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samedi 28 février 2015

La fidélité ne limite pas la liberté mais la réalise


Réflexion du card. Koch

Anne Kurian

ROME, 26 février 2015 (Zenit.org) - « La fidélité conjugale » et « la transmission de la vie qui en résulte », ne sont pas « une menace ou une limite à la liberté humaine », mais « sa réalisation la plus authentique », affirme le cardinal Koch.

Saint Romain



Nous fêtons aujourd'hui saint Romain (460), Père du Jura avec Lupicin son frère et Oyend. Il fut ordonné prêtre par saint Hilaire d'Arles admirateur d'Augustin, selon la Vie des Pères du Jura (SC vol 142, n°18). Belle raison d'étudier ce Père de l'Eglise et d'aller le saluer en descendant sur Arles.

On représente traditionnellement Romain sous un sapin... En d'autres lieu, c'étaient sous des palmiers, des chênes, etc. que les ermites l'étaient. Chaque région a ses particularités botaniques et écologiques. Trouvera-t-on bientôt en Chine de pieux ermites sous un métasequoia qui supporte, une forme de résurrection végétale, un survivant de l'époque des grands dinosaures? Retournons à notre jurassien au sens large où le sapin a remplacé avantageusement le végétal chinois.

Relevons que l'abbaye de Romainmôtier,  doit son nom à saint Romain et que c'est le plus ancien monastère de Suisse (superbe DVD disponible). Que Saint Maurice lui pardonne en cette année festive.Il précéda aussi saint Benoît (480-547), et se rendit au tombeau des martyrs en pèlerinage. Au retour, il passa certainement au Bouveret, illustre bourgade à plus d'un titre aujourd'hui. Américains et Iraniens viendront tailler une bavette sur la promenade des anglais, juste en face à Montreux et boiront de son eau. Romain fut capturé dans le défilé du mont Bret, sur la rive sud du Léman par les genevois soucieux de le remercier d'avoir guéri un lépreux (n°48). Que d'attentions charitables énergiques!
Saint Romain était un pacifique, l'organisateur communautaire fut plutôt Lupicin. Chacun son charisme.
Relevons que la vie des Pères du Jura est très bien notée par les spécialistes revenus d'hésitations critiques.



Témoignage


Le témoignage de Jean-Marie Elie Setbon  est impressionnant. Qu'en conclure, sinon que la grâce seule peut nous amener au Christ et nous faire demeurer avec lui. Pourquoi Dieu choisit-il une personne et pas une autre? Voilà un des plus profonds mystère et une incitation au respect des cheminements individuels et collectifs. Un "vivre ensemble" humain est nécessaire, avec ses règles. Elles ne peuvent être transformées en profession de foi athée imposées à tous, comme cela se produit dans la dérive de nos sociétés occidentales européennes.
Dans les perles de l'auteur un éclairage de traditions mystiques juives sur la problématique de la virginité de Marie : Sara et la mère de Moïse.

Ce qu'on attend? Un moine répondant à un intéressé sur ce genre d'événement spirituel lui avait répondu : - On va voir comment cela se développe.
Ce qui m'intéresse sur l'auteur? Ses interprétations et ses interrogations de l'Ecriture maintenant, après cette conversion et suite à sa formation plutôt consistante. Les rameurs de l'alphabet carré sont loin derrière.

Jean-Marie Elie Setbon - De la Kippa à la Croix - Salvator

vendredi 27 février 2015

Le bon état de nos conduites intérieures

Evangile du jour Mt 5, 20-26

Si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande.

Le Seigneur nous demande non seulement de laisser toute hypocrisie et de nous en détourner, mais il nous demande encore et surtout d'aimer notre prochain de tout notre coeur, de pardonner et de demander pardon. Il insiste sur le rétablissement de la paix et de la communion. Si cela ne peut être fait en raison d'un refus, car pour aimer il faut être deux à partager un sentiment, l'intention doit être là. Dieu veut que nous soyons parfaits comme il l'est, c'est ce que nous entendrons demain. Cela va jusque dans nos pensées. 
La variété des péchés est grande selon le catéchisme. Toutefois relevons que la finalité est bien la perfection dans l'amour et sa transmission, son libre-passage. Il ne s'agit pas simplement de ne pas pécher, mais d'aimer en esprit et en vérité. Il se peut que nous tombions, mais la miséricorde est là. Ce qui doit passer c'est l'amour, les qualités et le bon état de la conduite que nous sommes n'ont d'importance que pour cela. A quoi sert une conduite vide sur un bord de chemin? Elle doit être en bon état et "reliée" à l'eucharistie.

***

Relevons aussi en matière de perfection que l'on peut pécher par la pensée et par une pensée de mauvaise qualité, en ne recherchant pas la vérité, en philosophie, en matière religieuse, ou  scientifique ou à son bureau, en restant en attente léthargique sur le bord du chemin. Sujets à approfondir quels sont les péchés de la pensée humaine? Une pensée difficile dans le cadre du discernement des esprits, d'une tentation ce n'est pas encore un péché. Des pensées non exprimées, Dieu seul peut juger. 

Catéchisme

III. La diversité des péchés

1853 On peut distinguer les péchés selon leur objet, comme pour tout acte humain, ou selon les vertus auxquelles ils s’opposent, par excès ou par défaut, ou selon les commandements qu’ils contrarient. On peut les ranger aussi selon qu’ils concernent Dieu, le prochain ou soi-même ; on peut les diviser en péchés spirituels et charnels, ou encore en péchés en pensée, en parole, par action ou par omission. La racine du péché est dans le cœur de l’homme, dans sa libre volonté, selon l’enseignement du Seigneur : " Du cœur en effet procèdent mauvais desseins, meurtres, adultères, débauches, vols, faux témoignages, diffamations. Voilà les choses qui rendent l’homme impur " (Mt 15, 19). Dans le cœur réside aussi la charité, principe des œuvres bonnes et pures, que blesse le péché.

jeudi 26 février 2015

Déferlement d'images


Le carnaval nous apporte son déferlement de masques et de représentations moqueuses sur bien des sujets, dont le religieux. A propos se souvient-on pourquoi le carnaval a lieu en pays protestants en plein carême? Il s'agit tout naturellement d'une réaction réformée envers les usages catholiques du carême. Il est inutile puisque seule la foi sauve. Nous trouvons quelques articles sur le sujet. Le lecteur pourra approfondir (Wikipédia article carême  - Le  cybercuré)
Nous sommes aussi aux prises avec d'autres images religieuses et des controverses en versions caricatures de mauvais goûts, tags et autres gribouillages destinés à humilier sous prétexte de liberté d'expression. N'oublions pas les négations violentes de la liberté de toutes représentations picturales de sujets religieux. Pour nous chrétiens, les questions soulevées nous invitent à retourner à nos fondamentaux. Pourquoi avons-nous des images religieuses? Le premier réflexe est de se tourner vers le catéchisme de l'église catholique. Pourquoi est-on passé de l'interdiction des images aux images liturgiques et à leur culte?

