Rechercher dans ce blog

Chargement...

mercredi 18 janvier 2017

Unité des chrétiens



Nous prions pour l'Unité. Les textes sont accessibles sur le site du Saint-Siège et notamment à cette adresse : http://www.unitechretienne.org/

Ils vont nous permettre de prendre connaissance de ce qui est vécu par les Églises luthériennes. Nous célébrons bon nombre de centenaires en 2017, que ce soit Fatima ou la naissance de Nicolas de Flüe, tout comme la première mention dans un document de notre chapelle en 1417. D'autres ont disparu dans les incendies... et 1049 demeure comme référence.
Le 31 octobre 1517, Luther afficha ses 95 thèses à Nuremberg. Si le pape François s'est rendu en Suède pour commémorer la Réforme avec les luthériens, le réformateur est lui-même controversé, on songe aux conséquences de ses prises de position qui provoquèrent de graves divisions et touchent à l'unité de la foi, elle-même. Il y eut également, la problématique de sa soumission "au prince", ses propos outranciers, une vie personnelle qui pose question, la guerre des paysans et ses écrits très durs et gravissimes à l'égard des juifs à la fin de sa vie. La Guerre des Suèdes laissa des cicatrices terribles dans notre région.
Le scandale provoqué par la question des indulgences ne peut être ignoré, comme les manipulations politico-religieuses de l'époque, tout comme la vie des clercs, du haut en bas de l'échelle sociale.
Nous pouvons tout de même trouver une invitation à l'Unité dans la chapelle par exemple dans une copie de qualité et d'état discutable de Lukas Cranach.
Comment la recomposer? D'abord par l'écoute mutuelle et un vivre ensemble pacifié. La collaboration dans les oeuvre de charité et une attention renouvelée à la Parole ainsi que la prière sont de première importance. Bonne route...

Texte Biblique :


TEXTE BIBLIQUE POUR 2017

2 Corinthiens 5, 14-20

L’amour du Christ nous étreint, à cette pensée qu’un seul est mort pour tous et donc que tous sont morts. Et il est mort pour tous afin que les vivants ne vivent plus pour eux-mêmes, mais pour celui qui est mort et ressuscité pour eux. Aussi, désormais, ne connaissons-nous plus personne à la manière humaine. Si nous avons connu le Christ à la manière humaine, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi.Aussi, si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature. Le monde ancien est passé, voici qu’une réalité nouvelle est là.Tout vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec lui par le Christ et nous a confié le ministère de la réconciliation.Car de toute façon, c’était Dieu qui en Christ réconciliait le monde avec lui-même, ne mettant pas leurs fautes au compte des hommes, et mettant en nous la parole de réconciliation.C’est au nom du Christ que nous sommes en ambassade, et par nous, c’est Dieu lui-même qui, en fait, vous adresse un appel. Au nom du Christ, nous vous en supplions, laissez-vous réconcilier avec Dieu.

La Bible – Traduction œcuménique – TOB

L’Allemagne, pays de la Réforme luthérienne

En 1517, Martin Luther exprime des réserves sur ce qu’il considère être des abus dans l’Église de son époque et publie ses 95 thèses. 2017 sera l’année du 500e anniversaire de cet événement qui fut déterminant pour les mouvements réformateurs et qui a marqué la vie de l’Église d’Occident pendant plusieurs siècles. Toutefois, cet événement n’a pas manqué de susciter des controverses dans les relations interconfessionnelles en Allemagne, notamment au cours des dernières années. L’Église protestante en Allemagne (EKD) se prépare à cet anniversaire depuis 2008, en abordant chaque année un aspect particulier de la Réforme, par exemple la Réforme et la politique, ou encore la Réforme et l’éducation. L’EKD a également invité à différents niveaux ses partenaires œcuméniques à contribuer à la commémoration des événements de 1517.

suite ....

