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vendredi 31 juillet 2015

Cardinal Cottier : l'Année de la miséricorde illuminera le Synode


(RV) « La miséricorde est doctrine. C’est le cœur de la doctrine chrétienne. Une mentalité étroite est la seule qui peut défendre le légalisme et imaginer que la miséricorde et la doctrine sont deux choses distinctes ». Le cardinal Georges Marie Martin Cottier accorde une longue interview à la revue jésuite italienne, La Civiltà Cattolica. Le théologien émérite de la Maison pontificale, rappelant l’instauration du Dimanche de la Divine Miséricorde par Jean-Paul II, souligne que l’Eglise « a compris que personne, et quelle que soit sa position, ne peut être abandonné à sa solitude. Nous devons accompagner les personnes, les justes comme les pécheurs. »
Le cardinal suisse insiste sur le fait que l’Esprit Saint a « induit l’Eglise à prendre toujours plus conscience de sa mission prioritaire d’annoncer au monde la force souveraine de la divine miséricorde ». Celle-ci, ajoute-t-il, doit « marquer de son sceau toutes les initiatives pastorales de l’Eglise », car il est nécessaire que ce message atteigne tout le monde. Le prélat précise : « la miséricorde que l’Eglise a pour mission d’apporter au monde n’est pas juste une sorte d’empathie face à la souffrance humaine ». Selon lui, « les initiatives miséricordieuses, entreprises auprès des personnes qui vivent des situations douloureuses, apparemment sans voie de sortie, doivent, avec compassion et soulagement, aider la personne en souffrance à ouvrir son cœur à la confiance en le Père de la miséricorde ».
Ne pas rester retrancher, mais se jeter au plus profond du monde
Concernant l’annonce de l’Evangile aujourd’hui, face à la sécularisation et au relativisme, le cardinal Cottier est convaincu que « tous les moyens humains contribuent » à l’expansion du Règne de Dieu. Cependant, il se dit convaincu qu’aujourd’hui « ce sont les choses divines qui doivent protéger et vivifier de manière tout à fait particulière les choses humaines ». Pour lui, au lieu de se retrancher derrière les œuvres fortifiées, les chrétiens devraient entrer dans le monde, au plus profond, en s’appuyant sur la force de Dieu, celle de l’amour et de la vérité. « Les choses divines sauveront les choses humaines », affirme le prélat. Il estime que « les moyens humains de défense de la civilisation deviendront toujours plus inadaptés face à la gravité de la crise de la culture ».
Enfin, le Cardinal Cottier pose son regard sur le prochain Synode dédié à la famille. Il espère une pastorale nouvelle « qui réponde à la gravité de la crise » parce que la « pratique actuelle est devenue insuffisante ». Le prélat a une pensée pour ces familles blessées, les divorcés remariés, les enfants qui souffrent du divorce de leurs parents. Sur le plan pastoral, « nous devons respecter les coordonnées existentielles de la vie spirituelle des personnes » et il existe, selon lui, « une brutalité contraire à la délicatesse avec laquelle Dieu guide les personnes », qui est « inhérente au rigorisme ».
L’Année de la Miséricorde, « cela ne fait aucun doute », illuminera les travaux du Synode et le marquera de son style. « Toujours, tout le temps et peu importe le jugement exprimé, celui-ci doit être présenté et expliqué dans un langage qui fasse comprendre clairement la sollicitude maternelle de l’Eglise ». Le Pape François, conclut-il, insiste sur la beauté et la joie de la vie chrétienne. A travers la voix de ses pasteurs, l’Eglise doit toujours laisser entendre qu’elle est guidée par les exigences de la miséricorde divine.

Saint Ignace


Nous fêtons aujourd'hui saint Ignace de Loyola fondateur de la Compagnie de Jésus. Il figure habituellement en bonne position dans la chapelle sur un tableau ex-voto représentant la ville de Delémont et offert après qu'un incendie ait été éteint par l'intercession de ce saint, de saint Nicolas de Tolentino, de Notre-Dame, et du Saint-Sacrement.
Saint Ignace a fui la chapelle pour se réfugier dans le musée local... Faisait-il trop chaud? Ne plaisantons pas avec nos frères les saints, quoique certains aient la vis comica bien entretenue. Il nous reste toutefois deux éminents jésuites pour signifier sa présence, saint François Xavier et un portrait du pape François. La postérité de saint Ignace est immense de par le monde et son patrimoine spirituel et culturel presque sans comparaison. Le bras de saint Ignace depuis l'église du Gesù est toujours agissant.
Exercices de saint Ignace, obéissance ignacienne au pape, luttes aux frontières de l'Eglise, ce qui n'a pas été sans risques ni conséquences, ni chutes fatales.
Le pape François étant allé faire ses dévotions auprès de l'un de ses fils spirituels qui participa à la constitution des fameuses Réductions au Paraguay pourquoi ne pas s'arrêter là avec lui?
Certains rapprochements dans le vocabulaire nous permettent un sourire (macabre) en pensant au fameux usage Guaranis et Jivaros qui réduisaient les têtes, vivaient dans un système "matriacal"  et pratiquaient la polyandrie. Quel parcours d'évangélisation! Notre temps a quelques leçons à tirer de cette époque au vu de l'"évolution" des moeurs.

jeudi 30 juillet 2015

Fribourg la jolie


Merci Joseph!

Calendrier officiel des événements du Jubilé de la Miséricorde




Avril 2015

  Samedi, le 11 avril 2015
Veille du  dimanche de la Divine Miséricorde

               Lecture de la Bulle d’indiction du Jubilé
  

1400 ème anniversaire de la mort de saint Colomban


Le passage d'un pèlerin venant de Bretagne nous rappelle que nous fêtons cette année le 1400ème anniversaire de la mort de saint Colomban. Les moines colombaniens ont marqué notre pays avec Saint Gall, mais aussi saint Ursanne. Il passa à deux reprises par la Bretagne, la seconde lorsqu'il fut chassé par Brunehaut de Luxeuil. Après avoir suivi la Loire, et ayant embarqué, il échoua sur la côte  Sud de la Bretagne, le bateau échoua. Notre Saint y vit certainement un signe de Dieu, et il repartit vers l'intérieur du continent vers le lac de Constance où il laissa Saint Gall avec une rude punition  et passa les Alpes pour s'établir à Bobbio.

Entre juifs et catholiques, de l'indifférence à l'amitié

015-07-29 Radio Vatican
(RV) Mardi a été inaugurée au Vatican dans le bras de Charlemagne, place Saint-Pierre, une exposition dédiée à l’amitié entre Jean-Paul II et les juifs. Cette initiative née aux Etats-Unis intervient cinquante ans après la promulgation de la déclaration conciliaire Nostra aetate. A cette occasion, le cardinal Kurt Koch, le président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens, est intervenu dans une conférence promue par l’International Council of Christians and Jews à Rome. Les précisions de Marie Duhamel  http://media02.radiovaticana.va/audio/audio2/mp3/00488233.mp3 
« Il n’est pas possible de s’arrêter aux paroles, aux rencontres, aux conférences, parce que le patrimoine spirituel commun aux juifs et aux catholiques est tellement grand qu’il ne peut pas être exprimé seulement avec des mots bien formulés mais qu’il doit déboucher sur des actions concrètes ». Le cardinal Koch prend alors un exemple, celui d’une réunion en 2004 à Buenos Aires entre catholiques et juifs sur les activités socio-caritatives menées par les deux communautés. « Nous ne nous sommes pas limités à parler. Nous sommes parvenus à récolter des fonds d’organisations internationales qui ont été mis à disposition de la Caritas pour des projets d’aide aux pauvres et aux personnes dans le besoin ». Cet exemple n’en est qu’un parmi tant d’autres, souligne le président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des chrétiens. « De très nombreuses institutions et organisations d’aide aux personnes nécessiteuses peuvent collaborer ensemble à l’avenir de manière encore plus intensive ». Cette aide envers celles et ceux qui en ont le plus besoin trouve ses racines jusque dans l’Ancien Testament. C’est donc « un terrain profitable d’entente et de collaboration que le dialogue judéo-chrétien doit toujours avoir à l’esprit ». Cinquante ans après Nostra aetate, a reconnu le cardinal Koch, un petit miracle s’est produit dans les relations entre juifs et catholiques : « l’indifférence et l’opposition se sont transformés en collaboration et en bienveillance. D’ennemis et d’étrangers, nous sommes devenus amis et frères ». 

mercredi 29 juillet 2015

Notre-Dame de Toute Aide


Sympathique visite de pèlerins venant de Bretagne
et d'un sanctuaire qui invite à un arrêt
.


