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mardi 31 mars 2015

Judas déjà présent à une audience...

PAPE FRANÇOIS - AUDIENCE GÉNÉRALE
Place Saint-Pierre
Mercredi 16 avril 2014

Chers frères et sœurs, bonjour !

Aujourd’hui, au milieu de la Semaine Sainte, la liturgie nous présente un épisode triste : le récit de la trahison de Judas, qui se rend auprès des chefs du Sanhédrin pour marchander et leur livrer son Maître. « Combien me donnez-vous si je vous le livre ? ». À cet instant, Jésus a un prix. Cet acte dramatique marque le début de la Passion du Christ, un parcours douloureux qu’Il choisit dans une liberté absolue. Il le dit clairement lui-même : « Je donne ma vie... Personne ne me l’enlève ; mais je la donne de moi-même. J’ai pouvoir de la donner et pouvoir de la reprendre » (Jn 10, 17-18). Et ainsi, avec cette trahison, commence cette voie de l’humiliation, du dépouillement de Jésus. Comme s’il était au marché : cela coûte trente deniers... Une fois entreprise la voie de l’humiliation et du dépouillement, Jésus la parcourt jusqu’au bout.

lundi 30 mars 2015

Journée Mondiale de la Jeunesse

HOMÉLIE DU PAPE FRANÇOIS
Place Saint-Pierre
XXXe Journée mondiale de la Jeunesse
Dimanche 29 mars 2015

Au centre de cette célébration, qui apparaît si festive, il y a la parole que nous avons entendue dans l’hymne de la Lettre aux Philippiens : « Il s’est abaissé » (2, 8). L’abaissement de Jésus.
Cette parole nous révèle le style de Dieu et, en conséquence, ce que doit être celui du chrétien : l’humilité. Un style qui ne finira jamais de nous surprendre et de nous mettre en crise : on ne s’habitue jamais à un Dieu humble !
S’abaisser est avant tout le style de Dieu : Dieu s’abaisse pour marcher avec son peuple, pour supporter ses infidélités. On le voit bien en lisant l’histoire de l’Exode : quel abaissement pour le Seigneur que d’écouter tous ces murmures, ces lamentations ! Ils étaient dirigés contre Moïse, mais au fond, ils allaient contre Lui, leur Père, qui les avait fait sortir de la condition d’esclavage et les guidait sur le chemin à travers le désert jusqu’à la terre de la liberté.
En cette Semaine, la Semaine Sainte, qui nous conduit à Pâques, nous irons sur ce chemin de l’abaissement de Jésus. Et seulement ainsi, elle sera “sainte” aussi pour nous !
Nous entendrons le mépris des chefs de son peuple et leurs tromperies pour le faire tomber. Nous assisterons à la trahison de Judas, un des Douze, qui le vendra pour trente deniers. Nous verrons le Seigneur arrêté et emmené comme un malfaiteur ; abandonné des disciples ; traîné devant le sanhédrin, condamné à mort, battu et outragé. Nous entendrons que Pierre, le “roc” des disciples, le reniera par trois fois. Nous entendrons les cris de la foule, incitée par les chefs, qui demande que Barabbas soit libre, et que lui soit crucifié. Nous le verrons raillé par les soldats, couvert d’un manteau de pourpre, couronné d’épines. Et puis, le long de la Via dolorosa et sous la croix, nous entendrons les insultes des gens et des chefs, qui se moquent de son être de Roi et de Fils de Dieu.
C’est le chemin de Dieu, le chemin de l’humilité. C’est la route de Jésus, il n’y en a pas d’autre. Et il n’existe pas d’humilité sans humiliation.
En parcourant jusqu’au bout cette route, le Fils de Dieu a assumé la “condition de serviteur” (cf. Ph 2, 7). En effet, humilité veut dire aussi service, veut dire laisser de la place à Dieu se dépouillant de soi-même, “se vidant”, comme dit l’Écriture (v. 7). Cela – se vider est l’humiliation la plus grande.
Il y a un autre chemin, contraire au chemin du Christ : la mondanité. La mondanité nous offre le chemin de la vanité, de l’orgueil, du succès… C’est l’autre chemin. Le malin l’a proposé aussi à Jésus, durant les quarante jours dans le désert. Mais Jésus l’a repoussé sans hésitations. Et avec lui, seulement avec sa grâce, avec son aide, nous aussi nous pouvons vaincre cette tentation de la vanité, de la mondanité, non seulement dans les grandes occasions, mais dans les circonstances ordinaires de la vie.
Ce qui nous aide et nous réconforte en cela, c’est l’exemple de beaucoup d’hommes et de femmes qui, dans le silence et de façon cachée, chaque jour renoncent à eux-mêmes pour servir les autres : un parent malade, un ancien seul, une personne avec un handicap, un sans-abri…
Pensons aussi à l’abaissement de tous ceux qui, en raison de leur comportement fidèle à l’Évangile, sont discriminés et paient de leur personne. Et pensons à nos frères et sœurs persécutés parce que chrétiens, les martyrs d’aujourd’hui – il y en a beaucoup : ils ne renient pas Jésus et supportent avec dignité des insultes et des outrages. Ils le suivent sur son chemin. Nous pouvons parler en vérité d’“une nuée de témoins” : les martyrs d’aujourd’hui (cf. He 12, 1).

Durant cette Semaine, nous aussi, mettons-nous résolument avec eux sur cette route de l’humilité, avec beaucoup d’amour pour Lui, notre Seigneur et Sauveur. Ce sera l’amour qui nous guidera et nous donnera la force. Et là où il est, Lui, nous serons nous aussi (cf. Jn 12, 26).

dimanche 29 mars 2015

Les oliviers malades dans les Pouilles




L'an passé c'était la pyrale du buis, cette année, un virus "nouveau-monde". Décidément on en veut à la célébration des rameaux.


L'ennemi :  Xylella fastidiosa

Synode sur la Famille

Le Cardinal Gerhard Müller dans La Croix : Il est impossible d’avoir deux femmes ! Si la première union est valide, il n’est pas possible d’en contracter une seconde en même temps. Un chemin de pénitence est possible, mais pas une seconde union. La seule possibilité est de retourner à la première union légitime, ou de vivre la seconde union comme frère et sœur 

Message du pape François pour la journée mondiale de la jeunesse 2015

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS
POUR LA XXXe JOURNÉE MONDIALE DE LA JEUNESSE 

2015
« Heureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8)

Chers jeunes,
Nous continuons notre pèlerinage spirituel vers Cracovie, où en juillet 2016 se tiendra la prochaine édition internationale des Journées Mondiales de la Jeunesse. Sur notre chemin nous avons choisi comme guide les Béatitudes évangéliques. L’année dernière nous avons réfléchi sur la Béatitude des pauvres en esprit, insérée dans le contexte plus large du « discours sur la montagne ». Nous avons découvert ensemble la signification révolutionnaire des Béatitudes et l’appel fort de Jésus à nous lancer avec courage dans l’aventure de la recherche du bonheur. Cette année nous réfléchirons sur la sixième Béatitude : « Bienheureux les cœurs purs, car ils verront Dieu » (Mt 5, 8).
1. Le désir du bonheur
Le mot bienheureux ou plutôt heureux apparaît neuf fois dans cette première grande prédication de Jésus (cf. Mt 5, 1-12). Il est comme un refrain qui nous rappelle l’appel du Seigneur à parcourir avec lui une route qui, malgré tous les défis, est la voie du vrai bonheur.

Quelle heure?

samedi 28 mars 2015

La décision du Sanhédrin

Evangile du jour :

Evangile : « Afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés »(Jn 11, 45-57)
En ce temps-là,quand Lazare fut sorti du tombeau, beaucoup de Juifs, qui étaient venus auprès de Marie et avaient donc vu ..


Après la résurrection de Lazare, le Sanhédrin*  se réunit et décide de mettre Jésus à mort. 