Nous pouvons commencer par le Compendium et le mystère de l'incarnation. Dans les classiques sur le culte des saintes images et des icônes, nous avons le célèbre ouvrage de Christoph Schönborn, L'icône du Christ. A cette adresse une bibliographie sélective. Domuni offre un cours sur la théologie de l'image.
Porter atteinte à une image du Christ c'est vouloir lui porter atteinte. Mais il y a aussi ses paroles à graver en notre esprit : "Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu'ils font." L'homme étant image de Dieu, cela doit nous rappeler au premier chef la dignité de chacun et le respect du à toute personne humaine, qui jusqu'à la fin de sa vie ici-bas est en marche vers le royaume.
Pour un vivre ensemble, les questions sont multiples, du respect envers chaque homme, dont ses convictions religieuses, les limites d'un droit de les exprimer et d'en changer, celles de ne pas en avoir.
La multiplication des images religieuses éphémères grâce à tous les supports picturaux, moyens d'impression, informatique, peut aussi interroger. Mais là doit primer l'annonce du Christ mort et ressuscité.

Compendium. 

92. Le Christ avait-il un vrai corps humain?

476-477

Le Christ a assumé un vrai corps humain, par lequel Dieu invisible s’est rendu visible. Pour cette raison, le Christ peut être représenté et vénéré au moyen d’images saintes

240. Quelle est le but des images saintes?
1159-1161
1192

L’image du Christ est l’icône liturgique par excellence; les autres images représentant la Vierge et les saints signifient le Christ qui est glorifié en eux. Elles proclament le message évangélique lui-même que la Sainte Écriture transmet par la parole. Elles contribuent à réveiller et à nourrir la foi des croyants.


mercredi 25 février 2015

Pas de nouvel évêque auxiliaire pour le diocèse de Bâle

Mgr Gmür après discussion avec le conseil épiscopal et le chapitre cathédral aurait renoncé à demander un nouvel évêque auxiliaire pour le moment. Nous aurons donc le temps de nous habituer à dire au canon et à entendre, notre évêque Félix et son auxiliaire Denis.

Voir cath.ch

Statistiques des mariages 2014

Les informations mentionnaient hier soir la publication des statistiques sur le mariage civil en Suisse. Elles sont numériquement en légère hausse et méritent une pondération avec les remariages et divorces qui ne sont pas encore en ligne. Pour les diocèses, il nous faut attendre encore un peu. Le diocèse de Bâle a par exemple mis en ligne un formulaire pour cette opération : http://www.bistum-basel.ch/Donneesstatistiquespourlannee2014Questionaire.pdf

Les statistiques ne disent cependant pas tout.

samedi 21 février 2015

Après 60 ans plus de jeûne. Une autre forme de carême?

Quelles sont les recommandations de l’Eglise concernant le jeûne ?

Lorsque le carême s’est constitué comme temps de pénitence au IV° siècle, l’obligation du jeûne était très rigoureuse : un seul repas le soir sans viande, ni oeuf, ni laitage, ni vin. Il s’est progressivement adouci.Actuellement, depuis 1949, le jeûne de carême est limité à deux jours, le mercredi des cendres et le vendredi saint. L’Église ne nous ordonne de jeûner que 2 fois l’an, ce qui est fort peu. Si on prend un repas à midi, on ne prend qu’une légère collation le soir. Sont dispensés de jeûner en carême les personnes de plus de 60 ans, les jeunes de moins de 18 ans accomplis et les femmes enceintes. 

Lettre Pastorale pour le diocèse de Bâle

Sans peur!
Des signes divins et humains
 


Lettre pastorale pour le 22 février 2015



+ Félix Gmür
Evêque de Bâle

 

1er dimanche de carême, année liturgique B 22 février 2015
1re lecture : Psaume :
2e lecture : Évangile :
Gn 9,8-15
Ps 25, 4-5.6-7.8-9 (R : v. 10) 1 P 3,18-22 Mc 1,12-15
Le texte est à lire comme homélie lors des célébrations du samedi et du dimanche, 21 et 22 février 2015, ou à diffuser d'une autre manière appropriée.
Chères sœurs et chers frères
Parfois, je suis vraiment angoissé ! Les informations effrayantes provenant du monde entier pleuvent sans discontinuer : décapitations devant les caméras, naufragés engloutis dans les flots, églises incendiées, épidémies, famine et mort. Parfois, il y a vraiment de quoi avoir peur. Face à cela, nous restons en retrait, horrifiés, muets et impuissants. Le doute surgit : Est-ce que c'est cela, le monde que Dieu veut ?

Matthieu-Lévi


La liturgie d'aujourd'hui mentionne la célèbre vocation de Matthieu - Lévi, dans l'évangile de saint Luc  (Lc 5, 27-32). Elle nous rappelle inévitablement le commentaire du pape François sur la fameuse scène représentée par le Caravage. Qui est Matthieu? le personnage barbu ou le jeune attaché à contempler ses pièces? A voir Saint Matthieu avec l'ange, avec une calvitie, sans chapeau et une vilaine barbe, sur la peinture située juste à côté, mon choix est fait. Mais les spécialistes discutent de la thèse minoritaire et l'interprétation du pape François est vraiment "édifiante". Le nom de Lévi invite à un rapprochement avec la tribu sacerdotale attachée au service du temple. La contemplation des pièces par le jeune homme incite à une réflexion sur une double félonie : Levée de l'impôt pour le service de l'envahisseur et  "adoration" de l'effigie de l'empereur.


La question rituelle : Et nous comment trahissons-nous? Ecoutons-nous la voix du Seigneur qui nous appelle en ce temps de carême à le suivre et annoncer l'Evangile de la Joie? La lumière pascale illumine déjà nos ténèbres. Le Carême nous dit Saint Benoît est l'attente  joyeuse du saint jour Pâques.

Les Saints Germain et Randoald


Germain, fils d'un riche sénateur de Trêves, après sa formation auprès de l'évêque de cette ville, devint moine de Luxeuil, fondée par Saint Colomban, sous l'Abbé Waldebert. Le duc Gondoin, un des principaux seigneurs d'Alsace, voulant fonder un monastère au diocèse de Bâle en un lieu appelé Grandval, recourut à l'Abbé de Luxeuil et à ses moines. Germain y fut envoyé avec quelques compagnons dont Randoald, et devint le premier  Abbé de Moutier-Grandval. Après plusieurs années de paix, le duc d'Alsace, Cathic, père de la future sainte Odile et ancêtre  du Bienheureux Léon IX, s'en vint dévaster la contrée et en particulier la vallée de Delémont. Courageusement, Germain et son prieur Randoald partirent à sa rencontre, en habits sacerdotaux et le trouvèrent dans l'église de Saint Maurice à Courtételle. Ils s'en retournèrent après l'avoir admonesté. Un des lieutenants de Cathic avec quelques hommes se lança à leur poursuite; ils les rattrapèrent et les exécutèrent, les perçant de coups de lances, le 21 février 666, veille de la fête de la chaire de Saint Pierre. On rapporte un certain nombre de miracles sur la tombe du saint et sur les lieux de son martyre. L'année suivante, notamment, la veille du jour de la naissance de Notre-Seigneur "une lumière si grande et si brillante descendit du ciel à l'endroit où reposait le corps mutilé du bienheureux que tous furent remplis d'admiration et saisis d'une grande terreur."