Saint Gall passa par cet endroit bien auparavant et une fontaine porte son nom. Près de celle-ci sur l'indication de la Vierge, on trouva une ancienne statue la représentant.
Rappelons que nous fêtons cette année le 1400ème anniversaire de la mort de saint Colomban

Marthe et Marie

Commentaire de Benoît XVI sur l'Evangile du jour 18 juillet 2010 de Castel Gandolfo :

Chers frères et sœurs!
Nous voici désormais au cour de l'été, au moins dans l'hémisphère boréal. C'est la période pendant laquelle les écoles sont fermées et où se concentre la plus grande partie des vacances. Les activités pastorales dans les paroisses sont également réduites et j'ai moi-même suspendu les audiences pendant quelque temps. C'est donc le moment favorable pour donner la première place à ce qui est effectivement le plus important dans la vie, c’est-à-dire l'écoute de la Parole du Seigneur. L'Evangile de ce dimanche nous le rappelle aussi, avec le célèbre épisode de la visite de Jésus chez Marthe et Marie, raconté par saint Luc (10, 38-42).
Marthe et Marie sont sœurs; elles ont aussi un frère, Lazare, mais qui n'apparaît pas ici. Jésus passe par leur village et le texte dit que Marthe le reçoit (cf. 10, 38). Ce détail fait penser que Marthe est la plus âgée des deux, celle qui gouverne la maison. En effet, une fois que Jésus s'est installé, Marie s'assoit à ses pieds et se met à l'écouter, tandis que Marthe est entièrement prise à s’occuper de tout, certainement en raison de l'Hôte exceptionnel. On a l'impression de voir la scène: une sœur qui s'agite affairée et l'autre comme transportée par la présence du Maître et par ses paroles. Au bout d'un moment, de toute évidence irritée, Marthe ne tient plus et proteste, en se sentant également le droit de critiquer Jésus: «Seigneur, cela ne te fait rien? Ma sœur me laisse seule m’occuper de tout. Dis-lui donc de m'aider». Marthe voudrait même enseigner au Maître! Jésus répond en revanche très calmement: «Marthe, Marthe, — ce nom répété exprime l'affection — tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part: elle ne lui sera pas enlevée» (10, 41-42). La parole du Christ est très claire: il n'y a aucun mépris pour la vie active, et encore moins pour l'hospitalité généreuse; mais il y a un rappel clair du fait que la seule chose vraiment nécessaire est une autre: écouter la Parole du Seigneur; et le Seigneur en ce moment est là, présent dans la Personne de Jésus! Tout le reste passera et nous sera enlevé, mais la Parole de Dieu est éternelle et donne un sens à nos actions quotidiennes.
Chers amis, comme je le disais, cette page de l'Evangile est d'autant plus adaptée au temps des vacances qu'elle nous rappelle le fait que la personne humaine doit certes travailler, s'engager dans les occupations domestiques et professionnelles, mais qu'elle a avant tout besoin de Dieu qui est lumière intérieure d'Amour et de Vérité. Sans amour, même les activités les plus importantes perdent de leur valeur et ne procurent pas de joie. Sans une signification profonde, toute notre action se réduit à de l'activisme stérile et désordonné. Et qui nous donne l'Amour et la Vérité, sinon Jésus Christ? Apprenons donc, chers frères, à nous aider les uns les autres, à collaborer, mais avant cela à choisir ensemble ce qu’il y a de meilleur, qui est et sera toujours notre plus grand bien.

mardi 28 juillet 2015

lundi 27 juillet 2015

Combien est nécessaire la joie au monde!


PAPE FRANCOIS Angelus
(Traduction privée)
Place Saint-Pierre
Dimanche, 26 Juillet, 2015

Chers frères et sœurs, bonjour.

L'Evangile de ce dimanche (Jn 6,1 à 15) présente le grand signe de la multiplication des pains, dans le récit de l'évangéliste Jean. Jésus est sur la rive du lac de Galilée, et il est entouré par «une grande foule», attirée par « les signes qu'il accomplissait sur les malades» (v 2.). Il agit avec la puissance de Dieu miséricordieux, guérissant de tous les maux du corps et de l'esprit. Mais Jésus est non seulement un médecin, il est aussi un maître: il monte sur la montagne et se trouve dans l'attitude typique du Maître quand il enseigne: il est sur une « chaire » naturelle créée par son Père céleste. À ce moment, Jésus, qui sait ce qu'il va faire, met à l’épreuve ses disciples. Que faire pour nourrir tous ces gens? Philippe, l'un des Douze,  fait un rapide calcul: l'organisation d'une collecte, avec laquelle il serait possible d’obtenir un maximum de deux cents deniers pour acheter du pain, ça ne serait pas assez pour nourrir cinq mille personnes.
Les disciples pensent en termes de «marché», mais Jésus remplace la logique de l'achat par cette autre logique, la logique du don. Et puis André, un autre des Apôtres, le frère de Simon-Pierre, présente un jeune qui offre tout ce qu’il a : cinq pains et deux poissons; certainement ce n’est rien - dit André – pour nourrir la foule (cf. v. 9). Mais Jésus attendait juste cela. Il ordonné à ses disciples de faire asseoir les gens, puis il prit les pains et les poissons, rendit grâce au Père, et les distribua (cf. v. 11). Ces gestes anticipent ceux de la dernière Cène, durant laquelle Jésus donne au pain son vrai sens. Le pain de Dieu est Jésus lui-même. Entrant en communion avec Lui, nous recevons Sa vie en nous, nous devenons les enfants du Père céleste et frères entre nous. Entrant en communion avec Jésus nous le rencontrons effectivement, ressuscité et vivant! Participer à l'Eucharistie signifie entrer dans la logique de Jésus, la logique de la gratuité, du partage. Comme nous sommes pauvres, nous pouvons tous donner quelque chose. "Entrer la communion" signifie aussi atteindre  la grâce du Christ qui nous permet de partager avec les autres ce que nous sommes et ce que nous avons.
La foule est frappée par le miracle de la multiplication des pains; mais le don que Jésus offre est la plénitude de la vie pour l'homme qui a faim. Jésus rassasie non seulement de la faim matérielle, mais de la plus profonde, la soif de sens à la vie, la faim de Dieu. En face de la souffrance, de la solitude, la pauvreté et les difficultés de tant de gens, que pouvons-nous faire nous? Se plaindre ne résout rien, mais nous pouvons offrir le peu que nous avons, comme le jeune garçon de l'Évangile. Nous avons certainement quelques heures de notre temps, un certain talent, une certaine expertise ... Qui d'entre nous n'a pas ses «cinq pains et deux poissons»? Tout ce que nous avons! Si nous sommes prêts à les mettre dans les mains du Seigneur, cela suffit parce que dans le monde, il y aura un peu plus d'amour, de paix, de justice, et surtout de la joie. Combien est nécessaire la joie au monde! Dieu est capable de multiplier les petits gestes de solidarité et de nous rendre participants de son don.
Notre prière soutient l'engagement commun pour qu’à toute personne jamais ne manque le pain du ciel qui donne la vie éternelle et le nécessaire pour mener une vie digne, et que soit affermie la logique du partage et de l'amour. Que La Vierge Marie nous accompagne avec son intercession maternelle.

Après l'Angélus:


Inscription à la JMJ et conversion électronique
pour le pape François

Chers frères et sœurs,

Aujourd'hui, nous ouvrons les inscriptions pour la trente et unième Journée mondiale de la jeunesse, qui se tiendra l'année prochaine en Pologne.
Je voulais moi ouvrir les inscriptions et pour cela, j'ai fait venir à côté de moi un jeune homme et une jeune fille, pour être avec moi au moment de l'ouverture de l’inscription, ici en face de vous.
Voilà, je me suis inscrit pour cette journée comme un pèlerin à travers ce dispositif électronique, cette journée sera célébrée durant l'Année de la Miséricorde, un certain sens, un jubilé des jeunes, appelés à réfléchir sur le thème: «Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde" (Mt 5,7). Je vous invite, la jeunesse du monde pour vivre ce pèlerinage à Cracovie, et à participer à ce moment de grâce de leurs propres communautés.