Caïphe argumente : "Il vaut mieux qu’un seul homme meure pour le peuple, et que l’ensemble de la nation ne périsse pas. »  Ce qu’il disait là ne venait pas de lui-même ;  mais, étant grand prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus allait mourir pour la nation ; et ce n’était pas seulement pour la nation, c’était afin de rassembler dans l’unité les enfants de Dieu dispersés.

Caïphe et le Sanhédrin n'ont pas compris que Jésus ne veut pas prendre le pouvoir et soulever le Peuple contre l'occupant romain. Ce n'est pas son intention ni sa mission. Ont-ils vraiment cru qu'il avait ressuscité Lazare? Ont-ils compris ce que cela signifiait? Ils sont obnubilés par le réalisme des rapports de force, la lutte pour le pouvoir et une sorte de géostratégie.
Or, c'est de tout autre chose dont il s'agit, d'un combat spirituel qui passe par un quasi-anéantissement. Jésus va donner sa vie, son heure est venue. Il ne se cachera plus, mais va se laisser capturer, emprisonner dans un grenier à grain, moudre, juger, flageller et crucifier. Il se laisse faire parce que telle est la mission que le Père lui a confiée : donner sa vie pour que tous les hommes soient sauvés. Cette volonté du Père est un immense mystère, nous ne pouvons la sonder, et seulement entrevoir des pistes de compréhension. Nous avons ici-bas, même baptisés, encore une forme de voile devant les yeux et avançons dans la semi-obscurité de la foi. 
Les événements de ces derniers jours nous ayant interpellés, c'est l'occasion de nous rappeler en tant que chrétiens, que notre propre mort ne devrait survenir qu'en "coordination" avec le plan d'amour de Dieu pour  nous et pour son Eglise. Notre société met en avant la subjectivité et un type de liberté qui a écarté sa finalité, à savoir le bonheur et la vie avec Dieu. Une maladie la restreint beaucoup et peut l'annihiler même, ce n'est pas à nous d'en juger. La société elle-même, via nos medias, les modes et le monde politique, ne peut mettre au point un type de non-à-la-vie qui soit "clean". 
Aujourd'hui Caïphe représentant d'un pouvoir politique prophétise en raison de sa fonction, mais ne comprend pas. Si une décision objectivement mauvaise est prise par un politicien, Dieu peut la faire mystèrieusement servir, après la croix. Quant à la nôtre, notre décision personnelle? Il nous faut compter sur la miséricorde, toujours.
A l'imitaton du Christ, sommes-nous prêts à dire à Notre Père : "Que ta volonté soit faite". Sans la grâce, c'est impossible.
Jésus donne sa vie pour que nous soyons réconciliés avec son Père et n'oublions pas la finalité : la résurrection et la vie bienheureuse, voir Dieu. 
"Sainte Marie Mère de Dieu, priez pour nous, pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort." Pour que nous participions à la résurrection bienheureuse de ton Fils. Amen.

*Le Conseil Suprême selon la curieuse traduction liturgique.

vendredi 27 mars 2015

20ème Anniversaire d'Evangelium Vitae


Le pape François dans son audience du mercredi 25 mars, jour de l'Annonciation, a mentionné les 20 ans d'Evangelium Vitae. Curieusement le  Conseil Fédéral a choisi cette date pour rendre public son rapport sur la modernisation du droit de la famille. Il est accessible à cette adresse :  http://www.ejpd.admin.ch/ . Nous ne pouvons ignorer dans ce contexte la question du diagnostic préimplantatoire (article cath.ch) qu'il veut voir  passer pour "faire comme tout le monde". Ose-t-on critiquer les positions de la Suisse officielle et d'un gouvernement, ormis les sujets sociaux qui passent bien? C'est une sous question qui n'est pas sans intérêt. Comment qualifier le titre donné au communiqué?  Une modification constitutionnelle ouvre la voie à une application prometteuse du diagnostic préimplantatoire. Il est connu qu'une certaine technique législative dont le nom ne peut être prononcé ici, vise à faire passer progressivement un sujet dans son ensemble. Dossier sur le vote.


Audience du Pape François :


Et maintenant, un second point : le 25 mars, solennité de l’Annonciation, on célèbre dans de nombreux pays la Journée pour la Vie. C’est pour cela qu’il y a vingt ans, à cette date-là, saint Jean-Paul II a signé l’encyclique Evangelium Vitae. Pour rappeler cet anniversaire, beaucoup de membres du Mouvement pour la vie sont présents ici aujourd’hui. Dans Evangelium Vitae, la famille occupe une place centrale, dans la mesure où elle est le milieu qui porte la vie humaine. La parole de mon vénéré prédécesseur nous rappelle que le couple humain a été béni par Dieu dès le commencement pour former une communauté d’amour et de vie, à laquelle est confiée la mission de la procréation. En célébrant le sacrement du mariage, les époux chrétiens se rendent disponibles pour honorer cette bénédiction, avec la grâce du Christ, pour toute la vie. L’Église, pour sa part, s’engage solennellement à prendre soin de la famille qui naît [du mariage], comme un don de Dieu pour sa propre vie, dans la bonne comme dans la mauvaise fortune : le lien entre l’Église et la famille est sacré et inviolable. L’Église, en tant que mère, n’abandonne jamais la famille, même quand elle est humiliée, blessée et, de bien des manières, mortifiée. Pas même quand elle tombe dans le péché ou qu’elle s’éloigne de l’Église ; elle fera toujours tout pour chercher à la soigner et à la guérir, à l’inviter à la conversion et à se réconcilier avec le Seigneur.

Et bien, si c’est cela sa tâche, il est clair que l’Église a besoin de beaucoup de prières pour être en mesure, en tout temps, de remplir sa mission ! Une prière pleine d’amour pour la famille et pour la vie. Une prière qui sache se réjouir avec celui qui se réjouit et souffrir avec celui qui souffre.


jeudi 26 mars 2015

Chapelle du Vorbourg : pose du monte-personne côté nord.


Le voilà déposé, avec une autre forme d'ascenseur. Il eût été délicat de faire usage de celui-ci de manière permanente, surtout en cas de plafond trop bas sur le plateau suisse. Splendide travail de précision et de préparation. Merci à tous les intervenants. Il sera encore nécessaire d'attendre quelques semaines pour que tout soit terminé.

mercredi 25 mars 2015

La vie à deux

Beaucoup de discussions sur la question de l'accès de la communion aux divorcés remariés. Le pape François a récemment rappelé qu'il ne fallait pas compter sur un changement de la doctrine de l'Eglise sur ce sujet et avoir des attentes démesurées. Certains se demandent, mais alors, y aura-t-il peut-être une sorte de présomption de capacité physique à "vivre en frères et soeurs", après un certain âge + une forme d'invalidité due à certaines maladies? Des traitements "masculins" par exemple sont parfois totalement invalidants. N'étant ni Pères Synodaux, ni Pape, laissons le sujet à cet automne, le Pape aura soin d'apporter peut-être des éclaircissements.

L'ANNONCIATION


> 1ère lecture : « Voici que la vierge concevra » (Is 7, 10-14; 8, 10)

> 2ème lecture : Le Christ entre dans le monde pour faire la volonté du Père(He 10, 4-10)

> Evangile : L'Annonciation (Lc 1, 26-38)

L'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge, accordée en mariage à un homme de la mai...