12 .Comme on annonçait au bienheureux Germain  que Salmond entrait dans le Val par le Nord avec une grande armée et que Cathicus arrivait par un autre endroit avec une troupe considérable, prenant avec lui les reliques des saints et les livres, il se hâta d'aller à leur rencontre avec le Préposé du Monastère appelé Randoald. Mais avant qu'ils parviennent jusqu'au duc, des ennemis, remplis du diable, le jetèrent à terre. Néanmoins ils parvinrent jusquà Cathicus et le bienheureux Germain le trouva dans la basilique de saint Maurice tenant  conseil avec le comte Erico. Il lui adressa la parole en ces termes: "Ennemi de Dieu et de la vérité, pourquoi as-tu attaqué des hommes qui sont chrétiens? Comment ne crains-tu pas de vouer mon monastère au naufrage, le monastère que j'ai construit?" Alors Cathicus demanda pardon pour le forfait commis. Avec une feinte humilité, il voulut lui remettre en mains propres une caution, mais le bienheureux Germain refusa de l'accepter puisque l'autre promettait de faire satisfaction pour tout. Il le laissa donc dans cette même basilique de saint Maurice et sortit avec son seul compagnon, Randoald.
." Ensuite, comme il voulait regagner à pied son monastère avec son compagnon, des hommes remplis du démon le suivirent sur le chemin. A leur vue, Germain, prêtre de Dieu et martyr, leur adressa des paroles pacifiques en ces termes : "Mes fils, ne perpétrez pas un tel crime contre le peuple de Dieu." Mais eux, remplis du démon, le dépouillèrent de ses vêtements. Voyant que son martyre approchait, le bienheureux Germain parla ainsi à son frère Randoald : "Soyons en paix, mon frère, car aujourd'hui, nous recevons le fruit de nos travaux." Et comme on l'avait dépouillé de ses vêtements ainsi que son frère, il disait : " Je te rends grâce, bon Pasteur, parce que tu ne m'as pas frustré de tes biens. Daigne m'accueillir avec mon frère et me faire partager le sort de tes saints." Après cela vint du ciel une voix qui disait : " Viens fidèle intendant, les cieux te sont ouverts. Mes anges se réjouissent à ton sujet et s'apprêtent à te conduire dans la Jérusalem céleste." Ces paroles dites, l'un de leurs ennemis plus effronté que les autres et rempli du démon le transperça de sa lance ainsi que Randoald ; son corps gisait inanimé, son âme pénétra les cieux.

Lorsque fut achevé le cercle de l'année, arriva le jour de la naissance du Seigneur : à la vigile même du jour de la Nativité, à ce qu'on rapporte, une si grande lumière resplendit, venant du ciel, là où le corps de saint Germain avait subi la mort, que tous s'en étonnaient et étaient remplis d'une grande crainte.

vendredi 20 février 2015

Carême par les meubles

En carême, 

ni causeuse


ni caquetoire


mais le prie-dieu si vos genoux le permettent


jeudi 19 février 2015

Brûler sans se consummer


Le soleil a entrepris l'escalade du rocher de Courroux.
Le printemps et le sommet dans un mois.


En attendant il fait froid.

P.S. Doux Jésus, aurait-on dit au siècle passé. La fête de saint Benoît (sa montée au ciel) risque d'être très agitée,  on annonce la marée du siècle, avec un coeffcient de 119 et 14,5 mètres de marnage au Mont Saint Michel.

mercredi 18 février 2015

Liturgie Maronite


Les traductions françaises des liturgies de saint Jean Chrysostome et de Saint Basile sont connues, mais pour la liturgie eucharistique maronite ? Elle n'est pas de la même famille. Une traduction est proposée en ligne sur le site maronite.fr à cette adresse : http://www.maronites.fr/IMG/pdf/messe_edition_complete.pdf . Il y est mentionné (2010) que ce travail a été présenté à la commission liturgique ad hoc afin qu'elle donne son accord sur le texte pour qu'il soit célébré partout où le besoin pastoral s'impose surtout que plusieurs prêtres, qui sont au courant de la traduction, la réclament.  Liturgie : Synode patriarcal 2003-2006  / Bkerké (difficultés de connection) /  Histoire des maronites

Messe des cendres

Jean-Marie Setbon


On nous annonce sa venue ce jeudi 19 février,  au Collège Saint-Charles, à Porrentruy dans le cadre de "Forum Saint-Charles". La conférence aura lieu à 20 h 15, à l’aula.

Sur la toile nous trouvons à son sujet des avis partagés, parfois critiques, mais le parcours mérite d'être entendu.

Le site de l'auteur : http://www.delakippaalacroix.fr/

A prier témoigner :

Radio Espérance
Aleteia : http://www.aleteia.org/fr/religion/article/jean-marie-elie-setbon-de-la-kippa-a-la-croix-5284162797830144
JésusMarie http://jesusmarie.free.fr/jean_marie_elie_setbon.html

AJCF : http://www.ajcf.fr/spip.php?article1875

Message du Pape François pour le Carême 2015

« Tenez ferme » (Jc5,8).

« Chers frères et sœurs, 
Le Carême est un temps de renouveau pour  l’Église, pour les communautés et pour chaque fidèle. Mais c’est surtout un « temps de grâce » (2 Co 6,2). Dieu ne nous demande rien qu’il ne nous ait donné auparavant : « Nous aimons parce que Dieu  lui-même nous a aimés le premier » (1 Jn4, 19). Il n’est pas indifférent à nous. Il porte chacun de nous dans son cœur, il nous connaît par notre nom, il prend soin de nous et il nous cherche quand nous l’abandonnons. Chacun de nous l’intéresse ; son amour l’empêche d’être indifférent à ce qui nous arrive. Mais il arrive que, quand nous allons bien et nous prenons nos aises, nous oublions sûrement de penser aux autres (ce que Dieu le Père ne fait  jamais), nous ne nous intéressons plus à leurs problèmes, à leurs souffrances et aux injustices qu’ils subissent… alors notre cœur tombe dans l’indifférence : alors que je vais relativement bien et que tout me réussit, j’oublie ceux qui ne vont pas bien. Cette attitude égoïste, d’indifférence, a pris aujourd’hui une dimension mondiale, au point que nous pouvons parler d’une mondialisation de l’indifférence. Il s’agit d’un malaise que, comme chrétiens, nous devons affronter.

mardi 17 février 2015

« Jésus, aide-moi ! »

Le pape a reçu le révérend John P. Chalmers, modérateur de l'assemblée de l’Église réformée d’Écosse, accompagné d’une délégation, lundi matin, 16 février 2015, au Vatican. Dans son allocution, il a fait allusion au drame survenu en Libye. Extrait :

Nous sommes des pèlerins et nous cheminons ensemble. Nous devons apprendre à « confier notre cœur à notre compagnon de route sans suspicion ni méfiance, et à regarder surtout ce que nous cherchons : la paix dans le visage du Dieu unique » (Evangelii gaudium, 244).
La foi et le témoignage chrétien se trouvent confrontés à des défis tels que c’est seulement en unissant nos efforts que nous pourrons rendre un service efficace à la famille humaine et permettre à la lumière du Christ d’atteindre tous les coins obscurs de notre cœur et de notre monde. Puisse ce chemin de réconciliation et de paix entre nos communautés nous rapprocher toujours plus les uns des autres, de sorte que, mus par l’Esprit-Saint, nous puissions apporter la vie à tous et l’apporter en abondance (cf. Jn 10,10).

