorité, mais elle s’en rapproche. Une majorité mérite-t-elle encore ce nom lorsqu’elle écrase, à l’aide de lois oppressives, les minorités raciales, religieuses et politiques ? Dans Deus caritas est, Benoît XVI rappelait que « l’ordre juste de la société et de l’État est le devoir essentiel du politique. Un État qui ne serait pas dirigé selon la justice se réduirait à une grande bande de vauriens, comme l’a dit un jour saint Augustin : “Remota itaque iustitia quid sunt regna nisi magna latrocinia ?” ». Ce sont des situations et des réalités qui ne sont pas rares aujourd’hui. Il est bon que tout pouvoir soit équilibré par des contre-pouvoirs. Aussi la démocratie, qui est un idéal et une pratique, est-elle reconnue comme le système politique le moins mauvais. Mais si la démocratie exclut la religion, explicitement ou non, elle n’est plus un bien pour le peuple ; dès lors, l’État de droit n’est plus. Etc…"

259-260

L'Assomption de Marie



SOLENNITÉ DE L’ASSOMPTION DE LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE
PAPE FRANÇOIS
ANGELUS
Place Saint Pierre, Samedi, 15 août 2015
Traduction personnelle rapide (Italien)

Chers frères et sœurs, bonjour et bonne fête de Notre-Dame.

Aujourd'hui, l'Eglise célèbre l'une des fêtes les plus importantes dédiées à la Vierge Marie, la fête de son Assomption. A la fin de sa vie terrestre, la mère du Christ est montée au ciel avec son corps et son âme, elle est, dans la gloire de la vie éternelle, en pleine communion avec Dieu.

L'Évangile d'aujourd'hui ( Lc 1,39-56) nous présente Marie qui, immédiatement après la conception de Jésus par la puissance du Saint-Esprit, est allé voir sa cousine Elisabeth, aussi miraculeusement en attente d’un fils. Lors de cette rencontre pleine de l'Esprit Saint, Marie exprime sa joie avec le cantique du Magnificat, parce qu'il exprime pleinement l'importance des grandes choses qui se déroulent dans sa vie: par son entremise ont été réalisées toutes les attentes de son Peuple.
Mais l'Évangile nous montre aussi quelle est le motif le plus vrai de la grandeur de Marie et de son bonheur: ce motif, c’est la foi. En effet Elizabeth l’accueille avec ces mots: «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce que le Seigneur lui a dit » ( Lc 1:45). La foi est le cœur de toute l'histoire de Marie; elle est une croyante, la grande croyante; vous savez - et je le dis - que, dans l'histoire a pesé la violence et l'arrogance, l'orgueil des riches, l'arrogance des orgueilleux. Cependant, Marie croit et proclame que Dieu n’abandonne pas ses enfants, humbles et pauvres, mais les secoure avec miséricorde, avec bonté, renverse les puissants de leurs trônes, disperse les superbes dans la « trame » leurs cœurs. Telle est la foi de notre Mère, telle est la foi de Marie!

Le Cantique de la Vierge nous laisse aussi imaginer la pleine signification de l'histoire de Marie: si la miséricorde du Seigneur est le moteur de l'histoire, alors ne pouvait pas «connaître la corruption du tombeau celle qui portait le Seigneur de la vie» ( Préface ). Tout cela ne concerne pas seulement Marie. Les «grandes choses» effectuées par le Tout-Puissant en elle, nous touchent profondément, nous parlent de notre voyage à travers la vie, nous nous souvenons de l'objectif qui nous attend: la maison du Père. Notre vie, vue à la lumière de Marie élevée au ciel, n’est pas une errance sans but, mais elle est un pèlerinage qui, avec toutes ses incertitudes et ses souffrances, a une destination sûre: la maison de notre Père, qui nous attend avec amour. Il est beau de penser à ceci: nous avons un Père qui nous attend avec amour, et  notre Mère Marie est là et nous attend avec amour.

En attendant, Dieu fait resplendir « pour son peuple, en pèlerinage sur la terre, un signe de consolation et d'espérance certaine» ( ibid. ). Ce signe a un visage, ce signe a un nom: le visage radieux de la Mère du Seigneur, le nom béni de Marie, pleine de grâce, parce qu'elle a cru en la parole du Seigneur: la grande croyante! En tant que membres de l'Église, nous sommes destinés à partager la gloire de notre Mère, parce que, Dieu merci, nous croyons aussi dans le sacrifice du Christ sur la croix et que par le baptême, nous sommes incorporés dans ce mystère de salut.

Aujourd'hui, tous ensemble nous la prions pour que, tandis que les vents contraires soufflent lors de notre voyage sur cette terre, nous nous tournons vers ses yeux miséricordieux, à la recherche du chemin. Montre-nous le but, et après cet exil montre-nous Jésus, le fruit béni de son sein. Et nous disons ensemble: Ô clémente, ô pieuse, ô douce Vierge Marie!

Je suis le Pain de Vie

Le Pape François - Angelus - Place Saint-Pierre - Dimanche, 16 Août, 2015
Traduction personnelle rapide et à la volée (Italien)

Chers frères et sœurs, bonjour!