Je te salue « comblée de grâce ». Il ne s’agit pas là de la salutation d’un commerçant ou d’un représentant de commerce qui essaye de placer son contrat, une encyclopédie ou de la pacotille, pardonnez le contraste. Il s’agit d’un envoyé très particulier, Gabriel la "force de Dieu" ou "Dieu est ma force". Si Marie est troublée c’est parce que cette salutation touche la corde la plus sensible en elle, l’union de sa personne avec son créateur. Cela se passe en elle sans aucun retournement sur elle-même. Son humilité est perceptible  dans son étonnement, et dans sa conclusion : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »
La salutation de l’ange éveille bien entendu notre attention sinon notre curiosité. Benoît XVI, disait que c’est le plus beau nom de Marie, celui que Dieu lui a donné, pour indiquer qu’elle est depuis toujours et pour toujours l’aimée, l’élue, celle qui a été choisie pour accueillir le don le plus précieux, Jésus, « l’amour incarné de Dieu » (Enc. Deus caritas est, 12). L’Ange, en « entrant chez Elle », ne l’appelle pas par son nom terrestre, Marie, mais par son nom divin, comme Dieu la voit et la qualifie depuis toujours : « Pleine de grâce – gratia plena », qui dans l’original grec est « kecharitoméne », « pleine de grâce », la grâce n’étant rien d’autre que l’amour de Dieu, nous pourrions à la fin traduire cette parole par : « aimée » de Dieu (cf. Lc 1, 28). Origène observe que jamais un tel titre ne fut donné à un être humain, que rien de semblable n’est décrit dans l’ensemble des Saintes Ecritures (cf. In Lucam, 6, 7). Il s’agit d’un titre exprimé sous forme passive, mais cette « passivité » de Marie, qui est depuis toujours et pour toujours l’« aimée » du Seigneur, implique son libre consentement, sa réponse personnelle et originale : en étant aimée, en recevant le don de Dieu, Marie est pleinement active, car elle accueille avec une disponibilité personnelle la vague de l’amour de Dieu qui se déverse en elle. En cela également, Elle est la parfaite disciple de son Fils, qui à travers l’obéissance à son Père réalise entièrement sa propre liberté et précisément de cette manière exerce la liberté, en obéissant. (homélie 25 mars 2006).
Et à nous, quel nom Dieu nous a-t-il donné ? Quelle est notre mission ? Regardons-nous nous adressons-nous à celui que nous rencontrons en fonction de sa mission, de l’amour que Dieu a pour lui ? Cet amour n’a rien de statique. Sommes-nous messagers de la Bonne Nouvelle pour autrui ? Comment l’accueillons-nous nous-mêmes ? Ne participons-nous pas à cette mission de Marie qui est de donner le Christ au monde, et à celle de l’ange ? N’est-ce pas un aspect de la Mission de l’Eglise ? Une mission de joie et pour notre plus grande joie, la grâce de la joie donnée au monde.
Quelles réponses ? Il ne peut y en avoir qu’une : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. » Le Mystère de l'Incarnation se poursuit mystérieusement en nous et par par nous, dans l'Eglise du Verbe Incarné. L'Eglise, c'est Jésus-Christ continué.

mardi 24 mars 2015

Année de la vie consacrée

Le pape François a subi les charitables assauts de quelques religieuses à Naples. Il paraissait plus ému qu'en d'autres occasions. Pourtant il a pris l'habitude en 2 ans. Comme à son accoutumée, il a laissé tomber le discours préparé  certainement très bien fait, et s'est exprimé librement. Certains éléments reviennent régulièrement, mais l'entier mérite une attention. Remarquons qu'il a réussi le tour de force de parler à des prêtres séculiers et à des religieux. Il est vrai que le Christ est la pierre angulaire de ces deux murs qui s'avancent l'un vers l'autre, pour paraphraser saint Augustin.


"Le témoignage de vie attire les vocations"

J’ai préparé un discours, mais les discours sont ennuyeux ! Je le remets au cardinal et il le fera connaître dans le bulletin. Je préfère répondre un peu à certaines questions. On me suggère de parler assis, comme cela, je me repose un peu. Une sœur qui est ici, très âgée, est venue en courant me dire : « Donnez-moi la bénédiction ‘à l’article de la mort’ (in articulo mortis). – Mais pourquoi, ma sœur ? – Parce que je dois partir en mission pour ouvrir un monastère… ». Voilà l’esprit de la vie religieuse ! Cette sœur m’a fait réfléchir. Elle est là, âgée, mais elle dit : « Oui, je suis à l’article de la mort, mais je dois aller renouveler ou fonder un nouveau couvent », et elle part. Par conséquent, moi aussi j’obéis et je parle assis ! 

Changement d'horaire pour le jeudi 26 mars


Jeudi 26 mars 2015, contrairement à ce qui a été annoncé, la messe sera célébrée à 18h00, en raison des travaux.

Le monte-personne à l’arrière de la chapelle devrait être posé très certainement le matin.
L’hélicoptère devrait le déposer vers les 8h30.

lundi 23 mars 2015

Ma première photo

En fouillant dans un vieux carton, j'ai découvert ma plus ancienne photo... de 1954. J'en ignorais l'existence. L'abbé Hüsser officiait... Priez pour tout le monde, encore vivants, et défunts. A propos qui vous a baptisé?

Châtaignier ou sycomore?


Nous entendons ce matin le passage du livre de Daniel (grec) qui rapporte le jugement de Suzanne. Les procès truqués ne datent pas d'aujourd'hui. Si l'épître mentionne une fausse accusation d'adultère, le péché apparaît comme étant bien réel dans l'Evangile et le Seigneur le pardonne, manifestant son autorité, prérogative de Dieu seul. Personne ne peut s'empêcher de remarquer l'absence du "participant" masculin dans l'un et l'autre cas. Dieu pardonne parce qu'il est un Dieu de miséricorde, et les participants à la mise en accusation, parce que leur propre péché leur est montré dans la lumière de Dieu. Avec Jésus, ce n'est plus une justice aveugle et froide d'une certaine manière, mais le regard de la miséricorde qui est posé sur celle qui a une responsabilité effective.
Dans les deux cas, la femme seule est mise en cause, selon les usages du temps. L'homme paraît être "nécessairement" épargné, quoique l'Ecriture (Dt 17,5) soit claire sur le sujet. Problématique d'une solidarité masculine abusive?



Dans les à côté de cette dramatique, remarquons avec un peu d'amusement la dénomination des arbres mentionnés par les deux vieillards, du moins leur traduction liturgique. L'un nomme un sycomore (figuier sycomore?) et l'autre un châtaignier. Qui aurait l'idée saugrenue d'aller procéder à des ébats fautifs sous le second, même hors saison... Il est vrai qu'il est des aveuglements de circonstance, mais jusque là!  Pas toujours fameuse cette nouvelle traduction et un peu facile.

Traduction de la TOB : Un lentisque et un chêne vert.
Traduction de la BJ : Un acacia (il pique aussi) et un tremble.
Traduction Osty : lentisque et chêne.
Traduction Chouraqui : « Sous un lentisque. » et « Sous un tremble.»  
Traduction Vulgate : Sub scino et sup prino.
Traduction Nouvelle vulgate : Sub schino et sub prino.
Pour le reste à votre bon coeur

Gaffiot mentionne le mot grec :

Scino ou schino (Gaffiot : lentisque) ; Prino (Gaffiot : rouvre)

Résumons :

Châtaignier
Lentisque
Chêne vert
Chêne
Sycomore
Acacia
Tremble


Nous en sommes à 7 espèces pour deux mots grecs. Agimus tibi


Notons que le chêne des Bosses, figure éminente de notre cher canton, un des plus vieux et grand d'Europe est un chêne pédonculé et non un chêne rouvre. La qualification de chêne serait localement parlante. Les deux espèces sont protégées en ces lieux. Le chêne des bosses a une historiette qui ne manquerait pas de piquant dans le cadre de l'épisode de Daniel. Et il y a tant de chênes dans l'Ecriture et même à Fatima.

Quant au châtaignier, il ne faut pas y penser ici, le terrain étant trop calcaire.

Le lentisque serait apparemment préférable au sycomore qui rappelle le figuier-sycomore de Zachée. Il rappelle Jacob et David. Mais laissons ces batailles... de figue molle selon une expression connue. Elle peuvent durer longtemps. Les châtaignes sont plus dangereuses à bien des points de vue. On rappelle, l'épisode piquant de Mgr Mamie, encore prêtre, escaladant le Valentin derrière une dame d'un certain âge. Arrivée au sommet, elle se retourne, le reconnaît et le salue. - Depuis quand étiez-vous-là? - Depuis la première châtaigne...
Il faut reprendre son souffle et bonne journée.

dimanche 22 mars 2015

Enfin la gloire?

« Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. »

5ème Dimanche de Carême : 

1ère lecture : « Je conclurai une alliance nouvelle et je ne me rappellerai plus leurs péchés » (Jr 31, 31-34)
2ème lecture : « Il a appris l’obéissance et est devenu la cause du salut éternel » (He 5, 7-9)
Evangile : « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit » (Jn 12, 20-33)

samedi 21 mars 2015

Le Pape François à Notre-Dame de Pompéi


Ce 21 mars, 1er jour du printemps et fête de Saint Benoît, le pape François se rend au sanctuaire de la Vierge de Pompéi, fruit  d'une demande de la Vierge, du labeur et de la prière de Bartolo Longo ainsi que de la générosité des petits.

Le site du sanctuaire figure à cette adresse : http://www.santuario.it/


Site du pèlerinage et de la visite papale


Horaire des retransmissions sur KTO



Extraits de son homélie à Naples sur Radio Vatican

La voie par laquelle Benoît, le bien-aimé de Dieu, est monté au ciel.


Fêtant ce matin la montée au ciel de Notre Bienheureux Père Saint Benoît, nous pouvons nous interroger sur notre intérêt pour ce but là. Est-il si important que pour l’atteindre, nous soyons prêts à tout sacrifier ? On appelait à une certaine époque la vie monastique le martyre blanc, bien que nous soyons en noir. Le bonheur et la vie éternelle sont en cause. « Si nous voulons échapper aux peines de l'enfer et parvenir à la vie éternelle, il nous faut bien user du temps qui nous reste à passer sur terre, et tandis qu'il nous est loisible de nous acquitter de tous ces devoirs, nous ne saurions trop nous hâter d'accomplir à la lumière de la vie présente ce qui nous profitera pour l'éternité. »
Saint Benoît avait été prévenu intérieurement du moment de son départ et six jours avant sa mort, il ordonna de faire ouvrir sa tombe, nous dit saint Grégoire le Grand dans ses Dialogues. Le sixième jour, il se fit porter à l’oratoire où il fortifia son départ par la réception du corps et du sang du Seigneur. Soulevé par ses frères, il se remit debout et les mains tendues vers le ciel dans l’attitude de l’orant, il expira nous dit-il, dans le temps même qu’il priait.
3. Ce jour-là, deux de ses frères, l'un étant resté en sa cellule et l'autre se trouvant au loin, eurent la révélation d'une même et unique vision : ils virent qu'une voie recouverte de tissus précieux et illuminée de lampes innombrables, s'étendait de sa cellule jusqu'au ciel, empruntant un chemin tout droit, à l'Orient. Au sommet se tenait un homme brillant, majestueusement vêtu, qui leur demanda : "Cette voie que vous contemplez, de qui est-elle ?" Ils reconnurent qu'ils ne le savaient pas. Alors il leur dit : "C'est la voie par laquelle Benoît, le bien-aimé de Dieu, est monté au ciel."
Nous remarquons au chapitre 36 de ces mêmes Dialogues, avant ce descriptif émouvant, que Saint Grégoire mentionne la règle écrite par Benoît qu’il laisse à ses frères. On y découvre la manière dont il vécut.
La conclusion du Prologue de la règle en mentionne la finalité : Mais à mesure que l'on progresse dans l'observance régulière et dans la foi, le cœur se dilate, et avec une inexprimable douceur d'amour on marche à grands pas dans la voie des préceptes de Dieu; et c'est ainsi que, sans nous écarter jamais de l'enseignement du Maître, persévérant jusqu'à la mort à pratiquer dans le monastère la doctrine qu'il nous a laissée, nous prenons dans la patience notre part des souffrances du Christ et méritons d'avoir part également à la gloire de son royaume.
Elle est donc une interprétation de l’Evangile. Les moines sont de diverses sortes, cénobite, c’est-à-dire vivant ensemble, c’est sa préférence, mais il peut arriver que certains deviennent ermites. Il se rappelait ses débuts.
Nous fêtons aujourd’hui discrètement les 20 ans de notre venue ici au Vorbourg, c’était un retour après le départ du Père Maurice Joset, consécutif à un grand nombre de décès en communauté. Pour mémoire nos premiers Pères avaient accepté l’invitation qui leur avait été faite par le curé de Delémont suite à ce fameux vœu fait pendant la guerre par son prédécesseur. Si les nazis n’entraient pas en Suisse, il placerait un prêtre à demeure au Vorbourg.
L'arrivée avait eu lieu en 1949 une année qui plaisait beaucoup en raison de sa correspondance avec la date traditionnelle de la consécration de la chapelle par saint Léon IX en 1049… C’était donc pour le 900ème… Nous pouvons faire mémoire de « nos » gardiens, les Pères Pierre Pfeiffer, Gérard Haenni, René Veuthey, Raymond Chappuis, Meinrand Wolf, Maurice Joset, et leurs compagnons de quelques jours ou quelques mois ou plus, il y avait un certain tournus à l’époque. La chapelle conserve un souvenir de cette époque avec le vitrail des armes du monastère, jouxtant celui de Mgr Haenggi.


Tout cela pour le service de Notre-Dame et celui de cette porte du ciel qu’est son sanctuaire. C’est bien à cela, qu’il nous faut songer en y venant. Nous lui confions bien entendu notre future « portion » de ciel, elle a son idée sur son aménagement. Amen.

Quand on n'y comprend rien

?

Une sombre affaire ébranle le commerce de l'art selon les médias. On lit par exemple qu'un tableau d'un artiste américain, Mark Rothko a été acheté pour 100 millions d'une monnaie à bon court. La toile pour ce prix là étonne. Quelques couleurs dans un certain ordre, qu'est-ce que ça veut dire? Un barbouillage d'enfant bien cher? Une explication nous est donnée dans l'encyclopédie de référence en ligne : la couleur est débarrassée de l'objet et devient l'unique objet de vision. On n'aime ou on n'aime pas. Au final dans ce monde gouverné par la calculette, comme pour les dépenses "sportives" pharaoniques jamais dénoncées, même pas par l'Eglise, il y a une interrogation : cet argent ne pourrait-il pas servir à autre chose? 

Quelques questions viennent à l'esprit dans le monde parallèle que devient le religieux : Dieu, Jésus, sont-ils compris à la manière des points d'interrogations parsemant nos  cerveaux devenus lents sur ces sujets ? Avons-nous à force de vouloir regarder l'éclipse du soleil de Dieu, oublié de retirer nos lunettes noires pour le voir près de nous? Dans la nature? Dans nos frères? Le carême à quoi ça sert? A retrouver la couleur, la forme et les personnes concrètes habitées de Dieu et Dieu en elles.

vendredi 20 mars 2015

La dernière éclipse d'un grand nombre


Lumière tamisée, ce sera notre souvenir local, puisqu'il ne faut pas regarder le soleil en face, ni se prendre pour Icare. Pour les plus anciens, c'est la dernière, visible d'en bas. L'éclipse servira malheureusement de point de repère pour l'ordination illicite de Mgr Faure. Un temps d'obscurité spirituelle... et un rappel canonique (1382).

jeudi 19 mars 2015

Ipsi habent gladium divisionis.


Bossuet n'était pas toujours tendre en ses "invitations" à rétablir l'unité. La consécration d'un nouvel évêque est un acte grave. Mgr Faure ordonné par Mgr Williamson le négationniste, cela se passe presque de toute commentaire. Que va provoquer ce nouvel épisode navrant? Une petite Eglise schismatique... Combien d'années survivra-t-elle? Il faut les laisser où ils sont, prier pour eux et les confier à la sollicitude pastorale de l'Eglise réunie autour de ses pasteurs légitimes.