Je me permets de recourir à ma langue maternelle pour exprimer mon sentiment profond de tristesse. J’ai pu lire aujourd’hui l’exécution de ces vingt-et-un ou vingt-deux chrétiens coptes. Ils disaient seulement : « Jésus, aide-moi ! ». Ils ont été assassinés pour le seul fait qu’ils étaient chrétiens. Vous-mêmes, mon frère, dans votre discours, vous avez fait allusion à ce qui se passe sur la terre de Jésus. Le sang de nos frères chrétiens est un témoignage qui crie. Qu’ils soient catholiques, orthodoxes, coptes, luthériens, peu importe : ils sont chrétiens ! Et le sang est le même. Ce sang confesse le Christ. En pensant à ces frères qui sont morts pour la seule raison qu’ils confessaient le Christ, je demande que nous nous encouragions mutuellement à avancer dans cet œcuménisme qui nous donne de la force, l’œcuménisme du sang. Les martyrs appartiennent à tous les chrétiens. Prions les uns pour les autres.

lundi 16 février 2015

Caïn et Abel


Le sacrifice d'Abel : église catholique de Tramelan, retable de Laurent Boillat

Nous poursuivons ce matin encore la lecture de la Genèse. Peut-on aller jusqu'à dire que les éléments du sacrifice de Caïn, les fruits de la terre, serviront à l'eucharistie, mais transformés par le pardon et le sacrifice de l'Agneau de Dieu qui aura versé son sang? Ceci est mon corps, ceci est mon sang. Restons-en à Melchisédech

1ère lecture : « Caïn se jeta sur son frère Abel et le tua » (Gn 4, 1-15.25)

...Abel devint berger, et Caïn cultivait la terre.
Au temps fixé, Caïn présenta des produits de la terre
en offrande au Seigneur.
De son côté, Abel présenta les premiers- nés de son troupeau,
en offrant les morceaux les meilleurs.
Le Seigneur tourna son regard vers Abel et son offrande,
mais vers Caïn et son offrande, il ne le tourna pas...

dimanche 15 février 2015

Purifier le temple




Critères théologiques pour une réforme de l’Eglise et de la Curie romaine

L’OSSERVATORE ROMANO , numéro 7, jeudi 12 février 2015 pp 12-13

Gerhard Müller

L’ Eglise a à cœur l’Evangile, la vérité, le salut. L’histoire nous a enseigné qu’à chaque fois que l’Eglise s’est libérée de la mentalité mondaine et des modèles terrestres d’exercice du pouvoir, s’est ouverte la voie de son renouveau spirituel en Jésus Christ, sa tête et source de vie. Le point de référence de l’enseignement, de la vie et de la constitution de l’Eglise n’est pas le dominium des rois, mais le ministerium des apôtres: «Ce n’est pas que nous entendions régenter votre foi. Non, nous contribuons à votre joie; car, pour la foi, vous tenez bon» (II Corinthiens 1, 24).

samedi 14 février 2015

Canonisations en vue


Parmi les canonisations annoncées, suite au Consistoire, il y aura celle d'une carmélite palestinienne, Mariam Baouardy. Son parcours impressionne, à commencer par le célèbre "épisode" où égorgée elle fut soignée par une "Soeur" vêtue en bleu, Notre-Dame. Une vie marquée par les charismes, mais aussi la simplicité et la confiance en Dieu.

Création de nouveaux cardinaux



Homélie du Pape François : Dans l’Église, toute présidence vient de la charité, doit s’exercer dans la charité et a comme fin la charité.

Le Liban toujours vivant



Les amis du Liban entendront ou réentendront avec intérêt les reportages d'Histoire vivante. 5 émissions radiophoniques d'une heure à cette adresse : http://www.rts.ch/docs/histoire-vivante/6527038-le-liban-1-5.html


Dimanche soir reportage sur la RTSdeux à 20h40  :  Katia Jarjoura - Liban, de fracture en fracture

Saints Cyrille et Méthode


Combien de fois avons-nous soupiré pour que soit déplacée la fête des saints Cyrille et Méthode, co-patrons de l'Europe avec saint Benoît d'abord, sainte Catherine de Sienne, sainte Brigitte de Suède et sainte Thérèse Bénédicte de la Corix (Edith Stein), ensuite. Pourquoi avoir placé cette fête au 14 février ? La réponse figure dans l'extrait de la lettre encyclique Slavorum Apostoli ci-dessous. Mais il y aurait aussi l'option de le faire en même que les orthododoxes le 11 mai ou les Slovaques le 5 juillet. Saint Valentin célébré populairement aussi le 14 février est "indéboulonnable".

"Après trois années environ, en route vers Rome, ils s'arrêtèrent en Pannonie où le prince slave Kocel, qui avait fui l'important centre civil et religieux de Nitra, leur offrit un accueil bienveillant. De là, quelques mois plus tard, ils reprirent le chemin de Rome avec leurs disciples pour lesquels ils désiraient obtenir les ordres sacrés. Leur itinéraire passait par Venise, où l'on discuta publiquement les principes novateurs de la mission qu'ils étaient en train d'accomplir. A Rome, le Pape Adrien II, ayant entre temps succédé à Nicolas Ier, les accueillit avec beaucoup de bienveillance. Il approuva les livres liturgiques slaves qu'il ordonna de déposer solennellement sur l'autel de l'église Sainte-Marie ad Praesepe, appelée aujourd'hui Sainte-Marie-Majeure, et il recommanda d'ordonner prêtres leurs disciples. Cette période de leurs efforts eut une conclusion particulièrement favorable. Cependant Méthode dut repartir seul pour l'étape suivante, parce que son frère cadet, gravement malade, eut à peine le temps de prononcer ses vœux religieux et de revêtir l'habit monastique, avant de mourir le 14 février 869 à Rome."

Prions pour les pays slaves qui usent de l'alphabet cyillique, en particulier pour l'Ukraine et la Russie. Nous voyons tant d'horreurs dans les médias, de mères et de grands-mères qui se cachent et souffrent. Les militaires médiatiques locaux et importés apparemment bien nourris n'en ont-ils pas honte eux-mêmes en songeant à leurs mères et grands-mères. Nous pouvons aussi avoir une pensée pour les vicitimes de l'alcool et du froid en Russie.

vendredi 13 février 2015

Le péché originel un vrai casse-tête

1ère lecture : « Vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal » (Gn 3, 1-8)

La 1ère lecture d'aujourd'hui nous décrit un événement gravissime et mystérieux pour l'avenir de l'humanité : le premier péché. Une question de pomme? Non. De fruit défendu, le quel? Est-ce la faute de l'homme ou de la femme? De l'homme et de la femme? Si la femme seule avait péché, que serait-il advenu. C'est bien elle qui a non seulement écouté le serpent, mais goûté la première. Quelle est la nature de ce péché? Comment se transmet-il? Quelles sont ces conséquences? Beaucoup de points d'interrogation, pourtant il existe.

Le sujet du péché originel est un des plus difficiles à aborder.


Sociétés sans enfants, sociétés déprimées

Extraits de la catéchèse du pape François sur la famille et les enfants

On aime son enfant parce que c’est son enfant, pas parce qu’il est beau ou parce qu’il est comme ceci ou comme cela. Non ! Parce que c’est son enfant ! Non pas parce qu’il pense comme moi ou qu’il incarne mes désirs. Un enfant est un enfant : une vie engendrée par nous, mais destinée à lui, à son bien, au bien de la famille, de la société, de toute l’humanité.