Dans quelques jours, ce sera le deuxième anniversaire depuis, en Syrie, a été kidnappé le Père Paolo Dall'Oglio. Je fais un appel pressant et urgent pour la libération de ce religieux  estimé. Je ne peux pas oublier aussi les évêques orthodoxes enlevés en Syrie et toutes les autres personnes qui, dans les zones de conflit, ont été séquestrées. J’espère un engagement renouvelé des autorités compétentes locales et internationales, pour que ces frères seront bientôt rendus à la liberté. Avec affection et en participant à leur souffrance, nous voulons nous souvenir d'eux dans la prière et nous prions tous ensemble la Vierge Marie : Ave Maria ......

Je vous salue tous, pèlerins en provenance d'Italie et d'autres pays. Saluant le pèlerinage international des Sœurs de Saint-Félix, les fidèles de Salamanque, les jeunes de Brescia qui font un service à la soupe populaire de la Caritas de Rome, et le jeune de Ponte San Giovanni (Pérouse).



Aujourd'hui, 26 Juillet, l'Eglise fait mémoire des saints Joachim et Anne, les parents de la Bienheureuse Vierge Marie, et les grands-parents de Jésus. A cette occasion, je tiens à saluer toutes les grands-mères et tous les grands-pères, en les remerciant de leur présence précieuse dans les familles et pour la jeune génération. Pour tous les grands-parents en vie, mais aussi pour ceux qui nous regardent du ciel, nous les saluons et les applaudissons....


Je vous souhaite à tous un bon dimanche. Et s'il vous plaît n’oubliez pas de prier pour moi. Bon déjeuner et au revoir!

dimanche 26 juillet 2015

La terre américaine vue de l'espace


A quand la même avec l'Europe et l'Afrique
bien placées?

Source : Nasa et Aleteia

Jésus l'anti-politicien


26 juillet 2015 - 17ème dimanche du Temps Ordinaire

1ère lecture : « On mangera, et il en restera » (2 R 4, 42-44)
Psaume : Ps 144 (145), 10-11, 15-16, 17-18
2ème lecture : « Un seul Corps, un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême » (Ep 4, 1-6)
Evangile : « Ils distribua les pains aux convives, autant qu’ils en voulaient » (Jn 6, 1-15)

samedi 25 juillet 2015

Tirons la jacquette à soi

Le mot jaquette intrigue, on lit qu'il viendrait de l'anglais, etc. mais le dictionnaire étymologique Larousse nous permet de le rattacher au grand saint Jacques le Majeur, que nous fêtons aujourd'hui.


Jaquette 1327, J. de Vignay, de jaque,  ancien vêtement (XIVe s.) ; mot catalan signif. « cotte de mailles », empr. à l’arabe schakk, mailles de la  cote, ou dér de Jacques ; 1951,  L.M. « couverture publicitaire d’un livre », de l’angl. Jacket.

Bonne fête à tous les jacquaires!



Saint Jacques


1ère lecture : La faiblesse et la force de l'Apôtre (2 Co 4, 7-15)
Psaume : Ps 125, 1-2ab, 2cd-3, 4-5, 6
Evangile : Le Christ révèle à Jacques la vraie gloire de l'Apôtre (Mt 20, 20-28)

Frères et sœurs,

L’épisode de la mère des fils de Zébédée demandant la meilleure place pour ses fils est fameuse. Remarquons d’abord que le Seigneur leur demande à eux et non à leur mère s’ils sont capables de boire à sa coupe. Délicate ambassade d’une mère et réponse pleine de confiance en eux-mêmes et dans leurs propres forces. Or, c’est dans la grâce qu’il faut la mettre. Le Seigneur n’éteint toutefois pas la flamme de leurs bonnes intentions. Il connaît la nature du don qu’il va leur faire, et celle du feu qui le dévore lui-même, purifie et que rien ne parviendra à éteindre. Nous nous souvenons du passage du cantique des cantiques qui conviendrait bien à saint Jean, mais à son frère, car pour donner sa vie il faut beaucoup d’amour que ce soit un don au jour le jour ou dans le martyre de sang.
« 06 Pose-moi comme un sceau sur ton cœur, comme un sceau sur ton bras. CHŒUR Car l’amour est fort comme la Mort, la passion, implacable comme l’Abîme : ses flammes sont des flammes de feu, fournaise divine.
07 Les grandes eaux ne pourront éteindre l’amour, ni les fleuves l’emporter. »
La coupe à laquelle a bu le Christ, c’était son sacrifice sanglant au Golgotha. Par ce sacrifice, le Christ-Serviteur a accompli la rédemption du monde. Ainsi se sont totalement réalisées les paroles adressées par le Christ à ses disciples: le Fils de l’homme «n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour la multitude»[5], disait saint Jean-Paul II à Conakry aux jeunes prêtres qu’il ordonnait.
« Nous le savons, celui qui a ressuscité le Seigneur Jésus nous ressuscitera, nous aussi, avec Jésus, et il nous placera près de lui avec vous. » disait saint Paul dans son épître. Le pilier de l’action des Apôtres, c’est le Christ et la foi en la résurrection : la leur et la nôtre. Dans ce but, ils nous annoncent la Bonne Nouvelle. Ils veulent partager avec nous leur don qui n’est pas domination, mais service… Libre-service de l’amour de Dieu.
Marie nous présente à son Fils pour que nous obtenions la meilleure place, celle que le Père nous destine. Elle a présenté aussi son Fils au Père lorsqu’il a accompli le sien, elle nous assiste lors du nôtre et demande notre résurrection. Ministère de compassion et de résurrection par la prière.

Saint Jacques prie pour nous sur les chemins de notre vie de tous les toujours. Amen.


vendredi 24 juillet 2015

Mois de la Mission Universelle


Chère amie et cher ami de la Mission,
Nous sommes ravis d'attirer votre attention sur notre matériel d'animation pour le Mois de la Mission Universelle, à télécharger dès maintenant sur notre site internet www.missio.ch.
La campagne de cette année porte le slogan « Passionnés par le Christ, nous nous engageons ! », et nous nous rendons particulièrement proches de nos frères et sœurs en Bolivie.
Une nouveauté pourra vous intéresser pour la préparation des célébrations du Mois de la Mission Universelle : il s'agit d'un outil que nous nommons
« éditeur liturgique ». Il vous aidera à rassembler les textes et les prières, à les agencer, puis à éditer un document Word avec le déroulement personnalisé de votre célébration. Vous trouverez l'éditeur liturgique sous ce lien.
Les animations de Missio-Enfance sont regroupées ici.
Nous vous remercions pour votre engagement et votre solidarité avec l'Eglise Universelle.
Fraternellement en Christ,

Votre équipe Missio 

Saint Ursanne


Nous fêtons aujourd'hui Saint Ursanne. Il est un des saints patron du Jura avec Imier, Germain et Randoald.

Quoi de plus sympathique qu'une citation d'un labeur ancien déjà... par l'Associaiton des Amis de Saint Colomban. Pierre Olivier Walzer plaide pour les origines irlandaises d'Ursanne. Seuls les moines irlandais avaient en effet, dit-il, été autorisés à l'accompagner. Ursanne faisait partie de ceux-ci. Glorieux moine qui vivait avec les ours et les truites, morigénant le premier qui avait mangé son âne et lui faisant porter son faix. Quant à la truite, agissait-il de manière analogue que cet indien mentionné par Lanza del Vasto (p.26 pèlerinage aux sources folio 5769)? Il lui demanda surpris de le voir pêcher pourquoi il ne respectait pas la vie de ce poisson. Celui-ci lui répondit que ce n'était pas sa faute, le poisson s'accrochait lui-même à l'hameçon et mourait sur l'herbe. Pas sûr que les services de la pêche cantonaux et fédéraux portent la même appréciation aujourd'hui... Même les philosophies orientales n'y résistent pas.

Rappelons que c'est Saint Wandrille qui établit la régle bénédictine à Saint-Ursanne et la première vraie communauté.

Nous trouverons ci-après,  un historique la vie de Saint Ursanne.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/ursanne/page2.html

Saint Ursanne ou Urcissin (Ursannus) (†– Vers 620)
Ermite du Jura
Fêté le 24 juillet
Saint apparenté n’ayant pas été moine à Luxeuil mais a contribué au développement de la mouvance colombanienne.