Vatican Insider

La citation suivante nous avait été faite en son temps par le chanoine Georges Bavaud, notre professeur d'ecclésiologie, très versé en oecuménisme, de Genève à Neuchâtel en passant par Lausanne. Paix à son âme et qu'il prie pour nous qui en avons bien besoin. L'oecuménisme a des méthodes bien différentes aujourd'hui, faut-il le préciser?

SERMON POUR LE VENDREDI APRÈS LES CENDRES extrait

Qu'il n'en soit pas ainsi, chrétiens ; répandons devant notre Dieu des vœux sincères pour nos ennemis, et qu'il n'y ait personne en qui nous ne souhaitions que le règne du péché se détruise (a) : comprenons-y tous nos ennemis et tous les ennemis de l'Eglise. Si le péché n'eût régné en eux, ils ne se seraient pas séparés de notre unité. L'ambition, l'amour de soi-même et de ses propres opinions, c'est ce qui a causé ce schisme, c'est ce qui a fait naître cette division scandaleuse. Seigneur, vengez-nous de ces ennemis, et vengez votre Eglise à qui ils ont arraché tant de ses enfants. Dieu l'a déjà fait, chrétiens ; ils se sont divisés, et il les divise : « Ils ont pris le glaive de division, » et ils ont déchiré l'Eglise de Dieu : lpsi habent gladium divisionis. « Mais parce que le Fils de Dieu a dit véritablement que celui qui frapperait par le glaive mourrait par le glaive, voyez ceux qui se sont retranchés de l'unité, en combien de morceaux ils sont partagés : » Sed quia verum dixerat Dominus : Qui gladio percutit, gladio morietur, videte illos, fratres mei, qui se ab unitate prœciderunt, in quot frusta prœcisi sunt (1). Luthériens, calvinistes, anabaptistes, sociniens, arminiens et tant d'autres ; autant d'opinions que de têtes en Angleterre. Dieu a vengé son Eglise ; ils n'ont pas voulu l'unité, ils seront divisés même parmi eux. Seigneur, ce n'est pas là toute la vengeance : détruisez le règne du péché en eux, ramenez-les au règne de la charité : c'est ce que l'Eglise demande , c'est pourquoi elle gémit et elle soupire.

1 De Agon. Christ.,n. 31.

(a) Var. : Soit anéanti.

Reprise en chanson...


C'est un classique inévitable puisque le soleil a rendez-vous avec la lune demain. Mais ne craignez pas l'éclipse, le 21  mars, les moines fêteront saint Benoît et sa montée au ciel. Cela fera 20 ans officiellement que nous aurons repris le service au sanctuaire de Notre-Dame du Vorbourg.

Un bonjour bien cadré d'un bout du lac

samedi 14 mars 2015

J'ai pas tué, j'ai pas volé


Pourquoi le sacrement de réconciliation?
Finalement, j'ai pas tué, j'ai pas volé...

vendredi 13 mars 2015

Année Sainte de La Miséricorde

Le pape François aime être pape, a-t-on lu. Le jour anniversaire de sa deuxième année de Pontificat, pour fêter les cinquantes ans de la clôture de Vatican II, il annonce une Année Sainte dédiée à la Miséricorde. Article de Radio Vatican.

Synode sur la Famille : attentes démesurées

Vatican - le 13/03/2015 à 14:09:00 Agence I.Media
Dans une interview, le pape François évoque des “attentes démesurées“ concernant le Synode sur la famille

Concernant l’accès à la communion des personnes divorcées remariées ou l’attitude de l’Eglise à l’égard des couples homosexuels, le pape François met en garde devant les “attentes démesurées“ de certains, entre deux synodes sur la famille. Dans une longue interview accordée à la chaine mexicaine Televisa à l’occasion du deuxième anniversaire de son élection, le pontife argentin assure aussi avoir la “sensation“ qu’il aura un pontificat “bref“ et affirme qu’il souhaite des collaborateurs qui aient “le courage de ne pas se taire“ s’ils sont en désaccord avec lui.

Voir la suite sur le site de l'agence I.Media

Ecoute François et Benoît.

Evangile : « Le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur : tu l’aimeras » (Mc 12, 28b- 34)

Ecoute d'abord le Seigneur ton Dieu qui veut passer par François, Benoît, JeanPaul II et par chaque baptisé. Les lectures de ce matin, psaume compris, mentionnent 8 fois le nom de Dieu, + le Seigneur et les dieux. L'Evangile nous a relaté la rencontre de Jésus et d'un scribe fort savant et studieux. Le dialogue a ce grand mérite de nous donner pour ainsi dire un condensé de la Révélation dans la première Alliance, une sorte de "digest". L'intention du scribe est délicate à discerner, mais il recherchait la vérité, ce qui lui vaut un compliment de Jésus. Il aime les chercheurs de vérité. Il ne lui manque qu'un pas à franchir : reconnaître celui qui est en face de lui, et poser un acte de foi : "Tu es le Fils de Dieu".

"Ecoute Israël" aime le Seigneur ton Dieu, soit connecté avec lui (le mot est à la mode).

Notre Pape François a fait une excellente "audience" (il ne s'agit pas de l'audimat, mais de l'audience du mercredi), dans laquelle il relevait l'importance des personnes âgées. Les anciens doivent aimer les plus jeunes dit saint Benoît dans sa règle. Le pape les invite à faire de même et à prier pour eux, à l'exemple de l'ancien pape Benoît. Pourquoi pas aussi leur apprendre à "se connecter" à Dieu, à prier, à l'écouter? A écouter sa parole? Elle agit par elle-même mais Dieu veut avoir besoin d'une médiation humaine. La formulation est curieuse, mais c'est bien lui qui pose les règles de son action, sa toute-puissance va jusque là et même jusqu'à l'Incarnation. Il veut fonctionner dans les limites de sa création pour la conduire au-delà, jusqu'à son ultime migration qui sera une complète transformation. "Ecoute Israël"... Il veut t'amener à devenir presque comme Lui. Pas à passer dans le virtuel, mais en Lui, avec Lui.

L'encyclique Lumen Fidei parle longuement de cette fameuse écoute et de sa relation avec la vision. Un peu de lecture si le coeur nous en dit  :

La foi comme écoute et vision

mercredi 11 mars 2015

« Lolo Kiko »

"La vieillesse est une vocation": traduction intégrale de l'italien

2e catéchèse du pape sur la mission des personnes âgées

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la catéchèse de ce jour, nous poursuivons notre réflexion sur les grands-parents en considérant la valeur et l’importance de leur rôle dans la famille. Je le fais en m’identifiant à ces personnes, parce que moi aussi, j’appartiens à cette tranche d’âge.

Quand je suis allé aux Philippines, le peuple philippin me saluait en disant : « Lolo Kiko » - c’est-à-dire « Grand-Père François » -, ils disaient : « Lolo Kiko ». Une première chose qu’il est important de souligner : c’est vrai que la société a tendance à nous éliminer, mais certainement pas le Seigneur. Le Seigneur ne nous élimine jamais. Il nous appelle à le suivre à tous les âges de la vie et la vieillesse comporte une grâce et une mission, une véritable vocation de la part du Seigneur. La vieillesse est une vocation. Ce n’est pas encore le moment de « rendre les armes ».

La loi et Jésus

Le Seigneur nous enjoint dans l'Evangile d'aujourd'hui, de respecter la loi jusque dans son iota. Nous pouvons nous interroger aussi ce matin sur les conflits entre la loi de Dieu et celles des Etats dans lesquels vivent les chrétiens, régimes religieux, autoritaires, laïcs agressifs, véhicules idéologiques cachés. Comment a pu subsister le peuple juif en exil? Quelle était la tolérance des peuples de l'antiquité? Les sujets ont été étudiés.
Ce qui nous importe le plus, c'est notre contemporain européen. Y a-t-il un conflit aussi entre la charité mise au premier rang par Jésus, la foi et la loi? Quelles relations et quelles tolérances? Comment annoncer l'Evangile sans insérer un élément conflictuel dans le vivre ensemble?

Délicates questions...