dimanche 8 janvier 2017

Une étoile à l'Orient


« Où est le roi des Juifs qui vient de naître ? Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. »
Les mages arrivant d’Orient avaient fait sensation à Jérusalem, toute la ville avait déjà parlé d’eux, mais après avoir expliqué ce qu’ils venaient chercher, qu’ils avaient suivi une curieuse étoile : Ce fut assurément le branlebas… Nos médias n’auraient pas pu mieux jeter l’affolement. Nous connaissons les spéculations autour de la célèbre étoile des rois, elle va d’une comète à la conjonction de trois planètes, Mars, Jupiter et Saturne. L’astéroïde du Vorbourg était peut-être de la partie. Se situant dans une célèbre ceinture entre Mars et Jupiter, il serait intéressant de demander à M. Ory où elle pouvait se trouver à la naissance de Jésus, si nous retenons cette possibilité. L’image de l’une d’elles a la forme d’un soulier, elle nous invitait à hâter le pas… et voulait pour avoir son mot à dire. Monter des légendes est une des spécialités locales.
Qui étaient nos mages venant de Perse, des magoï… Certains, dit l’ancien pape Benoît, estiment qu’il s’agissait de membres d’une  sorte de caste sacerdotale perse. On estime que ces personnages étaient certainement porteurs d'une connaissance religieuse et philosophique  et qu’ils étudiaient les étoiles et leurs mouvements. Après le bœuf et l’âne présents dans les écritures, les chameaux et les dromadaires voulurent entrer dans la crèche et les savants provenant d'Orient sont devenus rois parce qu’ils voulurent entrer dans la crèche. L’étoile disparut à Jérusalem pour que l’Ecriture délivre son message sur la naissance du Messie
Nous n’en sommes pas à un étonnement près, pourquoi Hérode ne prit-il pas les devants ?
Pourquoi l’étoile a-t-elle de nouveau prodigué sa lumière ? Pourquoi personne d’autre que les savants n’a-t-il pu leur indiquer le chemin ?
Était-ce un secret si bien caché dans l’Ecriture ?
Le pape François donnait son interprétation avant-hier: « Hérode ne pouvait pas aller adorer parce qu’il n’a pas voulu changer son regard. Il n’a pas voulu cesser de rendre un culte à lui-même. Les prêtres non plus n’ont pu aller adorer parce qu’ils savaient beaucoup de choses, ils connaissaient les prophéties, mais ils n’étaient disposés ni à se mettre en chemin ni à changer. »
Des personnages importants arrivant dans un petit village, voilà de quoi émouvoir et intéresser bien plus que des bergers agités annonçant qu’ils ont vu des anges. Qu’avaient du penser les habitants de Bethléem lorsque les bergers avaient annoncé la Bonne Nouvelle… un peu ce qu’avaient pensé les habitants de Jérusalem à la Pentecôte. Ils avaient peut-être bu un coup de trop pour se réchauffer.
Lorsque tout ce groupe de personnages importants surgit avec les Mercédès ou les grosses quatre / quatre de l’époque, cela éveille de l’intérêt. Les voir s’incliner devant un petit bébé que présente une maman, hors de la ville, c’est un événement.
Que les mages soient devenus des rois, le développement est positif puisqu’ils symbolisent maintenant tous les peuples de la terre rendant hommage au nouveau-né.