«Nos savants historiens d'aujourd'hui, a écrit très justement P.O. Walzer, réduisent presque à rien l'histoire de saint Ursanne et font entrer dans l'ère du soupçon tous les chapitres de l'ancienne chronique. Encore heureux qu'ils veuillent bien admettre qu'il ait existé ! En tout cas, le témoignage du Père Claude Sudan, jésuite du XVIIème siècle, leur paraît des plus douteux. C'est pourtant la seule source de la légende ursicinienne...». Les documents écrits attestent l'existence d'un ermite répondant au nom d'Ursicinus établi au bord du Doubs dès la fin du VIème siècle, mais les documents archéologiques sont muets sur le sujet. Dans son Compendium vitae Ursidni, le Père Sudan se réfère au manuscrit d'un antique bréviaire « écrit par un clerc anonyme sur l'ordre de son maître, l'archevêque de Besançon, probablement Hugues de Salins (1031-1066) ».
D'après lui, Ursissin serait né en Irlande vers 552 et aurait fait profession à Bangor. Disciple de Colomban, il suivit les péripéties du monastère de Luxeuil et, sur la route de l'exil, poussé par le désir d'une vie solitaire, il aurait, lui aussi, abandonné les errants et se serait enfoncé dans la solitude du Jura, d'abord à Bienne, puis au bord d'une boucle du Doubs lorsque celui-ci heurte les contreforts du Lomont. Ayant aménagé une grotte naturelle située à mi-pente et exposée au midi, il aurait réuni quelques disciples auprès d'un oratoire dédié à saint Pierre et y serait mort le 20 décembre 620.
On ne sait rien de cette communauté et il faut attendre 635 pour voir arriver de sa Meuse natale un jeune seigneur nommé Wandregesilus ou Wandrille qui y installa sur ses propres domaines un petit coenobium suivant la Règle de Colomban. Ce petit monastère n'est mentionné pour la première fois qu'au IXème siècle, et on lit dans le polyptique d'Irminon, abbé de Saint-Germain-des-Prés : «est in pago Vesuntioni, abbatia sancti Ursicïni, super Dubium fluvium et adipsam abbatiam, pertinent villae Chaviniacus et Curtis Udulphi». Ce monastère a été donné sous Innocent II à des chanoines.
Nous n'en suivrons pas les destinées ; il semble avoir été rattaché de bonne heure à celui de Moutier-Grandval tout proche. C'est aujourd'hui la charmante petite cité de Saint-Ursanne (Jura suisse) qui possède une belle église romane abritant son tombeau et de forts beaux monuments (église paroissiale).
Source bibliographique :
Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 2004-2006, tome 1, pages 34-35, 158, 172, 192-193, 195-196, 227, édition Guéniot, Langres, en vente auprès de notre association, page Publications.
Association Les Amis de Saint Colomban de Luxeuil
www.amisaintcolomban.net

Voir aussi le travail de l'abbé Pierre Salvadé sur le portail méridional de la collégiale de Saint-Ursanne  http://histoire-religieuse-jura.blogspot.ch/2010/08/saint-ursanne-portail-sud-collegiale.html

Saint Charbel


Partout où se trouve un chrétien libanais, demeure saint Charbel. Ce cèdre étend aussi ses rameaux et ses rejetons spirituels, en des lieux où l'espèce naturelle ne résisterait pas. Son pays d'origine subit de lourdes épreuves du fait de la pression engendrée par la guerre et l'afflux de réfugiés. Pour rester en phase avec l'écologie, relevons la surexploitation du cèdre du Liban et biblique qui faillit faire disparaître l'espèce dans le pays. Il y a eu de grands efforts fournis pour la sauver, et la Turquie a chez elle réalisé d'immenses plantations. Il reste à se demander si les chrétiens du Liban ne passent par une épreuve analogue à celle de leurs cèdres.

Les merveilles qui se passent par l'intercession de saint Charbel ont fait le tour de la planète. Comme tous les moines, et par vraie humilité, il était discret en matière de représentations. L'histoire de son portrait mérite d'être relue.


CANONISATION DE CHARBEL MAKHLOUF
HOMÉLIE DU PAPE PAUL VI
Dimanche, 9 octobre 1977
Vénérables Frères et chers Fils,
L’Eglise entière, de l’Orient à l’Occident, est invitée aujourd’hui à une grande joie. Notre cœur se tourne vers le Ciel, où nous savons désormais avec certitude que saint Charbel Makhlouf est associé au bonheur incommensurable des Saints, dans la lumière du Christ, louant et intercédant pour nous. Nos regards se tournent aussi là où il a vécu, vers le cher pays du Liban, dont Nous sommes heureux de saluer les représentants: Sa Béatitude le Patriarche Antoine Pierre Khoraiche, avec nombre de ses Frères et de ses Fils maronites, les représentants des autres rites catholiques, des orthodoxes, et, au plan civil, la Délégation du Gouvernement et du Parlement libanais que Nous remercions chaleureusement.

jeudi 23 juillet 2015

Sainte Brigitte de Suède


Nous fêtons aujourd'hui , de par la volonté de Saint Jean-Paul II une co-patronne de l'Europe Sainte Brigitte de Suède. Saint Benoît garde de le titre de patron de l'Europe par prééminence historique.
Le nom de son pays d'origine a une résonnance douloureuse dans la mémoire jurassienne, comtoise et alsacienne (1/3 des habitants moururent des suites de la guerre de Trente Ans et de l'invasion des Suédois avec Bernard de Saxe-Weimar). Mais s'agissant d'une grande sainte et d'une mystique, et comme elle fait partie des patrons des pèlerins, il faut savoir raison et charité garder, tout comme en face  ruines de Turquie et des exactions contemporaines terribles commises envers les chrétiens d'Orient. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons...
Saint Imier et saint Christophe figurent aussi en bonne place parmis les saints protecteurs des pèlerins.  Sainte Brigitte mourut peu de temps après sont retour de pèlerinage en terre sainte entrepris à 68 ans. Elle perdit un de ses fils devant Jaffa.

Liens :  http://www.jerusalem-sainte-brigitte.php  ; Nous trouvons sur Gallica une ancienne édition en français de sa vie.  ; Wikipedia  ; Révélations de Sainte Brigitte  approuvées par trois papes et par le concile de Bâle.

mercredi 22 juillet 2015

Culture de la mort : Message du Pape François


Le dramatique sujet médiatisé de Vincent Lambert est connu de tous. Radio Vatican lui consacre un article. Le sujet est d'importance, le pape envoie un message pour la Journée britannique pour la Vie. Sur ce thème nous avons en Suisse la question délicate des directives que peut donner un patient sur sa fin de vie (directives anticipées). Il est bon de rappeler que les formules proposées au choix, y compris celle de Caritas, ne sont pas automatiquement des réponses chrétiennes pour une mort dans le Christ. Pourquoi nos évêques ne proposent-ils pas un document rédigé avec les options chrétiennes moralement acceptables? La Congrégation pour la doctrine de la foi a donné en 2007 des réponses précises sur ce sujet aux évêques américains. Elle est accompagnée d'un commentaire. Méfions-nous des présentations toutes faites
Voir aussi la déclaration des évêques Suisses : mourir dans la dignité.