Un extrait d'un discours de Benoît XVI : de Vatican II à 2005
publié par la Document catholique dans un hors série

3. L'interprétation de la Loi par Jésus : conflit et réconciliation


Mais à présent se pose une question inévitable. Une telle conception des rapports entre la Loi et l'Évangile n'aboutit-elle pas à une inacceptable tentation d'harmonisation? Comment donc expliquer le conflit qui a conduit à la croix de Jésus ? Tout cela ne contredit-il pas l'interprétation paulinienne de la figure du Christ ?

Ne récusons-nous pas ici l'entière doctrine paulinienne sur la grâce en faveur d'un nouveau moralisme, abolissant ainsi l'« articulus stantis et cadentis ecclesiae », innovation essentielle du christianisme ? En ce qui concerne ce point, la partie du Catéchisme qui traite de la morale, à laquelle nous avons emprunté jusqu'ici la discussion de la démarche chrétienne, correspond étroitement à la présentation du Christ dans la section dogmatique. Si nous y regardons de près, nous apercevons deux aspects essentiels du problème, dans lesquels se trouve la réponse à nos questions:

mardi 10 mars 2015

Le pardon des offenses


La nouvelle traduction liturgique permet aux suisses et aux belges de dire septante et aux français soixante-dix!  "Je ne te dis pas jusqu’à sept fois,mais jusqu’à 70 fois sept fois." Cela fait 490...

Evangile du jour : « C’est ainsi que mon Père du ciel vous traitera, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère » (Mt 18, 21-35)

Dans l'Evangile de ce jour, le Seigneur avec sa parabole, paraît  nous contraindre au pardon des offenses usant même de la peur. Les chiffres qu'il donne sont proprement effarants, dix mille talents (un talent : 25 kg d'argent, valeur de l'époque) qui arriverait à réunir une somme pareille  et à la rembourser? C'est pourtant celle que nous lui devons spirituellement par notre baptême. Ce montant astronomique n'est pourtant pas étranger, semble-t-il,  à la conscience historique de l'époque. Nous lisons par exemple que Darius avait promis une telle somme à qui parviendrait à tuer Alexandre le Grand. C'ėtait la valeur du trėsor de Persépolis. Les généraux d'Alexandre avaient fait dėpensė une somme qui s'élevait à ce montant. S'agit-il donc d'une punition réservée aux rois et généraux? Ils ne sont pas seuls, mais du pardon des offenses paraît dépendre la guerre et la paix dans le monde. Les papes ont parlé de cette nécessité lorsqu'ils abordaient ce sujet : Arménie , Togo , Rwanda  etc... La commission théologique internationale a proposé aussi une réflexion. 

N'étant ni généraux, ni grands de ce monde, le pardon est un labeur et un devoir du disciple du Christ, parfois aussi lourd à accepter qu'à donner. Eduquer au pardon cela coûte, mais pour quelle libération? Celui que nous offre le Seigneur qu'en faisons-nous? N'en aurions-nous plus besoin? La question peut se poser à propos de la fréquentation du sacrement de réconciliation.



Ayant parlé des richesses des perses, nous pouvons nous arrêter à une prière citée par Benoît XVI , celle  d' Aphraate le Sage de Perse (ou le Syrien)


Apporte le réconfort aux accablés, visite les malades,

sois plein de sollicitude envers les pauvres: telle est la prière.

La prière est bonne,

et ses oeuvres sont belles.

La prière est acceptée lorsqu'elle apporte le réconfort au prochain.

La prière est écoutée

lorsque dans celle-ci se trouve également le pardon des offenses.

La prière est forte

lorsqu'elle est remplie de la force de Dieu" (Démonstrations 4, 14-16).



lundi 9 mars 2015

Après le fouet dominical, les claques : Sainte Françoise Romaine


Sainte Françoise Romaine (1384 - †1440), mariée contre sa volonté, veuve, puis oblate bénédictine, avait le privilège de voir son ange gardien, mais ô douleur, lorsque cette grande mystique s'écartait du droit chemin, elle avait droit à un soufflet... L'époque manifestait une certaine compréhension envers ce type de châtiments angéliques.
Qui n'apprécie pas sa basilique, à l'emplacement d'un temple dédié à Vénus et à Rome. Les moines olivétains ont un monastère en ces lieux.

A cette adresse, une vie de la sainte ;  WIkipedia ; Monastère Sainte Françoise Romaine au Bec-Hellouin ;  Traité de l'enfer ; Dom Guéranger ; Arte : Le temple de Vénus et de Rome.

P.S. Remarquons que l'église dédiée à Sainte Catherine de Sienne (et au bx Fra Angelico) se trouve sur un temple dédié autrefois à Minerve, d'où son apllelation la Minerve. Heureux et saint rapprochement.

dimanche 8 mars 2015

Journée de la femme


Evangelii Gaudium mentionne le rôle indispensable de la femme, la lettre utilise à quelques reprises la formulation : "homme et femme". Toutefois, elle intervient dans le sens de la tradition sur un sujet  débattu voici quelques années, le sacerdoce ministériel. Les intentions du pontificat du pape François sont sinon connues, du moins perçues, mais sur le thème de la femme et quant au fond, le document de Jean Paul II, Mulieris dignitatem conserve toute sa valeur. 

Radio Vatican (RV) Bouquets de mimosa à la main, les fidèles ont accueilli le Pape François sous un beau soleil place Saint-Pierre pour l’angélus de ce dimanche 8 mars, journée de la femme. Le Pape n’a pas manqué d’ailleurs de saluer « toutes les femmes qui chaque jour cherchent à construire une société plus humaine et plus accueillante ». Le Pape a alors adressé « un merci fraternel à celles qui, de mille manières, sont des témoins de l’Evangile et travaillent dans l’Eglise ».


Evangelii Gaudium 

103. L’Église reconnaît l’apport indispensable de la femme à la société, par sa sensibilité, son intuition et certaines capacités propres qui appartiennent habituellement plus aux femmes qu’aux hommes. Par exemple, l’attention féminine particulière envers les autres, qui s’exprime de façon spéciale, bien que non exclusive, dans la maternité. Je vois avec joie combien de nombreuses femmes partagent des responsabilités pastorales avec les prêtres, apportent leur contribution à l’accompagnement des personnes, des familles ou des groupes et offrent de nouveaux apports à la réflexion théologique. Mais il faut encore élargir les espaces pour une présence féminine plus incisive dans l’Église. Parce que « le génie féminin est nécessaire dans toutes les expressions de la vie sociale ; par conséquent, la présence des femmes dans le secteur du travail aussi doit être garantie »[72] et dans les divers lieux où sont prises des décisions importantes, aussi bien dans l’Église que dans les structures sociales.
104. Les revendications des droits légitimes des femmes, à partir de la ferme conviction que les hommes et les femmes ont la même dignité, posent à l’Église des questions profondes qui la défient et que l’on ne peut éluder superficiellement.

Chassés du Temple


8 mars 2015 - 3ème Dimanche de Carême 

samedi 7 mars 2015

Carats et caroubes


"Il aurait bien voulu se remplir le ventre avec les gousses que mangeaient les porcs, mais personne ne lui donnait rien."

La parable de l'enfant prodigue est un des classiques du carême. 
Une curiosité... Pourquoi nos savants traducteurs n'ont-ils pas utilisé le mot de caroube qui correspond parfaitement au grec? Il est aussi possible de faire un rapprochement avec le carat, la graine se trouvant dans la caroube, une sorte de haricot... provenant du caroubier. Le fils prodigue n'avait même plus la faculté de se nourrir du symbole de la richesse. Le carat sert à mesurer or et pierres précieuses, et seulement d'y rêver à distance... La faim des haricots ou la fin des haricots, c'est le cas de le dire, ramène à la maison du Père avec la miséricorde au bout du chemin. A propos de quoi avons-nous faim aujourd'hui qui puisse nous rappeler la maison du Père?