Le quatrième commandement demande aux enfants – et nous sommes tous des enfants ! – d’honorer leur père et leur mère (cf. Ex 20,12). Ce commandement vient aussitôt après ceux qui concernent Dieu lui-même. En effet, il contient quelque chose de sacré, quelque chose de divin, quelque chose qui se trouve à la racine de toutes les autres formes de respect entre les hommes. Et dans la formulation biblique du quatrième commandement, il est ajouté : « afin d’avoir longue vie sur la terre que te donne le Seigneur ton Dieu ». Le lien vertueux entre les générations est une garantie d’avenir, et c’est la garantie d’une histoire vraiment humaine. Une société d’enfants qui n’honorent pas leurs parents est une société sans honneur ; quand on n’honore pas ses parents, on perd son propre honneur ! C’est une société destinée à se remplir de jeunes arides et avides. Mais une société avare de génération, qui n’aime pas s’entourer d’enfants, qui les considère surtout comme une préoccupation, un poids, un risque, est une société déprimée. Pensons à toutes les sociétés que nous connaissons ici, en Europe : ce sont des sociétés déprimées parce qu’elles ne veulent pas d’enfants, elles n’ont pas d’enfants, le taux de naissance n’atteint pas un pour cent. Pourquoi ? Que chacun de nous y réfléchisse et réponde. Si une famille généreuse en enfants est regardée comme si elle était un poids, il y a quelque chose qui ne va pas ! La génération des enfants doit être responsable, comme l’enseigne l’encyclique Humanae vitae, du bienheureux pape Paul VI ; mais avoir davantage d’enfants ne peut pas devenir automatiquement un choix irresponsable. Ne pas avoir d’enfants est un choix égoïste. La vie rajeunit si elle acquiert des énergies en se multipliant : elle s’enrichit, elle ne s’appauvrit pas ! Les enfants apprennent à prendre en charge leur famille, ils mûrissent en en partageant les sacrifices, ils grandissent en appréciant les cadeaux que celle-ci représente. L’expérience joyeuse de la fraternité inspire le respect et le soin envers les parents, auxquels est due notre reconnaissance.

jeudi 12 février 2015

Quelle prédication? Chaîne Jésus.


Le pape François dans son homélie de dimanche nous a rappelé quelque chose d’important, Jésus peut nous prêcher à nous, souvent, en privé. Dans un épisode de la vie de Sainte Catherine de Sienne, on rapporte qu’il disait aussi avec elle les psaumes. Nous avons la chance de savoir lire. Lorsqu'elle était jeune, elle devait se contenter de recueillir dans sa mémoire ce qu'elle entendait à l'église.

« Jésus guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies, et il expulsa beaucoup de démons » (Mc 1,32.34). Et nous, nous sommes devant Jésus: c’est Lui qui préside. Nous pouvons nous demander si nous nous laissons enseigner par Jésus. Chacun de nous : « Est-ce que je me laisse enseigner par Jésus ou est-ce que je sais tout ? Est-ce que j’écoute Jésus ou est-ce que je préfère écouter n’importe quoi d’autre comme les commérages des gens, ou des histoires… ». Écouter Jésus. Écouter la prédication de Jésus. « Et comment puis-je faire cela? Sur quelle chaîne parle-t-il ? » . Il te parle dans l’Évangile! Et ceci est une habitude que nous n’avons pas encore : aller chercher la parole de Jésus dans l’Évangile. Avoir toujours un Évangile avec nous, un petit évangile, ou en tenir un dans la main. Cinq minutes, dix minutes. Quand je suis en voyage, ou quand je dois attendre… je prends l’Évangile qui est dans ma poche ou dans mon sac et je me mets à lire quelque chose ; ou bien à la maison. Et Jésus me parle, prêche pour moi. C’est la Parole de Jésus. Nous devons nous habituer à écouter la Parole de Jésus, à écouter la parole de Jésus dans l’Évangile. Lire un passage, penser un peu à ce qu’il dit, ce qu’il me dit à moi personnellement. Si je ne sens pas qu’il me parle, je passe à un autre. Mais avoir ce contact quotidien avec l’Évangile, prier avec l’Évangile; Jésus peut ainsi m’enseigner, peut me dire avec l’Évangile ce qu’il veut me dire. Je connais des gens qui en ont toujours un avec eux. Lorsqu’ils ont un peu de temps, ils l’ouvrent et trouvent toujours dedans le bon mot qui va avec le moment qu’ils sont en train de vivre. Ceci est la première chose que je tiens à vous dire : laissez le Seigneur vous prêcher sa parole. Écoutez le Seigneur.

Directoire sur l'homélie

La Congrégation pour le culte divin a remis un Directoire sur l'homélie aux Conférences épiscopales (article Zénit).
La version en français est accessible à cette adresse :  http://scjef.org/biblio/Documents_actualite/Homelie_Directoire_sur_2014.pdf

Ils est à relever que le document mentionne ceci à propos d'un point controversé sur la pratique dans le diocèse de Bâle et ailleurs en Suisse alémanique :

5. Puisqu’elle fait partie intégrante du culte de l’Eglise, l’homélie est strictement réservée aux évêques, aux prêtres et aux diacres. Le lien très étroit entre la table de la Parole et la table de l’Eucharistie a pour conséquence que « L’homélie doit être faite habituellement par le prêtre célébrant lui-même » (Présentation Générale du Missel Romain 66), ou du moins toujours par celui qui a été ordonné pour présider et se tenir à l’autel. Certes, des enseignements et des exhortations à la fois de bonne qualité et efficaces peuvent être dispensés par des responsables laïcs bien préparés de certaines communautés, mais de telles interventions doivent être faites dans d’autres contextes. Ainsi, l’homélie, du fait de sa nature intrinsèquement liturgique, requiert qu’elle ne peut être faite que par quelqu’un qui a été ordonné pour présider le culte de l’Eglise (cf. Redemptionis sacramentum 161). 

Cela ne signifie pas qu'il s'agisse du seul élément d'intérêt présent dans le document, chacun ayant à se perfectionner. Il est toujours délicat aussi de brider l'Esprit-Saint pour raisons techniques.

P.S. Le document est technique et destiné aux prédicateurs ainsi qu'à l'enseignement. Il demande notamment de priviliégier l'interprétation spirituelle. L'homélie n'est pas un exercice formel d'exégèse biblique permettant de faire valoir sa musculature. Pas de torsion de textes pour servir à ses thèses... Les principes étant rappelés, la deuxième partie intitulée "Ars Praedicandi" aura son utilité, pouvant servir d'aide-mémoire en abordant un temps de l'année liturgique.

mercredi 11 février 2015

Notre-Dame de Lourdes

11 février : la fête de Notre-Dame de Lourdes

Le 11 février est la date anniversaire de la première apparition de la Vierge Marie à Bernadette Soubirous. Ce jour-là, en 1858, Notre-Dame et sainte Bernadette se sont rencontrée à la Grotte de Lourdes. Le 11 février est devenu un jour de fête pour l’Église universelle qui célèbre Notre-Dame de Lourdes et la Journée Mondiale du Malade. Près de 20 000 pèlerins sont attendus cette année. La date est aussi choisie pour le congrès annuel des organisateurs de pèlerinages à destination de Lourdes(notre photo).

PROGRAMME DES CÉLÉBRATIONS DU MERCREDI 11 FÉVRIER 2015

9h30 : messe internationale (basilique Saint-Pie X), présidée par Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, suivie de l’Angélus (en direct sur TV Lourdes, sur KTO et sur de nombreuses radios chrétiennes francophones.