Durant ces dimanches la liturgie propose, dans l'Evangile de Jean, le discours de Jésus sur le Pain de Vie, qui est lui-même, et qui est aussi le sacrement de l'Eucharistie. Le passage d'aujourd'hui (Jn 6,51-58) présente la dernière partie de ce discours, et se réfère à certaines des personnes qui se scandalisent par ce que Jésus a dit: «Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle et je le ressusciterai au dernier jour »(Jn 6,54). L'étonnement du public est compréhensible; Jésus utilise en effet le style des prophètes pour provoquer le peuple - et nous aussi – par ses questions et, finalement, susciter une décision.  Examinons sa demande : que signifie «manger la chair et boire le sang » de Jésus ? Est-ce seulement une image, une phrase, un symbole, ou est-ce que cela indique quelque chose de réel? Pour répondre, nous devons réfléchir à ce qui se passe dans le cœur de Jésus lorsqu’il rompit les pains pour la foule affamée.
Sachant qu'il aurait à mourir sur la croix pour nous, Jésus lui-même s’identifie avec le pain rompu et partagé, il devient pour lui le «signe» du sacrifice qui l'attend. Ce processus culmine dans la Dernière Cène, où le pain et le vin deviennent réellement son Corps et de son Sang. C’est l'Eucharistie, que Jésus nous laisse avec un but: Que nous puissions devenir une seule chose avec Lui. Il dit: « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi et moi en lui »(v. 56). Quel «demeurer»… Jésus demeure en nous et nous en Jésus. La Communion est assimilation : en le mangeant, nous devenons comme Lui. Mais cela nécessite notre «oui», notre adhésion de foi.
Parfois vous sentez, à propos de la messe, cette objection: «Mais à quoi sert la messe? Je vais à l'église quand je le sens, ou j’aime mieux prier dans la solitude ". Mais l'Eucharistie n’est pas une prière privée ou une belle expérience spirituelle. Elle n’est pas seulement une commémoraison de ce que Jésus a fait à la dernière Cène. Nous disons, pour bien comprendre, que l'Eucharistie est un "mémorial", un geste qui actualise et rend présent la mort et la résurrection de Jésus. Le pain est vraiment son Corps donné pour nous, le vin est réellement son sang versé pour nous.
L'Eucharistie c’est Jésus qui se donne entièrement à nous. Nourrissez-vous de Lui et demeurez en Lui à travers la Sainte Communion, si nous le faisons avec foi, il transforme notre vie, il devient un don à Dieu et aux autres. Se nourrir du «pain de vie» vise à se mettre en phase avec le cœur du Christ, assimiler ses choix, ses pensées, son comportement. Cela signifie entrer dans un dynamisme de l'amour et devenir des personnes de paix, des personnes de pardon, de réconciliation, de partage solidaire. Les mêmes choses que Jésus a fait.
Jésus conclut son discours par ces mots: «Celui qui mange ce pain vivra éternellement " (Jn 6:58). Oui, vivre en communion réelle avec Jésus sur cette terre fait déjà passer de la mort à la vie. Le Ciel commence, dans cette communion avec Jésus.

Et au ciel nous attend déjà Marie notre Mère - nous avons célébré hier, ce mystère. Qu’elle nous obtienne la grâce de toujours nous nourrir avec foi de Jésus, le pain de vie.

dimanche 16 août 2015

"Manger ma chair"



20ème dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « Venez, mangez de mon pain, buvez le vin que j’ai préparé » (Pr 9, 1-6)
Psaume : Ps 33 (34), 2-3, 10-11, 12-13, 14-15
2ème lecture : « Comprenez bien quelle est la volonté du Seigneur » (Ep 5, 15-20)
Evangile : « Ma chair est la vraie nourriture, et mon sang est la vraie boisson » (Jn 6, 51-58)


Homélie au sanctuaire


samedi 15 août 2015

Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie


Lectures
1ère lecture : « Une Femme, ayant le soleil pour manteau et la lune sous les pieds » (Ap 11, 19a ; 12, 1-6a.10ab)
2ème lecture : « En premier, le Christ ; ensuite, ceux qui lui appartiennent » (1 Co 15, 20-27a)
Evangile : « Le Puissant fit pour moi des merveilles : il élève les humbles » (Lc 1, 39-56)


vendredi 14 août 2015

Saint Maximilien Kolbe


L'Evangile de ce matin a un rapport étroit avec un des thèmes médiatiques du Synode sur la famille (Mt 19, 3-12). Nous rappelant le sacrifice de saint Maximilien-Marie Kolbe, fils de saint François, et n° 16670, qui donna sa vie à la place d'un père de famille, nous pouvons nous interroger sur son exemple... Les religieux, signes eschatologiques du royaume, n'ont-ils pas également comme mission d'aider à l'unité des familles, ici-bas? Notre première mission dans ce domaine n'est pas d'abord de trouver une porte de sortie à un mariage et d'aider à une éventuelle constatation de nullité, mais de le renforcer et bien sûr de soutenir ceux qui sont en difficulté.
Autre point à souligner son usage de la presse ; Mission de l'Immaculée.

jeudi 13 août 2015

Trois dimensions de la vie familiale : la fête, le travail et la prière.

Le temps de la fête est sacré parce que Dieu l’habite de manière particulière. L’Eucharistie dominicale rassemble pour la fête toute la grâce de Jésus-Christ : sa présence, son amour, son sacrifice, la communauté qu’il fait de nous, sa compagnie à nos côtés… Et ainsi, toute réalité reçoit son sens plénier : le travail, la famille, les joies et les fatigues de tous les jours, et même la souffrance et la mort ; tout est transfiguré par la grâce du Christ.

Catéchèse du Pape François