« Alors que l’Église en Angleterre, Irlande, Ecosse et Pays de Galles célèbre la Journée pour la Vie, le Saint-Père exprime sa confiance que ce témoignage annuel de la sainteté de l’offrande de vie de Dieu va inspirer les fidèles, et les jeunes catholiques en particulier, à combattre la culture de mort, non seulement en travaillant pour assurer une protection légale adéquate pour le droit humain fondamental à la vie, mais aussi en cherchant à apporter l’amour miséricordieux du Christ comme un baume vivifiant face à ces dérangeantes « nouvelles formes de pauvreté et de vulnérabilité » (cf Evangelii Gaudium 210) qui sont en en progression dans la société contemporaine. Pour toutes les personnes impliquées dans les célébrations de ce Day for Life, Sa Sainteté envoie sa bénédiction apostolique comme un engagement de sagesse, de joie et de paix dans le Christ.»

lundi 20 juillet 2015

Venez vous reposer un peu

 PAPE FRANCOIS - ANGELUS (Trad. privée)

Place Saint-Pierre
Dimanche, 19 Juillet, 2015

Chers frères et sœurs, bonjour! Je vois que vous êtes courageux avec cette chaleur sur la place, félicitations!
L'Evangile d'aujourd'hui nous dit que les Apôtres, après l'expérience de la mission, sont retournés heureux mais aussi fatigué. Et Jésus, plein de compréhension, veut leur donner un peu de soulagement; et alors il les emmène dans un endroit isolé pour se reposer un peu (cf. Mc 6,31). "Beaucoup de gens les virent s’éloigner et beaucoup comprirent leur intention. ... et ils les précédèrent» (v. 32). Et à ce point, l'évangéliste nous donne une image de Jésus avec une intensité singulière, "photographiant", pour ainsi dire, ses yeux et les sentiments de son cœur, et ainsi dit  l'évangéliste: "Ayant débarqué, il vit une grande foule, il fut ému de compassion pour elle, parce qu'ils étaient comme des brebis sans berger, et il se mit à leur enseigner beaucoup de choses »(v. 34).
Nous prenons les trois verbes de ce programme suggestif: voir, avoir de la compassion, enseigner. Nous pouvons les appeler les verbes du pasteur. Voir, avoir de la compassion, enseigner. Le premier et le second, voir et avoir de la compassion, sont toujours associées avec l'attitude de Jésus: en fait, son regard n’est pas le regard d'un sociologue ou d'un photoreporter, parce qu'il a toujours   «les yeux du cœur ». Ces deux verbes, voir et avoir de la compassion, manifestent Jésus comme le Bon Pasteur. Même sa compassion, n’est pas seulement un sentiment humain, mais c’est l'émotion du Messie dans lequel s’est faite chair la tendresse de Dieu. Et de cette compassion naît le désir de Jésus pour nourrir la foule avec le pain de sa Parole, qui est l’enseignement de la Parole de Dieu au peuple. Jésus voit, Jésus a de la compassion, Jésus nous enseigne. Et c’est beau!
Et je demandais au Seigneur l'Esprit de Jésus, le Bon Pasteur, cet Esprit, pour me guider pendant le voyage apostolique que je faisais ces derniers jours en Amérique latine et qui m'a permis de visiter l'Équateur, la Bolivie et le Paraguay . Je rends grâce à Dieu de tout mon cœur pour ce don. Je remercie les gens des trois pays pour leur accueil affectueux, chaleureux et l'enthousiaste. Je renouvelle ma gratitude aux autorités de ces pays pour leur hospitalité et leur coopération. Avec une grande affection je remercie mes frères évêques, les prêtres, les personnes consacrées et tous les peuples de la chaleur avec laquelle ils ont participé. Avec ces frères et sœurs, j’ai loué le Seigneur pour les merveilles qu'il a accomplies dans le Peuple de Dieu en chemin sur cette terre, pour la foi qui l’animait et anime sa vie et sa culture. Et nous l’avons aussi loué pour sa beauté naturelle qui a enrichi ces pays. Le continent latino-américain a de grande potentialité humaine et spirituelle, il conserve des valeurs chrétiennes profondément enracinées, mais fait également face à des problèmes sociaux et économiques graves. Pour contribuer à leur solution, l'Eglise est engagée à mobiliser les forces spirituelles et morales de ses communautés, en collaborant avec toutes les parties de la société. Face aux grands défis auxquels l'annonce de l'Evangile doit faire face, j’ai invité à puiser dans le Christ Seigneur  la grâce qui sauve et à renforcer l'engagement du témoignage chrétien, à développer la diffusion de la Parole de Dieu, afin que la forte religiosité de ces personnes puisse toujours être un témoignage fidèle de l'Evangile.
À l'intercession maternelle de la Vierge Marie, que tous vénèrent comme patronne de l’Amérique latine  sous le titre de Notre-Dame de Guadalupe, je confie les fruits de ce voyage apostolique inoubliable.

dimanche 19 juillet 2015

Allemagne : la décroissance de la foi

Selon la Conférence épiscopale allemande, près de 218 000 personnes ont quitté l’Église catholique en 2014, soit 39 000 de plus que l’année précédente. Voir article de La Croix

Devant de pareils chiffres, l'investissement dans la nouvelle évangélisation est de plus en plus impératif. Pour que l'Eglise se rajeunisse, il ne suffit pas d'en rester à une constatation sur l'Europe des grands-mères. La mission est en Europe.

Discours du pape François au Conseil de l'Europe ; La joie de l'Evangile

samedi 18 juillet 2015

Entre orage et déluge


Nous entendons gronder l'orage ce matin et attendons un peu d'eau... Elie était enlevé au ciel en présence d'Elie dans l'office des lectures : "Ils étaient en train de marcher tout en parlant lorsqu’un char de feu, avec des chevaux de feu, les sépara. Alors, Élie monta au ciel dans un ouragan." (2 R 2,11)
Ces agitations de la nature nous donnent l'occasion, d'entendre avec un certain intérêt des éléments d'une homélie de saint Bernard.

SERMON DE SAINT BERNARD SUR LA BIENHEUREUSE VIERGE MARIE. Je vous salue, Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous (Luc. I. 28).

6. Nous lisons que dans l'ancien Testament il se trouva deux arches: celle du déluge et celle de l'alliance. Il en est trois autres dans le nouveau Testament. La première est celle de l'Église; la seconde, celle de la grâce; la troisième, celle de la sagesse…

L'arche de Noé représenta l'arche de l'Église : l'arche d'alliance fut l'image de l'arche de la grâce, c'est-à-dire de la sainteté de Marie.

Par arche de sagesse nous entendons l'humanité très-sainte de Jésus-Christ. C'est avec raison qu'il faut l'appeler arche de sagesse ; en elle sont cachés tous les trésors de la science et de la sagesse (Cor. II. 3), en elle a habité corporellement toute la plénitude de la divinité. L'arche de Noé signifia aussi l'arche de la grâce, c'est-à-dire l'excellence de Marie. De même que par l'une, tous ont échappé au déluge, de même par Marie tous évitent le naufrage du péché. Pour tuer la mort, Noé fabriqua l'une : afin de racheter le genre humain, Jésus (qui est notre paix et notre repos) s'est préparé l'autre. Par l'une, huit âmes seulement sont sauvées : par l'autre toutes (car cette universalité est exprimée par le nombre huit) sont appelées à la vie éternelle...

7. Il y a trois sortes de déluges. L'inondation des eaux constitue le premier, les ravages des vices forment le second, et le troisième résulte des souffrances amenées par les tribulations. Le premier est un déluge d'eaux, le second, de fautes, le troisième, de calamités.

Les hommes succombent dans le premier, les vertus, dans le second, les voluptés, dans le troisième…

Par l'arche de l'Église nous échappons au premier déluge, par l'arche de la grâce au second, par l'arche de la sagesse au troisième. L'arche de l'Église produit, en effet, l'extinction des vices, celle de la grâce répare les vertus, et celle de la sagesse procure la jouissance au souvenir du bien. Dans l'Église on confesse les péchés, cette confession en fait recevoir la rémission et éteint les vices: ensuite le pardon reçu, la grâce survenant, les vertus sont mises dans l'âme. Vient ensuite la perfection de la justice : et après elle, la contemplation des secrets célestes. On trouve en cette dernière une certaine suavité céleste, et ensuite une douleur intérieure et un amour parfait et constant du souverain bien.

… Remercions donc l'arche de grâce, parce que, par elle, c'est-à-dire par Marie et son Fils, nous avons échappé au (à l'un et l'autre) naufrage.

vendredi 17 juillet 2015

La Question de l'eau



Il va faire très chaud aujourd'hui, pourquoi ne pas lire un passage de l'encyclique du pape François "Loué sois-tu?"


L'eau entre dans la composition de deux sacrements, le baptême et l'eucharistie:

256. Quel est le rite essentiel du Baptême?

1229-1245 
1278

Le rite essentiel de ce sacrement consiste à plonger dans l’eau le candidat ou à verser de l’eau sur sa tête, en prononçant l’invocation : au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit.