15h30 : chapelet en français (en face de la Grotte, rive droite du Gave) (en direct sur TV Lourdes)

17h : louanges eucharistiques (basilique Saint-Pie X) (en direct sur TV Lourdes)

18h : chapelet en italien (en face de la Grotte, rive droite du gave) (en direct sur TV Lourdes)

21h : procession mariale aux flambeaux

XIIIe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2015


MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA XXIIIe JOURNÉE MONDIALE DU MALADE 2015

Sapientia cordis
“J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux” (Jb 29,15)

Chers frères et sœurs,
À l’occasion de la XXIIIème Journée mondiale du Malade, instaurée par saint Jean-Paul II, je m’adresse à vous tous qui supportez le fardeau de la maladie et êtes unis, de diverses manières, à la chair du Christ souffrant, et à vous également, professionnels et bénévoles de la santé.
Le thème de cette année nous invite à réfléchir sur une phrase du Livre de Job : « J’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux » (29,15). Je voudrais le faire dans la perspective de la « sapientia cordis », la sagesse du cœur.
1. Cette sagesse n’est pas une connaissance théorique, abstraite, fruit de raisonnements. Elle est plutôt, comme le décrit saint Jacques dans son épître, « pure, puis pacifique, indulgente, bienveillante, pleine de pitié et de bons fruits, sans partialité, sans hypocrisie » (3,17). Elle est donc un comportement inspiré par l’Esprit Saint dans l’esprit et le cœur de celui qui sait s’ouvrir à la souffrance des frères et reconnaît en eux l’image de Dieu. Faisons donc nôtre l’invocation du psaume : « Fais-nous savoir comment compter nos jours, que nous venions de cœur à la sagesse ! » (Ps 90,12). Dans cette sapientia cordis, qui est don de Dieu, nous pouvons résumer les fruits de la Journée mondiale du Malade.
2. La sagesse du cœur veut dire servir le frère. Dans le discours de Job qui contient les paroles « j’étais les yeux de l’aveugle, les pieds du boiteux », est mise en évidence la dimension du service à ceux qui en ont besoin, de la part de l’homme juste qui jouit d’une certaine autorité et a une place importante parmi les anciens de la ville. Sa stature morale se manifeste dans le service du pauvre qui demande de l’aide, et également en prenant soin de l’orphelin et de la veuve (v. 12-13).
Que de chrétiens rendent témoignage aujourd’hui encore, non par leurs paroles mais par leur vie enracinée dans une foi authentique, d’être « les yeux de l’aveugle » et les « pieds du boiteux » ! Des personnes qui sont proches des malades ayant besoin d’une assistance permanente, d’une aide pour se laver, s’habiller, se nourrir. Ce service, surtout lorsqu’il se prolonge dans le temps, peut devenir fatigant et pénible. Il est relativement facile de servir pendant quelques jours, mais il est difficile de soigner une personne pendant des mois, voire des années, également si celle-ci n’est plus à même de remercier. Et pourtant, voilà un grand chemin de sanctification ! Dans ces moments, on peut compter de manière particulière sur la proximité du Seigneur, et on est également un soutien spécial à la mission de l’Église.
3. La sagesse du cœur, c’est être avec le frère. Le temps passé à côté du malade est un temps sacré. C’est une louange à Dieu, qui nous conforme à l’image de son Fils, qui « n’est pas venu pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour une multitude » (Mt 20,28). Jésus lui-même a dit : « Et moi je suis au milieu de vous comme celui qui sert » (Lc 22,27).
Avec une foi vive, nous demandons à l’Esprit Saint de nous donner la grâce de comprendre la valeur de l’accompagnement, si souvent silencieux, qui nous conduit à consacrer du temps à ces sœurs et à ces frères qui, grâce à notre proximité et à notre affection, se sentent davantage aimés et réconfortés. En revanche, quel grand mensonge se dissimule derrière certaines expressions qui insistent tellement sur la « qualité de la vie », pour inciter à croire que les vies gravement atteintes par la maladie ne seraient pas dignes d’être vécues !
4. La sagesse du cœur, c’est la sortie de soi vers le frère. Notre monde oublie parfois la valeur spéciale du temps passé auprès du lit d’un malade, parce qu’on est harcelé par la hâte, par la frénésie de l’action, de la production et on oublie la dimension de la gratuité, de l’acte de prendre soin, de se charger de l’autre. En réalité, derrière cette attitude se dissimule souvent une foi tiède, oublieuse de cette parole du Seigneur qui déclare : « C’est à moi que vous l’avez fait » (Mt 25,40).
Voilà pourquoi je voudrais rappeler à nouveau « la priorité absolue de “la sortie de soi vers le frère” comme un des deux commandements principaux qui fondent toute norme morale et comme le signe le plus clair pour faire le discernement sur un chemin de croissance spirituelle en réponse au don absolument gratuit de Dieu » (Exhortation apostolique Evangelii gaudium, n. 179). De la nature missionnaire même de l’Église jaillissent « la charité effective pour le prochain, la compassion qui comprend, assiste et encourage » (idem).
5. La sagesse du cœur c’est être solidaire avec le frère sans le juger. La charité a besoin de temps. Du temps pour soigner les malades et du temps pour les visiter. Du temps pour être auprès d’eux comme le firent les amis de Job : « Puis, s’asseyant à terre près de lui, ils restèrent ainsi durant sept jours et sept nuits. Aucun ne lui adressa la parole, au spectacle d’une si grande douleur » (Jb 2,13). Mais les amis de Job cachaient au fond d’eux-mêmes un jugement négatif à son sujet : ils pensaient que son malheur était la punition de Dieu pour une de ses fautes. Au contraire, la véritable charité est un partage qui ne juge pas, qui ne prétend pas convertir l’autre ; elle est libérée de cette fausse humilité qui, au fond, recherche l’approbation et se complaît dans le bien accompli.
L’expérience de Job trouve sa réponse authentique uniquement dans la croix de Jésus, acte suprême de solidarité de Dieu avec nous, totalement gratuit, totalement miséricordieux. Et cette réponse d’amour au drame de la souffrance humaine, spécialement de la souffrance innocente, demeure imprimée pour toujours dans le corps du Christ ressuscité, dans ses plaies glorieuses, qui sont un scandale pour la foi mais sont également preuve de la foi (cf. Homélie pour la canonisation de Jean XXIII et de Jean-Paul II, 27 avril 2014).
De même, lorsque la maladie, la solitude et l’incapacité l’emportent sur notre vie de don, l’expérience de la souffrance peut devenir un lieu privilégié de la transmission de la grâce et une source pour acquérir et renforcer la sapientia cordis. Donc, on peut comprendre que Job, à la fin de son expérience, en s’adressant à Dieu, peut déclarer : « Je ne te connaissais que par ouï-dire, mais maintenant mes yeux t’ont vu » (42,5). Et les personnes plongées dans le mystère de la souffrance et de la douleur, accueilli dans la foi, peuvent également devenir des témoins vivant d’une foi qui permet d’habiter la souffrance elle-même, bien que l’homme, par son intelligence, ne soit pas capable de la comprendre en profondeur.
6. Je confie cette Journée mondiale du Malade à la protection maternelle de Marie, qui a accueilli dans son sein et a donné naissance à la Sagesse incarnée, Jésus-Christ, notre Seigneur.
Ô Marie, Siège de la Sagesse, intercède comme notre Mère pour tous les malades et pour ceux qui en prennent soin. Fais que, dans le service du prochain qui souffre et à travers l’expérience même de la souffrance, nous puissions accueillir et faire croître en nous la véritable sagesse du cœur.
J’accompagne cette invocation pour vous tous de ma bénédiction apostolique.
Du Vatican, le 3 Décembre 2014
Memorial de Saint François Xavier
FRANCISCUS


mardi 10 février 2015

Fête de Sainte Scholastique

XXXIII - Le ciel vient au secours de sainte Scholastique pour empêcher saint Benoît d'interrompre un entretien.