Marie, Mère de la divine miséricorde

Jean Paul II - Dives in Misericordia

"Marie est  celle qui, d'une manière particulière et exceptionnelle - plus qu'aucune autre - a expérimenté la miséricorde, et en même temps - toujours d'une manière exceptionnelle - a rendu possible par le sacrifice du cœur sa propre participation à la révélation de la miséricorde divine. Ce sacrifice est étroitement lié à la croix de son Fils, au pied de laquelle elle devait se trouver sur le Calvaire. Le sacrifice de Marie est une participation spécifique à la révélation de la miséricorde, c'est-à-dire de la fidélité absolue de Dieu à son amour, à l'alliance qu'il a voulue de toute éternité et qu'il a conclue dans le temps avec l'homme, avec le peuple, avec l'humanité; il est la participation à la révélation qui s'est accomplie définitivement à travers la croix. Personne n'a expérimenté autant que la Mère du Crucifié le mystère de la croix, la rencontre bouleversante de la justice divine transcendante avec l'amour: ce «baiser» donné par la miséricorde à la justice 104. Personne autant qu'elle, Marie, n'a accueilli aussi profondément dans son cœur ce mystère: mystère divin de la rédemption, qui se réalisa sur le Calvaire par la mort de son Fils, accompagnée du sacrifice de son cœur de mère, de son «fiat» définitif.

Marie est donc celle qui connaît le plus à fond le mystère de la miséricorde divine. Elle en sait le prix, et sait combien il est grand. En ce sens, nous l'appelons aussi Mère de la miséricorde: Notre-Dame de miséricorde, ou Mère de la divine miséricorde; en chacun de ces titres, il y a une signification théologique profonde, parce qu'ils expriment la préparation particulière de son âme, de toute sa personne, qui la rend capable de découvrir, d'abord à travers les événements complexes d'Israël puis à travers ceux qui concernent tout homme et toute l'humanité, cette miséricorde à laquelle tous participent «de génération en génération» 105, selon l'éternel dessein de la Très Sainte Trinité."

vendredi 6 mars 2015

Comment faire passer l'Evangile?


Comment simplifier et rétablir le courant
et les communications de l'Evangile?

L'Eglise catholique en Allemagne est souvent prise comme modèle et comme référence par nos frères d'Alémanie. Un mouvement inquiétant et significatif a lieu en matière de sorties d'Eglise. Depuis 2012 on peut en compter environ 500.000, ce déficit humain est  important pour une communauté de 23 millions de membres. Le mouvement a été accentué dit-on par une augmentation de quotité fiscale. S'agit-il simplement d'un refus de solidarité ou plus profondément d'un affadissement de la foi?
Pourquoi la Wissenchaft germanique, hautement reconnue, ne parvient-elle pas à résorber ce mouvement? En est-elle partiellement responsable?
Mgr Périsset en 2012 avait un diagnostic propre : La transmission de la foi doit à nouveau se faire dans la famille, “sinon nous pourrons fermer les églises”. Il estime cependant que l’Eglise devrait davantage se mettre à l’écoute des réalités contemporaines, car “nous disons des choses que les gens ne comprennent plus. Nous devons retourner aux éléments fondamentaux de la foi et les transmettre à nouveau avec des mots simples et dans un langage imagé”. 

Pour les réformés cela ne va pas mieux. Le nombre signalé étant presque égal, il faut en conclure principalement que ce sont les gens qui ont des moyens qui s'en vont. Le moment est difficile. Comment faire le partage entre la contestation de l'usage ecclésial de la laine des moutons, la charité, les réactions contre les oeuvres d'entraide, l'option préférentielle pour sa fortune, autrement dit une forme de culte à Mammon? Quels sont les fruits de la vigne qu'il est nécessaire de faire produire? Une problématique qui n'est pas éloignée de l'évangile de ce matin. Noeud gordien.



Rencontre avec le nonce apostolique à Genève

Assemblée de la Conférence des évêques suisses (CES) à Genève

La Conférence des évêques suisses (CES) s’est retrouvée du 2 au 4 mars 2015 à la maison „Le Cénacle“ à Genève pour sa 307e assemblée ordinaire.

Les membres de la Conférence des évêques suisses ont rencontré, dans sa résidence, l’observateur permanent du Saint-Siège aux Nations-Unies à Genève, l’archevêque Silvano Maria Tomasi, et ses plus proches collaborateurs. Le nonce apostolique leur a donné un aperçu très vivant des activités du Saint-Siège auprès des différentes organismes de la communauté internationale.

...


Bénédiction de couples de même sexe

Dans les thèmes d’actualité, les évêques ont traité la question de la bénédiction des couples de même sexe. Ils rappellent qu’elle n’est pas possible et qu’il n’est pas de leur compétence de modifier la doctrine et la discipline de l’Eglise.

Il appartient aux évêques diocésains concernés d’éclaircir et de régler l’incident concret de Bürglen.

Rencontre nationale suisse des Journées Mondiales de la Jeunesse

Des Journées Mondiales de la Jeunesse (JMJ) sont organisées au niveau national, du 1er au 3 mai 2015, à Fribourg, avant la prochaine rencontre internationale des JMJ à Cracovie, en juillet 2016. Jeunes et jeunes adultes de toutes les régions linguistiques de la Suisse sont invités à prendre part à cette fête de la foi (site des Journées Mondiales de la Jeunesse à Fribourg : www.fr2015.ch).

jeudi 5 mars 2015

La résurrection à quoi ça sert?


“S’ils n’écoutent pas Moïse ni les Prophètes, quelqu’un pourra bien ressusciter d’entre les morts : ils ne seront pas convaincus.” Telle était la conclusion de l'Evangile lu ce matin (Lc 16, 19-31).

Religion opium du Peuple ! Un slogan parmi d'autres. Ses inventeurs ont démontré bien souvent le manque d'attention envers tout homme qui n'est pas leur "homme", l'homme nouveau sorti de leur imagination. Paradis aux fruits empoisonnés qui aurait du être la matrice du progrès... Un semblable remodelage a lieu aujourd'hui, nous l'entendons aux travaux des chambres, lesquels abandonnent par la bande et dans la foulée, l'anthropologie biblique. L'homme ne devient-il pas pauvre de Dieu et lui de l'homme, par ce divorce institutionnel?

Les actualités nous donnent aussi d'autres exemples du mépris de la personne, côté ultralibéralisme. On nous met en scène des "dégraissages" d'entreprises dont des fonds souverains ou autres se débarrassent pour permettre un maximum de profit, sans plans sociaux. Fabrication de pauvres qu'on laisse à la porte. Dure loi du marché pour permettre une maximisation du profit. Rien n'est simple. Les personnes âgées sont dans le même type de wagons.

Marie Porte du Ciel

La résurrection à quoi ça sert? A nous rappeler que notre vie ne se termine pas avec celle-ci et que nous ne sommes pas seuls. Quelqu'un est ressuscité d'entre les morts, mais acceptons-nous d'entendre son message? La porte du ciel s'est ouverte et la nôtre? Lui qui veut nous humaniser et nous diviniser, sa miséricorde aura-t-elle le dernier mot?


Là où l’on n’honore pas les personnes âgées, il n’y a pas d’avenir pour les jeunes.