Quant à l'eucharistie, si l'absence d'eau dans la coupe n'empêche pas sa validité, elle doit être mêlée au vin. Elle rappelle Cana et nous symbolise. « Comme cette eau se mêle au vin pour le sacrement de l’Alliance, puissions-nous être unis à la divinité de Celui qui a pris notre humanité. »


II. LA QUESTION DE L’EAU

27. D’autres indicateurs de la situation actuelle concernent l’épuisement des ressources naturelles. Nous sommes bien conscients de l’impossibilité de maintenir le niveau actuel de consommation des pays les plus développés et des secteurs les plus riches des sociétés, où l’habitude de dépenser et de jeter atteint des niveaux inédits. Déjà les limites maximales d’exploitation de la planète ont été dépassées, sans que nous ayons résolu le problème de la pauvreté.
L’eau potable et pure représente une question de première importance, parce qu’elle est indispensable pour la vie humaine comme pour soutenir les écosystèmes terrestres et aquatiques. Les sources d’eau douce approvisionnent des secteurs sanitaires, agricoles et de la pêche ainsi qu’industriels. La provision d’eau est restée relativement constante pendant longtemps, mais en beaucoup d’endroits la demande dépasse l’offre durable, avec de graves conséquences à court et à long terme. De grandes villes qui ont besoin d’une importante quantité d’eau en réserve, souffrent de périodes de diminution de cette ressource, qui n’est pas toujours gérée de façon équitable et impartiale aux moments critiques. Le manque d’eau courante s’enregistre spécialement en Afrique, où de grands secteurs de la population n’ont pas accès à une eau potable sûre, ou bien souffrent de sécheresses qui rendent difficile la production d’aliments. Dans certains pays, il y a des régions qui disposent de l’eau en abondance et en même temps d’autres qui souffrent de grave pénurie.
29. Un problème particulièrement sérieux est celui de la qualité de l’eau disponible pour les pauvres, ce qui provoque beaucoup de morts tous les jours. Les maladies liées à l’eau sont fréquentes chez les pauvres, y compris les maladies causées par les micro-organismes et par des substances chimiques. La diarrhée et le choléra, qui sont liés aux services hygiéniques et à l’approvisionnement en eau impropre à la consommation, sont un facteur significatif de souffrance et de mortalité infantile. Les eaux souterraines en beaucoup d’endroits sont menacées par la pollution que provoquent certaines activités extractives, agricoles et industrielles, surtout dans les pays où il n’y a pas de régulation ni de contrôles suffisants. Ne pensons pas seulement aux décharges des usines. Les détergents et les produits chimiques qu’utilise la population dans beaucoup d’endroits du monde continuent de se déverser dans des rivières, dans des lacs et dans des mers.
30. Tandis que la qualité de l’eau disponible se détériore constamment, il y a une tendance croissante, à certains endroits, à privatiser cette ressource limitée, transformée en marchandise sujette aux lois du marché. En réalité, l’accès à l’eau potable et sûre est un droit humain primordial, fondamental et universel, parce qu’il détermine la survie des personnes, et par conséquent il est une condition pour l’exercice des autres droits humains. Ce monde a une grave dette sociale envers les pauvres qui n’ont pas accès à l’eau potable, parce que c’est leur nier le droit à la vie, enraciné dans leur dignité inaliénable. Cette dette se règle en partie par des apports économiques conséquents pour fournir l’eau potable et l’hygiène aux plus pauvres. Mais on observe le gaspillage d’eau, non seulement dans les pays développés, mais aussi dans les pays les moins développés qui possèdent de grandes réserves. Cela montre que le problème de l’eau est en partie une question éducative et culturelle, parce que la conscience de la gravité de ces conduites, dans un contexte de grande injustice, manque.
31. Une grande pénurie d’eau provoquera l’augmentation du coût des aliments comme celle du coût de différents produits qui dépendent de son utilisation. Certaines études ont alerté sur la possibilité de souffrir d’une pénurie aiguë d’eau dans quelques décennies, si on n’agit pas en urgence. Les impacts sur l’environnement pourraient affecter des milliers de millions de personnes, et il est prévisible que le contrôle de l’eau par de grandes entreprises mondiales deviendra l’une des principales sources de conflits de ce siècle.[23]

jeudi 16 juillet 2015

Nouveau prédicateur du pèlerinage du Rosaire

Notre-Dame du Mont-Carmel


Extrait de l'encyclique du Pape François "Loué sois-tu"

234. Saint Jean de la Croix enseignait que ce qu’il y a de bon dans les choses et dans les expériences du monde « se rencontre[nt] en Dieu éminemment et à l’infini, ou pour mieux dire, chacune de ces excellences est Dieu même, comme toutes ces excellences réunies sont Dieu même »[161]. Non parce que les choses limitées du monde seraient réellement divines, mais parce que le mystique fait l’expérience de la connexion intime qui existe entre Dieu et tous les êtres, et ainsi « il sent que Dieu est toutes les choses »[162]. S’il admire la grandeur d’une montagne, il ne peut pas la séparer de Dieu, et il perçoit que cette admiration intérieure qu’il vit doit reposer dans le Seigneur : « Les montagnes sont élevées ; elles sont fertiles, spacieuses, belles, gracieuses, fleuries et embaumées. Mon Bien-Aimé est pour moi ces montagnes. Les vallons solitaires sont paisibles, agréables, frais et ombragés. L’eau pure y coule en abondance. Ils charment et recréent les sens par leur végétation variée et par les chants mélodieux des oiseaux qui les habitent. Ils procurent la fraîcheur et le repos par la solitude et le silence qui y règnent. Mon Bien-Aimé est pour moi ces valons ».[163]

16  Juillet Notre-Dame du Mont Carmel

ANTIENNE D'OUVERTURE
La gloire du Liban lui est donnée, la splendeur du Carmel et de Sarône. On verra la gloire du Seigneur, la splendeur de notre Dieu.

PRIÈRE
Que la prière maternelle de la Vierge Marie, reine du Carmel, vienne à notre aide, Seigneur : Accorde-nous, par sa protection, de parvenir à la montagne véritable, le Christ, notre Seigneur. Lui qui.

PRIERE SUR LES OFFRANDES
Dans la joie de fêter la Vierge Marie qui nous a pris sous sa protection, nous te présentons, Seigneur, nos offrandes ; Puissions-nous, en imitant l'amour de ta Servante, nous associer de plus  près à ton œuvre de salut. Par Jésus.

PRÉFACE I

Le Seigneur soit avec vous. R/. Et avec votre esprit.
Élevons notre cœur. R/. Nous le tournons vers le Seigneur.
Rendons grâce au Seigneur notre Dieu. R/. Cela est juste et bon

Vraiment, il est juste et bon de te rendre gloire, de t'offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant.
En ce jour où nous fêtons la Vierge Marie, Mère du Carmel, nous voulons te chanter, te bénir et te glorifier, car elle a gardé et accompli fidèlement ta Parole.
Avec les Apôtres, elle a persévéré dans la prière, et, merveilleusement associée au mystère du salut, elle est devenue la mère de tous les hommes.
Aujourd'hui encore, d'un cœur maternel, elle veille sur les frères de son Fils.
Pour nous qui cheminons vers la montagne de ta gloire, elle est le signe d'espérance et de réconfort qui éclaire notre route ; Et, pleins de joie, nous contemplons en elle, comme dans une image parfaite, ce que nous désirons et espérons être dans l'Église.
C’est pourquoi, avec les anges et tous les saints, nous chantons l'hymne de ta gloire et sans fin nous proclamons : Saint...

ANTIENNE DE LA COMMUNION
Marie retenait tous ces événements et les méditait dans son cœur.

PRIÈRE APRÈS LA COMMUNION
Tu viens de nous réconforter, Seigneur, par le sacrement du corps et du sang de ton Fils : Que ta grâce et ton amour nous fortifient et nous donnent d'imiter fidèlement la Vierge Marie (que nous avons promis d'honorer et de servir). Par Jésus.  

Le drame des réfugiés au Liban : Jus soli?

Le petit Liban accueille 2 millions de réfugiés syriens ce qui provoque des tensions dans le pays. Faut-il enregistrer les enfants des réfugiés à l'Etat civil Libanais? Les autorités craignent que cela n'ouvre une voie vers le permis de séjour et l'acquisition de la nationallité. La question est grave pour l'équilibre communautaire de ce pays. La situation est délicate pour le HCR et sa représentante Mireille Girard présente sur bon nombre de fronts. Article OLJ

mercredi 15 juillet 2015

Exploitation commerciale du corps humain

Le Figaro a relayé une information américaine cause de scandale : l'exploitation commerciale du corps de bébés victimes d'avortement. Qui s'en étonnera depuis les crèmes antirides et autres?