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1. Grégoire : Qui donc, Pierre, sera plus sublime en cette vie que Paul, lequel, par trois fois, pourtant, a prié le Seigneur pour être délivré de l'aiguillon dans sa chair, et cependant il ne put obtenir ce qu'il voulait ? A ce propos, il faut que je te raconte ce qui est arrivé au vénérable Père Benoît, car il y a une chose qu'il voulut faire mais qu'il ne put accomplir.
2. En effet sa sœur, qui s'appelait Scholastique, consacrée au Dieu tout-puissant depuis sa plus tendre enfance, avait pris l'habitude de venir vers lui une fois par an et l'homme de Dieu descendait vers elle, au-delà de la porte, mais pas loin, dans la propriété du monastère. Or, un certain jour, elle vint comme à l'accoutumée et son vénérable frère, accompagné de ses disciples, vint vers elle. Ils passèrent tout le jour dans les louanges de Dieu et dans de saints entretiens et, tandis que les ténèbres de la nuit commençaient à s'étendre sur la terre, ils prirent ensemble leur nourriture. Comme ils étaient encore à table et que leurs saints entretiens se prolongeaient, l'heure se faisant plus tardive, la sainte moniale, sa sœur, lui fit cette demande : "Je t'en prie, ne me laisse pas cette nuit, mais reste jusqu'au matin pour que nous puissions parler encore des délices de la vie céleste. Il lui répondit : "Que dis-tu là, ma sœur ? Passer la nuit hors de la cellule ! Je ne le puis nullement."
3. Or la sérénité du ciel était telle qu'aucun nuage n'apparaissait dans les airs, mais la sainte femme de moniale, après avoir entendu les paroles négatives de son frère, joignit ses doigts, posa les mains sur la table et elle s'inclina, la tête dans les mains, pour prier le Seigneur Tout-puissant. Comme elle relevait la tête de dessus la table, éclairs et tonnerre éclatèrent avec une telle force et l'inondation fut telle que ni le vénérable Benoît, ni les frères qui l'accompagnaient ne purent mettre le pied dehors et franchir le seuil du lieu où ils siégeaient. C'est que voilà ! La sainte moniale, en inclinant la tête dans ses mains, avait répandu sur la table des fleuves de larmes qui, dans un ciel serein, avaient attiré la pluie. Et ce n'est pas un peu plus tard, après la prière, que l'inondation s'ensuivit mais il y eut une telle concomitance entre prière et inondation qu'elle leva la tête de la table alors que le tonnerre éclatait déjà, à tel point que lever la tête et faire tomber la pluie, cela se produisit en un seul moment.
4. Alors, au milieu des éclairs, du tonnerre et de cette formidable inondation de pluie, voyant qu'il ne pouvait retourner au monastère, contrarié, il commença à se plaindre en disant : "Que le Dieu Tout-puissant te pardonne, ma soeur, qu'as-tu fait là ?" Elle lui répondit : " Eh bien, voilà ! Je t'ai prié et tu n'as pas voulu m'écouter. J'ai prié mon Seigneur et lui m'a entendu. Maintenant, si tu le peux, sors donc, abandonne-moi et retourne à ton monastère." ... Mais ne pouvant quitter l'abri du toit, lui qui n'avait pas voulu rester spontanément, demeura sur place malgré lui et ainsi se fit-il qu'il passèrent toute la nuit à veiller et que dans un échange mutuel, ils se rassasièrent de saints entretiens sur la vie spirituelle.
5. Je t'avais bien dit qu'il avait voulu une chose mais n'avait pu l'accomplir, car si nous considérons l'état d'esprit de cet homme vénérable, il est hors de doute qu'il aurait désiré ce temps serein qu'il avait eu pour descendre, mais à l'encontre de ce qu'il voulait, il se trouva confronté à un miracle sorti d'un cœur de femme avec la force du Dieu tout-puissant. Pas étonnant qu'en cette circonstance, une femme qui désirait voir longuement son frère ait prévalu sur lui. En effet, selon la parole de saint Jean : "Dieu est amour", c'est par un juste jugement que celle-là fut plus puissante qui aima davantage.
Pierre : Je l'avoue, ce que tu dis là me plaît beaucoup.


XXXIV - Montée au ciel de sainte Scholastique.


1. Or, comme le lendemain, la vénérable femme retournait à sa propre cellule, l'homme de Dieu revint au monastère. Et voici que, trois jours après, étant en cellule, levant les yeux au ciel, il vit l'âme de sa sœur, sortie de son corps, pénétrer sous la forme d'une colombe dans les secrets du ciel. Et lui, se réjouissant pour elle d'une si grande gloire, rendit grâces au Dieu Tout-puissant avec hymnes et louanges et il fit part de sa mort aux frères.
2. Puis il les dépêcha pour faire venir son corps au monastère et le placer dans la sépulture qu'il s'était préparée pour lui-même. De la sorte, il arriva que ceux dont l'esprit avait toujours été uni en Dieu sur la terre, ne furent pas séparés corporellement même dans la tombe.


Ecologie


Saint François d'Assise devant la basilique
S. Jean de Latran où il rencontra Innocent III

L'éditorial du bulletin paroissial de notre région pastorale francophone nous propose un thème d'actualité pour ce carême avec un théologien, sociologue, journaliste et écrivain orthodoxe Michel Maxime Egger. Le découvrir ne manquera pas d'intérêt, tout comme les interventions progressives des papes en matière écologique, à commencer par Paul VI, puis Jean-Paul II puis Benoît XVI,  en tapant le mot écologie sur le moteur de recherche du Vatican. Elles sont déjà très nombreuses. Le pape François prépare son encyclique sur le sujet. Elle demande beaucoup d'attention, un document synthétique en une matière relativement neuve étant délicat à élaborer. En parler du pape François : "La première ébauche de la nouvelle encyclique, c’est le cardinal Turkson qui l’a préparée avec son équipe. Ensuite j’y ai travaillé, et j’ai préparé une troisième ébauche, que j’ai envoyée à la Congrégation pour la doctrine de la foi, à la Secrétairerie d’État et au théologien de la Maison pontificale, pour qu’ils vérifient que je ne disais pas de bêtise (sic) !" (Cf. Aleteia).
Saint François, a été proclamé patron des écologistes par Jean-Paul II en 1979 (inter mirifica), on pourrait aussi mentionner les commentaires des Pères sur la création et Hildegarde de Bingen. Lectures de carême en perspective parmi elles rappelons Patrice de Plunkett et son travail : L'écologie de la Bible à nos jours : pour en finir avec les idées reçues Ed. de l'Oeuvre , Paris collection Sociale , (mai 2008)

lundi 9 février 2015

Correction

Le sujet de la correction paternelle évoqué par le pape François a provoqué quelques remous hors Italie. Il est intéressant de remarquer que le livre des Proverbes (13,24) la mentionne pour les garçons. La traduction liturgique a remplacé les traditionnelles verges par la trique. La règle de Saint Benoît mentionnait aussi ce passage dès le chapitre II et il est parfois traditionnellement représenté avec l'arsenal de rigueur qui était en vérité beaucoup plus utilisé par les moines colombaniens : "Alors qu'une ou deux admonitions verbales suffisent pour redresser les natures délicates et capables d'intelligence, ceux qui sont au contraire mauvais, durs de cœur, orgueilleux ou désobéissants, il faut leur infliger le châtiment des verges ou d'autres peines corporelles, et dès le principe du mal exercer la répression. On sait qu'il est écrit : "L'insensé ne se corrige pas avec des paroles ", et ailleurs : "Frappe de verges ton fils et tu l'empêcheras d'aller à sa perte."

