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jeudi 24 juillet 2014

Saint Ursanne


Nous fêtons aujourd'hui Saint Ursanne. Il est un des saints patron du Jura avec Imier, Germain et Randoald.

Quoi de plus sympathique qu'une citation d'un labeur ancien déjà... par l'Associaiton des Amis de Saint Colomban. Pierre Olivier Walzer plaide pour les origines irlandaises d'Ursanne. Seuls les moines irlandais avaient en effet, dit-il, été autorisés à l'accompagner. Ursanne faisait partie de ceux-ci. Glorieux moine qui vivait avec les ours et les truites, morigénant le premier qui avait mangé son âne et lui faisant porter son faix. Quant à la truite, agissait-il de manière analogue que cet indien mentionné par Lanza del Vasto (p.26 pèlerinage aux sources folio 5769)? Il lui demanda surpris de le voir pêcher pourquoi il ne respectait pas la vie de ce poisson. Celui-ci lui répondit que ce n'était pas sa faute, le poisson s'accrochait lui-même à l'hameçon et mourait sur l'herbe. Pas sûr que les services de la pêche cantonaux et fédéraux portent la même appréciation aujourd'hui... Même les philosophies orientales n'y résistent pas.

Nous trouverons ci-après,  un historique la vie de Saint Ursanne.

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/saints/ursanne/page2.html

Saint Ursanne ou Urcissin (Ursannus) (†– Vers 620)
Ermite du Jura
Fêté le 24 juillet
Saint apparenté n’ayant pas été moine à Luxeuil mais a contribué au développement de la mouvance colombanienne.

«Nos savants historiens d'aujourd'hui, a écrit très justement P.O. Walzer, réduisent presque à rien l'histoire de saint Ursanne et font entrer dans l'ère du soupçon tous les chapitres de l'ancienne chronique. Encore heureux qu'ils veuillent bien admettre qu'il ait existé ! En tout cas, le témoignage du Père Claude Sudan, jésuite du XVIIème siècle, leur paraît des plus douteux. C'est pourtant la seule source de la légende ursicinienne...». Les documents écrits attestent l'existence d'un ermite répondant au nom d'Ursicinus établi au bord du Doubs dès la fin du VIème siècle, mais les documents archéologiques sont muets sur le sujet. Dans son Compendium vitae Ursidni, le Père Sudan se réfère au manuscrit d'un antique bréviaire « écrit par un clerc anonyme sur l'ordre de son maître, l'archevêque de Besançon, probablement Hugues de Salins (1031-1066) ».
D'après lui, Ursissin serait né en Irlande vers 552 et aurait fait profession à Bangor. Disciple de Colomban, il suivit les péripéties du monastère de Luxeuil et, sur la route de l'exil, poussé par le désir d'une vie solitaire, il aurait, lui aussi, abandonné les errants et se serait enfoncé dans la solitude du Jura, d'abord à Bienne, puis au bord d'une boucle du Doubs lorsque celui-ci heurte les contreforts du Lomont. Ayant aménagé une grotte naturelle située à mi-pente et exposée au midi, il aurait réuni quelques disciples auprès d'un oratoire dédié à saint Pierre et y serait mort le 20 décembre 620.
On ne sait rien de cette communauté et il faut attendre 635 pour voir arriver de sa Meuse natale un jeune seigneur nommé Wandregesilus ou Wandrille qui y installa sur ses propres domaines un petit coenobium suivant la Règle de Colomban. Ce petit monastère n'est mentionné pour la première fois qu'au IXème siècle, et on lit dans le polyptique d'Irminon, abbé de Saint-Germain-des-Prés : «est in pago Vesuntioni, abbatia sancti Ursicïni, super Dubium fluvium et adipsam abbatiam, pertinent villae Chaviniacus et Curtis Udulphi». Ce monastère a été donné sous Innocent II à des chanoines.
Nous n'en suivrons pas les destinées ; il semble avoir été rattaché de bonne heure à celui de Moutier-Grandval tout proche. C'est aujourd'hui la charmante petite cité de Saint-Ursanne (Jura suisse) qui possède une belle église romane abritant son tombeau et de forts beaux monuments (église paroissiale).
Source bibliographique :
Gilles Cugnier, Histoire du monastère de Luxeuil à travers ses abbés, 2004-2006, tome 1, pages 34-35, 158, 172, 192-193, 195-196, 227, édition Guéniot, Langres, en vente auprès de notre association, page Publications.
Association Les Amis de Saint Colomban de Luxeuil
www.amisaintcolomban.net

Voir aussi le travail de l'abbé Pierre Salvadé sur le portail méridional de la collégiale de Saint-Ursanne  http://histoire-religieuse-jura.blogspot.ch/2010/08/saint-ursanne-portail-sud-collegiale.html

dimanche 13 juillet 2014

Saint Henri


Saint Henri avait fait confectionner un antependium célèbre pour le Mont-Cassin, en remerciement pour une guérison obtenue de saint Benoît, mais il dut le vendre aux bourgeois de Bâle, manquant d’argent pour payer une rançon, semble-t-il. Cet antependium revint au moment du partage de Bâle ville et Bâle campagne, à ce dernier demi-canton qui le vendit à un colonel Theubet, un jurassien. Celui-ci le revendit pour 40.000 francs le 10 juin 1854 à l’actuel musée de Cluny à Paris, dont il est une des belles pièces. Le musée des antiquités à Bâle en a conservé une copie.

Sur cette pièce se trouve représenté saint Benoît, en compagnie des archanges, Michel, Raphaël et Gabriel, le Christ étant au centre. Au peid du Christ,  prosternés, nous y voyons les deux époux, à savoir l’empereur et l’impératrice Cunégonde.

Vous en trouvez une description sur ce blog.

Plusieurs traductions des inscriptions présentes sont possibles.

Vers initial : QUIS SICUT HEL FORTIS MEDICUS SOTER BENEDICTUS

Chaque mot se rapporte à un personnage

«quis sicut hel» = Qui est comme Dieu = Michaël ;
«fortis» = l’homme de Dieu = Gabriel ;
«medicus» = Dieu guérit = Rafaël ;
«soter» = sauveur = Christ ;
«benedictus» = béni = Saint Benoît.

Signification purement théologique :

« Qui, comme le Dieu fort, comme le Sauveur qui guérit, doit être béni. ».
« Qui est, comme Dieu, un médecin fort, un sauveur béni. ».
« Qui est, comme le Dieu fort, médecin et sauveur. ».

Second vers : PROSPICE TERRIGENAS CLEMENS MEDIATOR USIAS

« Sois bienveillant aux (créatures) terrestres, clément médiateur. ».
« Sois bienveillant aux (créatures) terrestres, clément médiateur de l’essence (divine). ».


Quelle qu’en soit la traduction, cette inscription parait faire allusion à une guérison de l'empereur étant donné les fortes allusions aux Christ et à St Benoît. Le Christ apparaît assimilé aux anges ainsi qu’exalté dans son rôle de « guérisseur ».