L’étoile  a donc conduit les mages jusqu’à l’endroit où était l’enfant. N’est-ce pas extraordinaire ? Cela avait été une sorte de course au trésor. Ils apportaient les leurs et découvraient le plus grand que Dieu ait pu donner, son propre Fils. Ils ouvrirent leurs cassettes : l’or, pour la royauté, l’encens pour la divinité et la myrrhe annonçant sa souffrance. Dieu va nous  dévoiler son secret dans les bras de sa mère, de Marie. Son coffret au trésor est ouvert, l’arche de l’alliance ne tiendra plus scellé et réservé à quelques savants son mystère, tous y accéderont. Elle avait disparu du temple de Salomon et son contenu va nous être donné, distribué même dans l’Eucharistie et les Ecritures.
«Voyons donc, dit Augustin, ce que signifiaient ces présents mystérieux offerts par les Mages, et comprenons qu'ils proclament en Jésus-Christ l'union personnelle de la divinité et de l'humanité. Le Sauveur est vu comme homme, et il est adoré comme Dieu ; il est gisant dans ses langes et il brille parmi les étoiles. Ses langes annoncent l'enfant qui vient de naître, les étoiles proclament qu'il est le souverain Maître de toutes choses. C'est son humanité qui est enveloppée de langes, c'est sa divinité qui est adorée ; les bergers tressaillent sur la terre, les Anges sont remplis de joie dans les cieux. (10e Sermon inédits) »
Pour Jésus, l’arrivée des mages et leurs salutations fut le début des difficultés familiales. Un ange apparut à Joseph la nuit suivante, et nous connaissons la suite. A coup sûr Hérode n’avait pas mis beaucoup de temps pour recevoir des rapports. Il avait d’ailleurs la réputation selon certains historiens, d’avoir des espions partout.
Pour vivre heureux, vivons caché… La finale d’une fable du 18ème siècle, de Jean-Pierre Claris de Florian, est passée dans les proverbes. Elle raconte qu’un grillon enviait un papillon, mais changea d’avis lorsqu’il vit des enfants l’attraper et lui faire subir un mauvais sort. Avec l’attention des puissants viennent toujours ou presque les ennuis. La vie cachée à Nazareth plus tard fut une bénédiction.

Pourtant qu’elle importance que la naissance d’un petit enfant ? Il est très difficile de trouver une documentation sur les petits enfants à cette époque. O avait peu de considération pour eux. Nous savons qu’ils mouraient en grand nombre, même chez les rois. C’était l’affaire des femmes, de tous temps, jusqu’à la cour de France (1). Hérode paraissait avoir bien peu d’assurance devant un tout petit. Il connaissait toutefois les prophètes et ce dont était capable le peuple qu’il gouvernait, avide de liberté et de légitimité. « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n’es certes pas le dernier parmi les chefs-lieux de Juda, car de toi sortira un chef, qui sera le berger de mon peuple Israël. » Hérode n’était pas un roi légitime et avait à craindre. Ce berger était si pressé qu’il ne voulut pas attendre l’achèvement du Temple d’Hérode, il n’attend pas l’inauguration d’un monument, parce qu’Il est le Temple de Dieu et inaugure son règne et le Royaume.
Jésus sait la souffrance que sa venue va provoquer, il connaissait sa propre souffrance avant de venir dans le monde, et il l’a acceptée et voulue par amour de son Père, et parce qu’il nous aime, il a voulu aimer jusqu’au bout.
L’enfant de la crèche dans les bras de sa mère, nous demande de ne pas craindre. Chacune de nos étoiles nous a conduits vers lui. Il les a disposées dans le ciel de notre cœur pour cela, pour nous conduire à ce centre de nous-même où il demeure, où Marie nous le présente, elle qui est couronnée d’étoile. Il est venu pour dégager ces pierres qui ferment l’entrée de la grotte de Bethléem ayons confiance en Lui et en sa Mère, Marie notre Mère. Amen. 

Epiphanie


Saint Augustin


ANALYSE. — 9 . Naissance du Sauveur; virginité de Marie. — 2. Annonciation de l'Ange. — 3. L'étoile brillant du haut du ciel. — 4. Offrandes symboliques des Mages.