Dans mon ministère à Buenos Aires, j’ai touché du doigt cette réalité avec ses problèmes : « Les personnes âgées sont abandonnées, et pas seulement à la précarité matérielle. Elles sont abandonnées par notre incapacité égoïste d’accepter leurs limites qui reflètent nos limites, dans les nombreuses difficultés qu’elles doivent aujourd’hui surmonter pour survivre dans une civilisation qui ne leur permet pas de participer, de donner leur avis, ni d’être des référents, selon le modèle consumériste du « seuls les jeunes peuvent être utiles et peuvent être heureux ». Ces personnes âgées devraient être au contraire, pour toute la société, la réserve de sagesse de notre peuple. Les personnes âgées sont la réserve de sagesse de notre peuple ! Avec quelle facilité la conscience s’endort-elle quand il n’y a pas d’amour ! » (Seul l'amour nous sauvera / Solo l’amore può salvare, Città del Vaticano, 2013, p. 83). Et c’est ce qui se produit. Je me souviens, quand je visitais les maisons de retraite, je parlais avec chacun et j’ai souvent entendu ceci : « - Comment allez-vous ? Et vos enfants ? – Bien, bien. – Combien en avez-vous ? – Beaucoup. – Et ils viennent vous rendre visite ? – Oui, oui, toujours, oui, ils viennent. – Quand sont-ils venus la dernière fois ? » Je me souviens d’une vieille dame qui m’a répondu : « Mais… à Noël ». Nous étions au mois d’août ! Huit mois sans visite de ses enfants, huit mois abandonnée ! Cela s’appelle un péché mortel ! Autrefois, quand j’étais enfant, ma grand-mère nous racontait l’histoire d’un vieux grand-père qui se salissait en mangeant parce qu’il n’arrivait pas bien à approcher de sa bouche la cuillère de soupe. Et son fils, c’est-à-dire le père de famille, avait décidé de ne plus le mettre à la table commune et il avait fabriqué une petite table dans la cuisine, où on ne le voyait pas, pour qu’il mange tout seul. De cette façon, il n’aurait pas honte quand des amis venaient pour le déjeuner ou le dîner. Quelques jours plus tard, en rentrant chez lui il trouve son plus jeune fils en train de jouer avec du bois, un marteau et des clous, et de faire quelque chose, et il lui dit : « Mais que fais-tu ? – Je fais une table, papa. – Une table, pourquoi ? – Pour l’avoir quand tu seras vieux, comme ça, tu pourras y manger. » Les enfants ont plus de conscience que nous !

mercredi 4 mars 2015

Louis et Zélie Martin canonisés lors du Synode sur la famille?


Le cardinal Angelo Amato le 27 février dernier, selon La Croix a fait part d'une bonne nouvelle. Le miracle nécessaire à la canoisation est en voie de reconnaissance et concernerait une petite fille. Le bénéficiaire de celui de la béatification avait été un petit garçon. Voilà donc une certaine égalité respectée. Une fois pour les italiens, une fois pour les espagnols, cela ne peut que passer, les filières d'une bonne réception romaine sont éminemment respectées! Relevons encore que lors de la canonisation l'évêque de Sion sera présent. Rappelons que le papa de Ste Thérèse de l'Enfant Jésus ne put entrer dans la céleste Congrégation des chanoines du Grand-Saint-Bernard, parce qu'il ne possédait pas la langue latine.

Pour notre méditation de ce matin, goûtons à un extrait de l'homélie prononcée de béatification prononcée par le Card. José Saraiva Martins à Lisieux, le  Dimanche 19 octobre 2008

Pendant que je lisais la Lettre apostolique du Saint-Père, je pensais à mon père et à ma mère et je voudrais, en ce moment, que vous aussi pensiez à votre père et à votre mère et qu'ensemble nous remercions Dieu de nous avoir créés et fait chrétiens à travers l'amour conjugal de nos parents. Recevoir la vie est une chose merveilleuse mais, pour nous, il est plus admirable encore que nos parents nous aient amenés à l'Eglise qui seule est capable de faire des chrétiens. Personne ne peut se faire chrétien soi-même.
Parmi les vocations auxquelles les hommes sont appelés par la Providence, le mariage est l'une des plus nobles et des plus élevées. Louis et Zélie ont compris qu'ils pouvaient se sanctifier non pas malgré le mariage mais à travers, dans et par le mariage, et que leurs épousailles devaient être considérées comme le point de départ d'une montée à deux. Aujourd'hui, l'Eglise n'admire pas seulement la sainteté de ces fils de la terre de Normandie, un don pour tous, mais elle se mire dans ce couple de bienheureux qui contribue à rendre la robe de mariée de l'Eglise, plus belle et splendide. Elle n'admire pas seulement la sainteté de leur vie, elle reconnaît dans ce couple la sainteté éminente de l'institution de l'amour conjugal, telle que l'a conçue le Créateur Lui-même.
L'amour conjugal de Louis et Zélie est un pur reflet de l'amour du Christ pour son Eglise; il est aussi un pur reflet de l'amour dont l'Eglise aime son Epoux:  le Christ. Le Père nous a choisis avant la fondation du monde, pour que nous soyons saints et irréprochables sous Son regard, dans l'amour (Ep 1, 4).
Louis et Zélie ont témoigné de la radicalité de l'engagement évangélique de la vocation au mariage jusqu'à l'héroïsme. Ils n'ont pas craint de se faire violence à eux-mêmes pour ravir le Royaume des cieux et ainsi ils sont devenus la lumière du monde que l'Eglise aujourd'hui met sur le lampadaire afin qu'ils brillent pour tous ceux qui sont dans la maison (Eglise). Ils brillent devant les hommes afin que ceux-ci voient leurs bonnes œuvres et glorifient notre Père qui est dans les cieux. Leur exemple de vie chrétienne est telle une ville située sur une montagne qui ne peut être cachée (cf. Mt 5, 13-16).

mardi 3 mars 2015

Le rucher de la cure


Il fut un temps où les curés étaient apiculteurs, Saint François de Sales appréciait aussi beaucoup les avettes. Des australiens, nous dit Alétéia, ont inventé un modèle de ruches qui permet au nectar de couler tranquillement et directement de la ruche dans un bocal. Ce n'est pas une préparation au premier avril et les premières abeilles vont bientôt sortir. Mais ne nous y trompons pas, l'apiculture est un art.

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Toute méditation est une pensée, mais toute pensée n’est pas une méditation. Maintes fois nous avons des pensées auxquelles notre esprit s’attache sans dessein ni prétention quelconque, par manière de simple amusement, ainsi que nous voyons, les mouches comme voler çà et là sur les fleurs sans en tirer chose aucune, et cette espèce de pensée, pour attentive qu’elle soit, ne peut porter le nom de méditation, ains doit être simplement appelée pensée. Quelquefois nous pensons attentivement à quelque chose pour apprendre ses causes, ses effets, ses qualités, et cette pensée s’appelle étude, en laquelle l’esprit fait comme les hannetons qui volettent sur les fleurs et les feuilles indistinctement, pour les manger et s’en nourrir. Mais quand nous pensons aux choses divines, non pour apprendre, mais pour nous affectionner à elles, cela s’appelle méditer, et cet exercice, méditation, auquel notre esprit, non comme une mouche par simple amusement, ni comme un hanneton pour manger et se remplir, mais comme une sacrée avette, va çà et là sur les fleurs des saints mystères pour en extraire le miel du divin amour. St François de Sales, Traité de l'amour de Dieu, livre VI, chap. II.

lundi 2 mars 2015

Notre-Dame de Coromoto


Le pape François a fait allusion à l'occasion de la prière de l'angélus d'hier à la Vierge de Coromoto patronne du Vénézuela. Le pays passe par une période de tensions, un lycéen notamment a été tué voici 5 jours. L'histoire de cette dévotion intrigue. « Allez dans la maison des Blancs et demandez-leur de vous verser de l’eau sur la tête, afin que vous puissiez aller au ciel. », aurait dit Notre-Dame à des indiens en fuite devant les espagnols. ... Le cacique, nullement converti, se saisit d’une flèche et la vise. Mais Marie, insensible à la menace, s’approche de lui. Il décoche alors sa flèche, mais Elle disparaît, lui laissant dans la main un petit parchemin : son image. Le cacique veut la brûler, mais un enfant la saisit providentiellement, précise la tradition. Une histoire qui a un happy end  voir l' article du Père Laurentin ; Carte mariale du monde ; Virgen de Coromoto

P.S. Quel douche ce matin! Une invitation à la pénitence... Premier coup de tonnerre de l'année.

dimanche 1 mars 2015

Transfiguration


2ème dimanche de Carême 

Redescendre du Mont de la Transfiguration,
non pas avec les tables de la Loi, mais avec une personne, le Christ.
"Ecoutez-le!"