Rupture de communion entre Antioche et Jérusalem

Communiqué du secrétariat général du Patriarcat de Jérusalem

Le Patriarcat de Jérusalem exprime sa tristesse suite à la récente décision du Patriarcat d’Antioche de rompre la communion avec elle, et souhaite informer sincèrement et honnêtement les autres Eglises orthodoxes et leurs fidèles sur les points suivants :
Voir le communiqué sur orthodoxie.com / Résolution no. 5-3/2015

Culture du déchet


Nous rencontrons parfois à petite échelle, des illustrations de formules types du pape François : la culture du déchet. Il est dommage que des promeneurs nuisent à la nature, à l'environnement et à la bonne réputation d'entreprises par des oublis.

Tu l’as révélé aux tout-petits


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu

En ce temps-là,
Jésus prit la parole et dit :
« Père, Seigneur du ciel et de la terre,
je proclame ta louange :
ce que tu as caché aux sages et aux savants,
tu l’as révélé aux tout-petits.
    Oui, Père, tu l’as voulu ainsi dans ta bienveillance.
    Tout m’a été remis par mon Père ;
personne ne connaît le Fils, sinon le Père,
et personne ne connaît le Père, sinon le Fils,
et celui à qui le Fils veut le révéler. »


Les discours préparés pour le Pape François avaient d'incontestables qualités. Celui destiné à l'hôpital pédiatrique “Niños de Acosta Ñú” d'Asunción au deuxième jour de sa visite au Paraguay accompagne bien l'Evangile d'aujourd'hui

Discours préparé du pape François
Monsieur le Directeur,
chers enfants,
membres du personnel,
vous tous, chers amis,
Merci pour votre accueil si chaleureux. Merci pour ce temps que vous m’accordez pour être avec vous.
Chers enfants, je veux vous poser une question, voyons si vous m’aidez. On m’a dit que vous êtes très intelligents, c’est pourquoi je me suis décidé à le faire. Jésus s’est-il jamais mis en colère ? Vous vous rappelez quand ? Je sais que c’est une question difficile, donc je vous aiderai.
Ce fut quand on empêcha les enfants de s’approcher de lui. C’est l’unique fois où l’Évangile de Marc emploie cette expression (cf. 10, 13-15). Quelque chose de semblable à notre expression : il s’est fâché. Et vous, est-ce que vous vous êtes jamais mis en colère ? Bien, Jésus a ressenti la même chose, quand on ne lui a pas permis d’être proche des enfants, proche de vous. Il eut une grande colère. Les enfants sont parmi les privilégiés de Jésus. Ce n’est pas qu’il n’aime pas les grands, mais il se sentait heureux quand il pouvait être avec eux. Il appréciait beaucoup leur amitié et leur compagnie. Mais non seulement il aimait les avoir auprès de lui, mais plus encore. Il les donnait comme exemple. Il dit aux disciples : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 18, 3).
Les enfants étaient tenus à l’écart, les grands ne les laissaient pas s’approcher, mais Jésus les appela, les embrassa et les mit au milieu pour que tous nous apprenions à être comme eux.
Aujourd’hui il nous dirait la même chose. Il nous regarde et dit : apprenez d’eux. Nous devons apprendre de vous, de votre confiance, de votre joie, de votre tendresse. De votre capacité de lutte, de votre courage. De votre incomparable capacité de résistance. Vous êtes de vrais lutteurs ! Et quand on a de pareils ‘‘guerriers’’ devant soi, on se sent orgueilleux. N’est-ce pas, mamans ? N’est-ce pas, papas et grands-parents ? Vous voir, nous donne de la force, cela nous donne du courage pour avoir confiance, pour avancer.
Mamans, papas, grands-parents, je sais qu’il n’est pas du tout facile d’être ici. Il y a des moments de grande douleur, d’incertitude. Il y a des moments de forte angoisse qui accablent le cœur et il y a des moments de grande joie. Les deux sentiments cohabitent, ils sont en nous. Mais il n’y a pas de meilleur remède que votre tendresse, votre proximité. Et cela me réjouit de savoir que comme familles vous vous entraidez, vous vous stimulez, vous vous soutenez mutuellement pour avancer et traverser ce moment.
Vous pouvez compter sur l’appui des médecins, des infirmiers et de tout le personnel de cette maison. Merci pour cette vocation de service, merci d’aider non seulement à guérir mais aussi à accompagner la douleur de vos frères.
Ne l’oublions pas : Jésus est proche de vos enfants. Il est tout proche, dans le cœur. N’hésitez pas à le prier, n’hésitez pas à parler avec lui, à lui faire part de vos questions, de vos douleurs. Il est toujours là, mais toujours, et il ne vous laissera pas tomber.
Et nous sommes sûrs d’une chose et encore une fois je le confirme. Là où il y a un enfant, il y a la mère. Là où il y a Jésus, il y a Marie, la Vierge de Caacupé. Demandons lui de vous protéger avec son manteau, d’intercéder pour vous et vos familles.
Et n’oubliez pas de prier pour moi. Je suis sûr que vos prières arrivent au ciel.


mardi 14 juillet 2015

Dans l'avion


Dans l'avion le pape François a répondu à bon nombre de questions sur l'économie. Il a reconnu notamment avoir oublié les classes moyennes. L'annonce de la visite aux Etats-Unis se profile. Le pape a apporté des précisions sur le fameux crucifix.Il reste une oeuvre d'un goût plus que douteux à mon sens, faucille et marteau symbolisant une période dramatique de l'hstoire et une forme d'athéisme mortel et mortifère, comme l'ultralibéralisme d'ailleurs. Apparemment il n'y a eu aucune question sur la femme en Amérique Latine.

Voir Sébastien Maillard : Quand le Pape se fait approximatif.

Bidonville de Banado Norte



Lors de sa visite au bidonville de Banado Norte, au Paraguay, le pape François encourage à cultiver une foi solidaire et à suivre l’exemple de la Sainte Famille

Le premier à être solidaire a été le Seigneur, qui a choisi de vivre parmi nous. Moi, je viens comme ces bergers. Je veux me faire proche. Je veux bénir votre foi, je veux bénir vos mains, je veux bénir votre communauté. Je suis venu pour rendre grâce avec vous, parce que la foi s’est faite espérance et elle est une espérance qui stimule l’amour. La foi que Jésus suscite est une foi qui a la capacité de rêver l’avenir, de lutter pour lui dans le présent. C’est précisément pour cela que je veux vous encourager à continuer à être missionnaires, à continuer à transmettre cette foi par ces chemins. Cette foi qui nous rend solidaires envers les autres, notre frère aîné, Jésus, et notre Mère la Vierge. En vous faisant proches spécialement des plus jeunes et des personnes âgées... Soutien des jeunes familles et de ceux qui traversent des moments difficiles. Peut-être le message le plus fort que vous puissiez transmettre c'est cette foi solidaire. Le diable veut que vous vous disputiez, parce qu'ainsi il divise, il l'emporte, et il vous vole la foi. Solidarité de frères pour défendre la foi, solidarité de frères pour défendre la foi. Et, de plus, que cette foi solidaire soit un message pour toute la ville.

Je veux prier pour vos familles et prier la Sainte Famille, pour que son modèle, son témoignage continuent à être lumière sur le chemin, encouragement dans les moments difficiles et qu'elle nous donne la grâce d'un cadeau, nous le demandons ensemble, tous, que la Sainte Famille nous donne des "pasteurs", qu'elle nous offre des prêtres, des évêques, ces « bergers » capables d’accompagner, de soutenir et de stimuler la vie de vos familles. Capables de faire grandir cette foi solidaire.

lundi 13 juillet 2015

Message du Père-Abbé Joseph Roduit pour le 1er août 2015

Les racines chrétiennes de la vie sociale, économique et politique en Suisse


A l’occasion de la Fête nationale suisse du 1er août, il a paru bon aux évêques suisses d’adresser un message aux fidèles en mentionnant particulièrement les racines chrétiennes de la Suisse. La célébration des 1500 ans de l’Abbaye de Saint-Maurice, dans son existence ininterrompue, en donne, entre autres, l’opportunité. C’est l’histoire d’une longue fidélité.