1. Si nous pouvions exposer parfaitement l'événement de ce jour, nous aurions la connaissance complète des mystères de notre salut. Or, chacun de ces mystères défie, par sa profondeur, toute l'habileté du langage humain. Comment donc pourrait-on se flatter de les exposer tous à la fois sur un seul et même sujet? Nous célébrons aujourd'hui la naissance du Sauveur; mais ne devons-nous pas voir dans cette naissance du Christ la naissance même du monde? C'est aujourd'hui la naissance du Sauveur, c'est-à-dire le mystère d'où le monde a reçu la vie et d'où la lumière, qui avait péri, a été rendue aux mortels. Il naît, celui que les Prophètes ont proclamé le Roi des nations. « Il naît d'une Vierge, comme le Prophète l'atteste en ces termes : Voici qu'une Vierge concevra et enfantera un fils, et ils l'appelleront Emmanuel, c'est-à-dire Dieu avec nous ». Le mode de sa naissance prouve donc qu'il est le Seigneur des vertus; une vierge a conçu sans avoir jamais connu la concupiscence; le Saint-Esprit a tout fait en elle; tout a été pur, et le sein qui a conçu le Verbe, et les membres qui l'ont conservé, et les entrailles qui l'ont porté. La mère du Sauveur est elle-même le plus grand miracle; une vierge a conçu, une vierge a enfanté; elle était vierge avant, elle est restée vierge après l'enfantement. Virginité glorieuse et fécondité éclatante ; le Tout-Puissant prend naissance, et sa mère n'exhale aucun gémissement. Elle enfante, son fils paraît à la lumière et sa virginité ne souffre aucune atteinte. Du moment que c'est un Dieu qui naît, il fallait que la chasteté de la mère reçût un nouvel éclat, et celui qui était venu pour guérir toutes les souillures ne pouvait porter atteinte à la parfaite intégrité de sa mère. L'enfant, à sa naissance, est déposé dans une crèche; ce sont là les premières bandelettes d'un Dieu, le Roi du ciel ne dédaigne pas ces entraves, après avoir trouvé bon d'habiter dans un sein virginal. Marie, dépouillée de son précieux fardeau, se tient là debout et se reconnaît mère, avant de s'être connue épouse. Elle adore la divinité de son fils et tressaille de joie d'avoir enfanté par le Saint-Esprit; elle ne frémit pas d'avoir enfanté en dehors du mariage, mais elle se réjouit d'avoir donné naissance à un Dieu.

2. Quand fut arrivé le moment où le Sauveur devait descendre sur la terre et régénérer le monde; à cette époque où les prophéties planaient sur les nations attentives, le Saint-Esprit survint dans la Vierge Marie, selon cette parole de l'Ange: « Le Saint-Esprit viendra sur vous, et la vertu du Très-Haut vous couvrira de son ombre. Voilà pourquoi le Saint qui naîtra de vous sera appelé le Fils du Très-Haut (Luc, I, 35) ». Grand est donc le mérite de notre foi, parce que grand est le prodige de cette génération, et c'est en toute justice que nous adorons la puissance divine dans la naissance de Celui que nous savons nous être venu du ciel et engendré de Dieu le Père par la vertu du Saint-Esprit, afin de proclamer plus solennellement la Trinité et de sceller la sainteté de Marie. Le Sauveur naît, et le soleil s'élance plus loin dans sa carrière. N'est-il pas nécessaire quë la splendeur qui apparaît aujourd'hui avec tant d'éclat prenne de jour en jour une nouvelle extension ?

3. Mais voici un nouveau messager qui vient nous attester la naissance du Sauveur. C'est une étoile qui apparaît du ciel; ne fallait-il pas que celui qui descendait du ciel fût également attesté par un envoyé du ciel ? La course de l'étoile annonce la naissance du Dieu fait homme; les éléments attestent le même prodige et, mêlée aux rayons du soleil, l'étoile n'en jette que plus d'éclat.