Saint Augustin dans ses Confessions (L. 1, ch. 9) se plaignait des mauvais traitements reçus à l'école, mais, même sans l'aide des pères jésuites aux méthodes plus psychologues dans leur pédagogie , le Seigneur en fit quelque chose :

CHAPITRE IX. AVERSION POUR L’ÉTUDE; HORREUR DES CHATIMENTS.

14. O Dieu, mon Dieu, quelles misères, quelles déceptions n’ai-je pas subies, à cet âge, où l’on ne me proposait d’autre règle de bien vivre qu’une docile attention aux conseils de faire fortune dans le siècle, et d’exceller dans cette science verbeuse, servile instrument de l’ambition et de la cupidité des hommes. Puis je fus livré à l’école pour apprendre les lettres; malheureux, je n’en voyais pas l’utilité, et pourtant ma paresse était châtiée. On le trouvait bon; nos devanciers dans la vie nous avaient préparé ces sentiers d’angoisses qu’il fallait traverser; surcroît de labeur et de souffrance pour les enfants d’Adam.

Nous trouvâmes alors, Seigneur, des hommes qui vous priaient, et d’eux nous apprîmes à sentir, autant qu’il nous était possible, que vous étiez Quelqu’un de grand, qui pouviez, sans apparaître à nos sens, nous exaucer et nous secourir. Tout enfant, je vous priais, comme mon refuge et mon asile, et, à vous invoquer, je rompais les liens de ma langue, et je vous priais, tout petit, avec grande ferveur, afin de n’être point battu à l’école. Et quand, pour mon bien, vous ne m’écoutiez pas (Ps XXI, 3), tous, jusqu’à mes parents si éloignés de me vouloir la moindre peine, se riaient de mes férules, ma grande et griève peine d’alors.

15. Seigneur, où est le coeur magnanime, s’il en est un seul? car je ne parle pas de l’insensibilité stupide; où est le coeur dont l’amour vous enlace d’une assez forte étreinte pour ne plus jeter qu’un oeil indifférent sur ces appareils sinistres, chevalets, ongles de fer, cruels instruments de mort, dont l’effroi élève vers vous des supplications universelles qui les conjurent? Où est ce coeur? Et pourrait-il pousser l’héroïsme du dédain, jusqu’à rire de l’épouvante d’autrui, comme mes parents riaient des châtiments que m’infligeait un maître? Car je ne les redoutais pas moins, et je ne vous priais pas moins de me les éviter; et je péchais toutefois, faute d’écrire, de lire, d’apprendre autant qu’on l’exigeait de moi.

Je ne manquais pas, Seigneur, de mémoire ou de vivacité d’esprit; votre bonté m’en avait assez libéralement doté pour cet âge. Seulement j’aimais à jouer, et j’étais puni par qui faisait de même; mais les jeux des hommes s’appellent affaires, et ils punissent ceux des enfants, et personne n’a pitié ni des enfants, ni des hommes. Un juge équitable pourrait-il cependant approuver qu’un enfant fût châtié pour se laisser détourner, par le jeu de paume, d’une étude qui sera plus tard entre ses mains (367) un jeu moins innocent? Et que faisait donc celui qui me battait? Une misérable dispute, où il était vaincu par un collègue, le pénétrait de plus amers dépits que je n’en éprouvais à perdre une partie de paume contre un camarade.
***

Une kyrielle de sujets à explorer pourrait suivre : éducation selon les civilisations, les époques, les sexes, questionnements sur l'éducation scolaire. Comportement envers les enfants provenant d'autres régions, comportements de ceux-ci, etc... Bonne route pour sujet grave et une pensée pour les enseignants qui n'ont pas toujours la tâche facile en dépit des changements de méthodes.

Les études abondent et la remarque du Conseil Pontifical pour la protection de l'enfance n'est pas sans fondements.
Conseil Pontifical pour la protection des mineurs : Article Zénit ; Institution de la commission (italien)

dimanche 8 février 2015

Guérison d'une belle-mère


8 février 2015 - 5ème dimanche du Temps Ordinaire

Lectures de la messe du jour

1ère lecture : « Je ne compte que des nuits de souffrance » (Jb 7, 1-4.6-7)
2ème lecture : « Malheur à moi si je n’annonçais pas l’Évangile ! » (1 Co 9, 16-19.22-23)
Evangile : « Il guérit beaucoup de gens atteints de toutes sortes de maladies » (Mc 1, 29-39)

Frères et Sœurs,
Joyeux moments que ceux où Jésus agit. Il commence lors de cet épisode par guérir la belle-mère de Pierre qui se met aussitôt au travail. De tous temps, on a raconté des histoires sur elles, homélie au sanctuaire.

samedi 7 février 2015

Journée internationale de prière et de réflexion contre la traite des personnes

Le cardinal Turkson appelle de ses voeux « une action concertée, jusqu'à ce que l'esclavage et la traite n'existent plus » : c'est l'objectif de la première Journée internationale de prière et de réflexion contre la traite des personnes, qui aura lieu le 8 février 2015 sur le thème "Allume une lumière contre la traite". Zenit.org

vendredi 6 février 2015

Paul Miki et ses compagnons


LES VINGT-SIX MARTYRS DU JAPON,
A NAGASAKI, LE 5 FÉVRIER 1597.

Les Portugais furent les premiers Européens qui débarquèrent au Japon. En 1542, l'année même où saint François Xavier débarquait aux Indes, des marchands, poussés par les vents contraires, abordèrent sur les côtes de Tanega-shima. D'autres naufragés furent jetés vers le même temps dans le port de Kagoshima. En 1549, saint François Xavier abordait le 15 août sur une jonque chinoise à Kagoshima. Il était accompagné de deux Jésuites et de trois néophytes japonais.



Paul Miki – François Fahelente – Pierre Sukégiro – Come Tachégia – Michel Cozaki – Jacques Kisaï – Paul Ibarki – Jean de Goto – Louis – Antoine – Pierre-Baptiste – Martin de l'Ascension – Philippe de Jésus – François Blanco – François de Saint-Michel – Mathias – Léon Carasumaro – Bonaventure – Thomas Cosaki – Joachim Saccakibara – François de Méaco – Jean Kimoia – Gabriel de Dcisco – Paul Suzuki – Thomas Danki – Gonçalo Garcia







A l’occasion de leur assemblée annuelle de février 2012, les évêques catholiques du Japon avaient annoncé leur intention de faire de Nishizaka un centre de pèlerinage national. Ils ont officialisé cette annonce le 10 juin 2012. Désormais, les pèlerins auront la possibilité de mettre leurs pas dans ceux des martyrs canonisés en 1862. Une route partira de Kyoto et passera par Osaka, Hiroshima et Fukuoka pour arriver à Nagasaki, avec dans chacun des cinq diocèses traversés, des haltes relais prévues...



Nous pouvons par la même occasion nous remémorer la destruction de la communauté chrétienne de Nagazaki lors du bombardement atomique de 1945. 

jeudi 5 février 2015

Les supplices infligés aux martyres

Nous assistons horrifiés aux nouvelles qui mentionnent les divers supplices infligés aux Moyen-Orient, celui de la croix a même été mis en avant. Les romains ne manquaient pas d'imagination dans ces cruelles activités. Le supplice de la croix avait été supprimé par l'empereur Constantin pour des raisons évidentes.


Antonio Gallonio avait été établi un répertoire célèbre de ce qui avait été infligé aux martyres de l'antiquité. Il était non pas jésuite, mais prêtre de la congrégation de l’Oratoire d’Italie. (1556 – 1605). L'esprit et les techniques modernes ne sont pas en reste avec les simulacres de noyades et autres tortures visant à démolir le ppsychisme.

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