Les racines chrétiennes de la Suisse

Arrivé du Moyen-Orient, le christianisme a profité des voies romaines pour se répandre dans nos régions. Les persécutions n’ont pas anéanti la prédication évangélique. L’exemple des Martyrs, contrairement à toute attente, a donné du courage aux convertis. A ce point de vue, le témoignage de la Légion thébaine, avec son chef Maurice, ne manqua pas de frapper les esprits.

Chez nous comme en bien des pays de l’époque « le sang des martyrs a été la semence des chrétiens » (Tertullien). La vénération de plusieurs saintes et saints est liée au culte des martyrs égyptiens de la fin du IIIème siècle. Tels Victor, Félix, Regula, Verena… Même si, souvent, la légende a pris le pas sur l’histoire, il en est résulté une implantation de la foi chrétienne dans notre pays. A la chute de l’Empire romain, le christianisme n’est pas tombé avec lui. Au contraire, l’Eglise convertira les Barbares !

La recherche des consensus et de la paix

Au cours des siècles, divers invasions et déplacements de populations ont donné les limites géographiques et linguistiques actuelles de notre Helvétie.

La Suisse d’aujourd’hui, en tant que pays indépendant, est née au temps des cathédrales et des premières universités. La recherche de l’indépendance et de la liberté l’a aidée à échapper à des pouvoirs étrangers, en cherchant l’unité dans l’acceptation des différences à l’intérieur de notre pays.

Par adhésions successives, la Suisse s’est construite par des alliances, des pactes de paix, des serments de fidélité entre cantons, plus que par des guerres. Les tentations de diviser les Suisses, soit géographiquement, soit politiquement, ont été vaincues par le respect des cultures, des régions et des cantons. Un bel exemple nous est donné au XVème siècle par saint Nicolas de Flüe (1417-1487). Il nous a appris à vaincre les animosités par le dialogue et la paix. « La paix ne se trouve qu’en Dieu »écrit-il aux Bernois, « car Dieu est la paix et la paix ne peut être détruite, mais la discorde est détruite. Cherchons donc à garder la paix ».

Le rôle de la foi chrétienne

La Suisse ne s’est pas faite en un jour : les premiers cantons se sont unis en 1291, les derniers en 1815, il y a seulement deux cents ans, sans oublier le dernier accueil du canton du Jura en 1979 !

La religion est un vecteur important dans l’histoire, dans la recherche du bien comme, hélas parfois, dans le mal suscité. Même si la Suisse a connu de malheureuses guerres de religion, il faut reconnaître le rôle essentiel des Eglises. Elles ont persévéré dans l’annonce de l’Evangile. Aujourd’hui, les guerres de religions sont heureusement dépassées, – sans être oubliées, – mais il y a une volonté œcuménique certaine, surtout, pour nous catholiques depuis le Concile Vatican II et, tout récemment, encore plus, avec le pape François qui nous y encourage.

La vie sociale et éducative

L’habitude de la recherche continuelle du consensus a forgé un esprit constructif de collaboration dans l’acceptation de la différence et la recherche de la complémentarité. La vie associative des communautés locales a forgé un esprit de solidarité indéniable.

Le respect des minorités, tout comme l’attention aux plus pauvres, a forgé l’âme suisse. Notre Constitution fédérale ne dit-elle pas que « La force de la communauté se mesure au bien-être du plus faible de ses membres » ?

Un pays ouvert au monde

Evitant les pièges des nationalismes comme ceux du communisme, la Suisse a su faire croître l’arbre du bien-être. Les racines chrétiennes, le soin de l’arbre de la solidarité, la taille des branches gourmandes ont permis à la construction sociale de porter ses fruits.

Ce que la Suisse a fait pour elle-même, elle peut le faire en aidant d’autres pays, voire d’autres régions du monde, à vivre un sain développement dans la recherche de la paix en dénonçant les affres de la guerre. N’est-elle pas la Suisse d’Henri Dunant (1828-1910) et par conséquent de la Croix-Rouge !

La Suisse a une mission importante dans notre monde. Sa neutralité politique doit être accompagnée d’un esprit de solidarité internationale en évitant le piège du profit à tout prix.

Comment poursuivre cet idéal ?

Si le passé est garant de l’avenir, la Suisse peut encore avoir de beaux jours devant elle !

Malgré les changements apportés autrefois siècle après siècle, aujourd’hui, jour après jour, il y a des valeurs fondamentales à cultiver et à sauvegarder.

On parle beaucoup aujourd’hui de valeurs qui se perdent, or, quelles sont-elles ?

Elles ne sauraient se résumer en termes de bien-être, de croissance ou de profit !

La Suisse se doit de rester vigilante.

Elle se doit de combattre l’égoïsme par une solidarité fondamentale. Celle-ci ne saurait se séparer de la justice. L’exploitation des pauvres par l’extraction des matières premières dans les pays pauvres ne peut plus se justifier. Une part importante du commerce de l’alimentation des pays exploités à outrance se gère dans des bureaux suisses ! On ne saurait s’enrichir sur des produits de base des pays dits pauvres !

La Suisse est un pays exemplaire d’accueil de l’étranger : un habitant sur quatre est étranger. Cela ne la dispense pas de poursuivre les efforts pour rester une terre d’accueil. Beaucoup de migrants participent actuellement au savoir-faire industriel et économique.

La paix ne peut exister que par un long travail de justice, de partage et de respect. Bien plus que de tolérance, l’autre, quel qu’il soit, a besoin de respect. Ceci vaut tant au point de vue culturel que religieux. C’est notre respect exemplaire de la diversité qui peut montrer l’exemple du respect à ceux qui veulent imposer à tous une seule manière de penser, voire une seule religion.

La différence est une richesse qui enrichit chacun de valeurs autres. Le respect de la nature doit aussi nous préoccuper : il comprend aussi le respect de la vie humaine, de sa conception à sa mort naturelle. Cela signifie aussi le respect de toute personne.

N’y a-t-il pas là une réponse aux questions de l’évangile mettant en scène le Jugement dernier : «J’avais faim… J’avais soif… J’étais étranger… nu… malade… prisonnier… M’avez-vous nourri, accueilli, habillé, visité ? » (cf. Mt 25, 31-46).

Ne pas rougir de notre foi catholique

Nous n’avons pas à rougir de l’Eglise catholique et romaine, tout en reconnaissant nos torts, nos erreurs et nos péchés. Régulièrement, la Conférence des évêques suisses n’a pas manqué de rappeler à ses fidèles les enseignements pontificaux et les principes de la doctrine sociale de l’Eglise. S’appuyant sur le travail pratique de Caritas, Missio, l’Action de Carême et bien d’autres mouvements de solidarité, l’Eglise catholique en Suisse poursuit son œuvre d’évangélisation de manière dynamique. La mission d’évangélisation de chaque chrétien demeure.

La Conférence des évêques recommande donc la participation à ces mouvements qui gardent au cœur des Suisses leur mission d’espérance, d’amour et de partage. Elle remercie et encourage les fidèles à poursuivre une si belle histoire de l’évangélisation chez nous et dans le monde.

Gratitude et encouragements des évêques

Les évêques encouragent et remercient aussi tous ceux qui, fidèlement, participent à la vie de leur communauté paroissiale où l’entraide dans l’expression de la foi se manifeste dès la catéchèse jusqu’aux sacrements. La participation des catholiques à la vie familiale et sociale contribue aussi au bien de toute la société suisse. La vie de l’Eglise est essentiellement communautaire : on ne peut pas être chrétien pour soi-même. Notre foi fait de chacun de nous des frères et des sœurs pour les autres.

D’autre part, la participation aux célébrations religieuses dominicales et autres ainsi qu’aux rencontres paroissiales ou régionales manifeste aussi un encouragement pour ceux qui hésitent à s’avancer sur le chemin de la foi catholique. La nouvelle génération des chrétiens a besoin du témoignage de bonheur de vivre et de joie de croire de leurs aînés.

A l’occasion de la Fête nationale suisse, les évêques, les prêtres, les religieux et religieuses de notre pays sont heureux de pouvoir exprimer par ce message leur gratitude à tous les catholiques suisses pour leur fidélité et l’attention à bâtir sans cesse une Suisse généreuse, accueillante et solidaire.



St-Maurice, juillet 2015

Père-Abbé Joseph Roduit, par mandat de la Conférence des évêques suisses