4. Voyons donc ce que signifiaient ces présents mystérieux offerts par les Mages, malgré l'abjection de la crèche, et comprenons qu'ils proclament en Jésus-Christ l'union person. nelle de la divinité et de l'humanité. Le Sauveur est vu comme homme, et il est adoré comme Dieu ; il est gisant dans ses langes et il brille parmi les étoiles. Ses langes annoncent l'enfant qui vient de naître, les étoiles proclament qu'il est le souverain Maître de toutes choses. C'est son humanité qui est enveloppée de langes, c'est sa divinité qui est adorée ; les bergers tressaillent sur la terre, les Anges sont remplis de joie dans les cieux. Mais enfin, quels sont donc ces présents que les Mages, divinement instruits, offrent à l'Enfant-Dieu? Ils présentent de l'or et confessent ainsi que cet enfant est le souverain Maître de toutes choses. lis présentent de l'encens, et ce sacrifice s'adresse à un Dieu. Ils présentent de la myrrhe, symbole de sa mortalité. L'or nous le montre comme Roi, l'encens nous le fait connaître comme Dieu, la myrrhe nous annonce sa sépulture. Les Prophètes annoncent un seul Dieu, et les Apôtres le prêchent; les Mages ont cru, et à Jésus-Christ dans les langes ils ont offert de l'encens, de l'or et de la myrrhe. Pour nous, mes frères, craignons le Dieu unique, afin qu'il daigne nous accorder tous les biens par Jésus-Christ Notre-Seigneur, qui est béni dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

jeudi 5 janvier 2017

Dans l'espérance avec Rachel

Le Saint-Père poursuit sa catéchèse sur l'espérance, celle d'hier vaut un arrêt ou le détour. Qu'est-ce qui fait le plus souffrir une mère que la perte de son enfant? Et pourtant, l'espérance est bien là.

Catéchèse du pape François

Chers frères et sœurs, bonjour !

Dans la catéchèse d’aujourd’hui, je voudrais contempler avec vous la figure d’une femme qui nous parle de l’espérance vécue dans les pleurs. L’espérance vécue dans les pleurs. Il s’agit de Rachel, l’épouse de Jacob et la mère de Joseph et Benjamin, celle qui, comme nous le raconte le livre de la Genèse, meurt en mettant au monde son deuxième enfant, Benjamin.

La suite sur Zénit


dimanche 1 janvier 2017

Sainte Marie Mère de Dieu

Raphaël, chapelle Saint-Sixte

1 janvier 2017 - Sainte Marie, Mère de Dieu 

1ère lecture : « Ils invoqueront mon nom sur les fils d’Israël, et moi, je les bénirai » (Nb 6, 22-27)
2ème lecture : « Dieu a envoyé son Fils, né d’une femme » (Ga 4, 4-7)
Evangile : « Ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né.Quand fut arrivé le huitième jour, l’enfant reçut le nom de Jésus » (Lc 2, 16-21)

Frères et Sœurs, 

L’Evangile de la Nativité appartient aux tableaux que l’on aime méditer. L’Enfant, Marie et Joseph, le rappel de l’ange, les bergers, avec certainement leurs moutons. Jésus est circoncis le huitième jour après sa naissance. Il est accueilli dans la communauté des promesses héritées d'Abraham ; à présent il appartient aussi « juridiquement » au peuple d'Israël. Le pape Benoît enseignait qu'à partir de la circoncision est mentionné explicitement le nom de Jésus qui veut dire Dieu sauve, le regard est tourné vers l'accomplissement des attentes, qui appartiennent à l'essence même de l'alliance.

samedi 31 décembre 2016

Sainte Marie Mère de Dieu



Nous nous interrogeons peut-être sur la signification du titre de Mère de Dieu reconnu à Marie. Notre ancien pape Benoît en avait donné un condensé magistral, à sa manière dans son audience du 2 janvier 2008. Parfois on entend des critiques sur son style professoral. Il était avant tout un enseignant. Que resterait-t-il si aucun enseignement ne nous était donné? Parler avec le souci d'instruire. Nous nous souvenons des recommandations de saint Paul à Timothée : 2 Tim 4, 1-8.

BENOÎT XVI
AUDIENCE GÉNÉRALE
Mercredi 2 janvier 2008

Marie, Mère de Dieu

Chers frères et sœurs,
Une très ancienne formule de bénédiction, rapportée dans le Livre des Nombres, dit:  "Que Yahvé te bénisse et te garde!  Que  Yahvé  fasse  pour toi rayonner son visage et te fasse grâce!" (Nb 6, 24-26). C'est avec ces mots que la liturgie nous a fait à nouveau entendre hier, premier jour de l'année, que je voudrais adresser mes voeux cordiaux à vous tous, ici présents, et à ceux qui, au cours de ces fêtes de Noël, m'ont fait parvenir des témoignages d'affectueuse proximité spirituelle.

vendredi 30 décembre 2016

Sainte Famille


Amoris Laetitia

65. L’incarnation du Verbe dans une famille humaine, à Nazareth, touche par sa nouveauté l’histoire du monde. Nous avons besoin de plonger dans le mystère de la naissance de Jésus, dans le oui de Marie à l’annonce de l’ange, lorsque la Parole a été conçue dans son sein ; également dans le oui de Joseph, qui a donné à Jésus son nom et a pris en charge Marie ; dans la fête des bergers près de la crèche ; dans l’adoration des Mages ; dans la fuite en Égypte à travers laquelle Jésus participe à la douleur de son peuple exilé, persécuté et humilié ; dans l’attente religieuse de Zacharie et dans la joie qui accompagne la naissance de Jean le Baptiste ; dans la promesse accomplie pour Siméon et Anne au temple ; dans l’admiration des docteurs écoutant la sagesse de Jésus adolescent. Et ensuite, pénétrer les trente longues années où Jésus gagnait son pain en travaillant de ses mains, en murmurant la prière et la tradition croyante de son peuple et en étant éduqué dans la foi de ses parents, jusqu’à la faire fructifier dans le mystère du Royaume. C’est cela le mystère de la Nativité et le secret de Nazareth, plein de parfum familial ! C’est le mystère, qui a tant fasciné François d’Assise, Thérèse de l’Enfant-Jésus et Charles de Foucauld, où se désaltèrent aussi les familles chrétiennes pour renouveler leur espérance et leur joie.

66. « L’alliance d’amour et de fidélité, dont vit la Sainte Famille de Nazareth, illumine le principe qui donne forme à toute famille et la rend capable de mieux affronter les vicissitudes de la vie et de l’histoire. Sur cette base, toute famille, malgré sa faiblesse, peut devenir une lumière dans l’obscurité du monde.  ‘‘Une leçon de vie familiale. Que Nazareth nous enseigne ce qu’est la famille, sa communion d’amour, son austère et simple beauté, son caractère sacré et inviolable; apprenons de Nazareth comment la formation qu’on y reçoit est douce et irremplaçable; apprenons quel est son rôle primordial sur le plan social’’ (Paul VI, Discours prononcé à Nazareth, 5 janvier 1964) ».[58]

Prière à la Sainte Famille

Jésus, Marie et Joseph
en vous, nous contemplons la splendeur de l’amour vrai,
en toute confiance nous nous adressons à vous.

Sainte Famille de Nazareth,
fais aussi de nos familles
un lieu de communion et un cénacle de prière,
d’authentiques écoles de l’Évangile
et de petites Églises domestiques.

Sainte Famille de Nazareth,
que plus jamais il n’y ait dans les familles
des scènes de violence, d’isolement et de division ;
que celui qui a été blessé ou scandalisé
soit, bientôt, consolé et guéri.

Sainte Famille de Nazareth,
fais prendre conscience à tous
du caractère sacré et inviolable de la famille,
de sa beauté dans le projet de Dieu.

Jésus, Marie et Joseph,
Écoutez, exaucez notre prière
Amen !